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Rien à craindre, elle est encore quelque peu poussiéreuse, mais est surtout indémodable. J’avais oublié cette chanson, mais grâce au DJ, qui a ressorti des vieux classiques en fin de semaine, je ne cesse de la fredonner. C’est toujours mieux que d’avoir en tête Partir loin et Joséphine.
En parcourant la blogsphère, je me suis retrouvée sur le blogue du Maudit Français et j’ai découvert cette petite tranche d’humour que j’ai remanié à ma façon.
VOUS ÊTES DEPUIS TROP LONGTEMPS AU QUÉBEC SI :
* Vous mettez «lâ lâ » à chaque fin de phrase.
* Vous dites « la bus, la job et je m’en vâ!! ».
* Vous connaissez le nom d’une ville québécoise autre que Montréal et Québec.
* Vous trouvez qu’il n’y a pas assez d’étrangers au Québec.
* Vous avez compris que le terme illimité n’a rien d’illimité.
* Vous ne dites plus bonjour aux gens que vous connaissez.
* Vous parlez en dollars et plus en dirhams.
* Vous n’êtes pas sûr de rentrer avec votre femme chaque fin de soirée.
* Vous amenez votre bière quand on vous invite et vous repartez avec la bière qui reste.
* Vous avez oublié le goût d’un bon fromage.
* Vous avez compris que le Super C n’a rien de super.
* Quand vous payez 120$ pour un sac en cuir, vous pensez avoir fait une bonne affaire.
* Vous mettez un tee-shirt dès qu’il fait 5 degrés.
* Vous dînez au plus tard à 17 h.
* Vous comprenez que vos enfants ne sont pas automatiquement invités si votre femme et vous êtes invités à manger chez des amis.
* Vous dites soccer au lieu de football.
* Vous ajoutez 15% à tous les prix même ceux en dirhams.
* Vous vous demandez si au Maghreb les appels entrants étaient payants.
* Vous vous ne rappelez plus l’effet d’être dans un train.
* Vous ne cherchez plus l’embrayage quand vous conduisez.
* Vous ne voyez plus d’utilité à votre klaxon.
* Vous ne draguez plus dans la rue de peur de finir en prison pour harcèlement.
* Vous trouvez que 20 minutes de PUB chaque 10 minutes de film c’est normal.
* Vous apprenez avec surprise aux infos de TQS que Marie-Claude a retrouvé son chat.
* Vous partez à la pharmacie pour acheter des timbres et des gâteaux.
* Vous pensez à prendre rendez-vous chez le médecin pour le rhume de l’hiver prochain.
* Vous savez que beaucoup de québécois qui vont lire ce mail vont mal le prendre mais c’est pas grave.
* Vous avez compris que les sourires de la serveuse sont pour le pourboire mais pas pour vous.
ATTENTION : les phrases suivantes sont réservées à un public AVERTI et non Québécois
* Quand vous tombez sur un film en québécois vous changez de chaîne.
* Vous avez enfin compris que vous n’étiez pas le bienvenu et qu’il faut se dépêcher de rentrer chez vous.
* Vous commencez à douter que le français soit une belle langue.
* Vous trouvez que Marie-Claude, Geneviève et Marc-André sont des jolis prénoms.
* Vous comprenez pourquoi les français ont abandonné le Québec.
* Vous comprenez que les québécois cools sont ceux qui sont déjà partis à l’étranger.
* Vous avez un ami québécois.
VOUS ÊTES DEPUIS TROP LONGTEMPS AU MAROC SI :
* Vous ajoutez des “iwa” à chaque fin de phrase.
* Vous dites “tobis” et “tonobil”.
* Vous connaissez toutes les formules de politesse en arabe.
* Vous trouvez qu’il y a trop d’étrangers au Maroc.
* Vous connaissez le nom d’une ville marocaine autre que Marrakech et Casablanca.
* Vous attendez l’heure du thé (maghreb) avec impatience pour vous réunir et faire du potinage (tberguig).
* Vous parlez en dirhams et plus en dollars.
* Vous ne sortez plus avec votre femme car c’est son rôle de rester à la maison avec les enfants et de préparer le nid familial pour votre retour.
* Si un ami vous invite chez lui, vous saisissez que votre femme et vos enfants ne sont pas invités, alors que s’il précise que votre femme et vous êtes invités, vous comprenez qu’évidemment, vos enfants le sont aussi.
* Vous trouvez normal que les gens arrivent chez vous à l’improviste.
* Vous avez oublié la texture du fromage en grains.
* Vous ne mettez plus votre ceinture de sécurité en voiture.
* Vous trouvez normal de croiser en plein boulevard des voitures avec plus de 10 passagers entassés comme des sardines.
* Vous en avez marre de la chaleur et rêvez de la neige.
* Vous n’osez plus parler sexe.
* Vous dites “tupéroire” au lieu de “tupperware” ou vous prononcez Tide en français et non en anglais.
* Vous ne dénoncez pas vos voisins qui battent leur enfant.
* Vous avez le réflexe de marchander même chez Marjane.
* Vous vous demandez si au Québec, les communications locales passées entre téléphones fixes étaient payantes.
* Vous ne vous rappelez plus qu’au Québec, on ne reçoit pas de facture pour l’eau.
* Vous vous garez systématiquement en double file.
* Vous comprenez “oui” quand une fille vous dit “non”.
* Vous ne trouvez pas normaux les gens qui ont des chiens dans leur maison.
* Vous savez que beaucoup de marocains qui vont lire ce mail vont mal le prendre mais c’est pas grave.
ATTENTION : les phrases suivantes sont réservées à un public AVERTI et non marocain :
* Quand vous tombez sur un téléfilm marocain vous changez de chaîne.
* Vous avez compris que vous serez automatiquement considéré comme un riche, car vous êtes du Canada.
* Votre sport national est de draguer ouvertement les filles que vous croisez sur la rue.
* Vous avez compris que la langue officielle marocaine est un mélange de dialecte marocain (arabe), de français, d’anglais et d’espagnol.
* Vous comprenez que les marocains cools sont ceux qui sont déjà partis à l’étranger.
* Vous avez un ami marocain.
Alors que nous sortions de chez Adonis et que nous attendions notre feu vert, au coin de Sauvé et de l’Acadie, un cinglé au volant d’un énorme camion de type Chevrolet (pick-up), voulant absolument passer malgré le feu jaune (je dirais même orange), a accéléré comme un taré. Sa course folle n’aura été que de courte durée, car il est allé heurter de plein fouet une familiale passant sagement sur son feu vert. La dite voiture a fait un 90 dégrés sur elle-même lorsque le fou du volant a percuté la portière arrière droite et s’est retrouvée en plein milieu des voies. Heureusement qu’il n’y avait que le conducteur dans la familiale, car à l’arrière, il y avait deux sièges d’enfants. Un siège de bébé (20-40 lbs) et un banc rehausseur (40 lbs et plus). La portière a été enfoncée, elle faisait un V vers l’intérieur et le banc rehausseur était cassé en deux morceaux. Le siège de bébé pour sa part a reçu l’impact de la pointe du V. Qu’en aurait-il été si les enfants auraient été à bord? Le conducteur de la familiale a été légèrement blessé. Mon DJ est allé lui porter secours immédiatement, lui extirpant quelques éclats de verres sur son cou et essuyant le sang, aidé d’autres témoins. Autant vous dire que la voiture est une perte totale.
Le plus dégoûtant dans cette histoire, c’est l’attitude du criminel (un mot certes fort, mais il désigne bien le malade en question). Il est allé se garer plus loin après l’impact, est venu voir l’accidenté et lui a dit un truc comme: «Ça va?». Rien d’autre. Pas la moindre excuse, pas même le moindre signe de culpabilité, attitude calme, baba cool. Lorsque le policier a pris sa déposition un peu plus tard et qu’il lui a fait entendre que des enfants auraient pu être à bord (j’imagine qu’il s’est permis de lui dire étant donné son air condescendant), ce minable moins que rien a rétorqué: «It’s a probability.» On a pu le voir par la suite rigoler avec son pote, bien pénard. Et le policier de nous dire, alors qu’il prenait notre déposition en tant que témoins (le DJ, moi et un autre couple), qu’il n’y aurait malheureusement pas de contravention pour l’imbécile en question, car ils n’avaient aucune preuve tangible de la vitesse, sauf la parole de témoins. Non mais quelle belle justice. Bravo champion, va prendre une bière avec ton pote en rigolant de l’accident en ce vendredi soir, car évidemment, ils l’ont laissé repartir avec son cher camion.
Et que la seule envie que tu as, c’est d’aller dormir, c’est que tu te fais vieille. Juste le fait de devoir aller prendre une douche (ça me permet d’être plus relax le matin) me demande un effort ce soir. D’avoir fait les courses après le boulot, d’être allée acheter des fringues aux deux héritiers m’a lessivé. La madame a ses trente ans dans le corps ce soir. Ne lui parlez même pas de sortir prendre un verre sur une terrasse ou d’aller voir un film au cinoche. Je me demande ce que ça sera dans dix ans. Je pense que je suis mieux de ne pas y penser si je veux dormir.
De beaux lendemains. C’est ce que tous nous souhaitons. Certains espèrent de beaux lendemains amoureux alors que d’autres rêvent de beaux lendemains de paix, de tranquillité d’esprit. D’autres, plus timides, osent à peine s’avancer sur le chemin des espoirs ; d’autres, plus pessimistes, font croire qu’ils ne se laissent pas éblouir par l’idée de jours plus ensoleillés, alors que nous savons tous que sans un infime, un tout petit infime espoir, ils n’emprunteraient plus les chemins de la vie.
The Sweet Hereafter. C’est ce film que j’ai dépoussiéré et revu ce soir. Une magnifique adaptation du roman de Russell Banks. Une exceptionnelle réalisation d’Atom Egoyan. Deux chemins ramenant au même point : la perte tragique de presque tous les enfants d’un petit village, mais aussi cette perte, cette distance, ce ravin entre un avocat et sa fille. Un jeu d’acteurs de qualité, mais surtout une approche cinématographique digne d’Egoyan. Un film qui change de toutes les merdes à succès et qui passe le fil des années.
Ce matin au bureau…
Moi: «Bonjour, pourrais-je parler à Abdelhamid s’il vous plaît?»
(petit silence de cinq secondes)
Lui: «Oui, je suis Abdelhamid.»
Moi: «Bonjour, je vous appelle parce que…»
(il m’interrompt)
Lui, sur un ton accusateur plutôt qu’interrogateur: «Attendez, dites-moi, votre accent, il est québécois…»
Moi, commençant à m’impatienter: «Oui, vous avez un problème avec l’accent québécois?»
Lui, voulant s’assurer qu’il parle à un phénomène de foire (il m’arrive d’être sarcastique juste un peu): «Non, c’est que, pouvez-vous répéter mon prénom?»
(Il se moque de moi ou quoi?)
Moi, toute obéissante: «Euh, Abdelhamid.»
Lui, convaincu d’avoir découvert le secret de la Caramilk: «Voilàaaaaaaaaaaaaa la photo de qu’s’que vous allez manzerrrrrrr, vous prononcez le H! Les québécois ne prononcent jamais le H et vous, vous le prononcez très bien.»
Moi: «Ah, euh, oui, ça m’a tout l’air.»
Lui, insistant: «Mais comment ça que vous prononcez le H?»
Moi: «Peut-être parce que je me débrouille sensiblement bien en arabe.»
Lui: «Mais comment ça que vous connaissez l’arabe?»
Moi, sur un ton exaspéré: «Parce que je l’ai appris, c’est aussi simple.»
Lui: «Mais comment ça que vous l’avez appris?»
Moi, prête à lui servir le long discours: «Parce que j’ai vécu au Maroc, que mon mari est marocain et que et que…»
Lui, satisfait: «Ahhhhhhhhh, d’accord.»
[...]
Un peu plus et il me demandait de lui prononcer n3an3a, guergua et ainsi de suite.
N.B. Je me relisais et je me disais qu’il serait peut-être bien de préciser que bien que le début de cet article puisse laisser entendre que je suis une emmerdeuse qui achale les gens au téléphone pour des sondages ou leur vendre je sais pas quoi, bien ce n’est pas duuuu tout le cas. hahaha
Tout ce que j’ai à en dire: ouachhh.
La Chèvre se trouvait bien marrante en me taguant espérant sûrement se moquer un peu des sept chansons s’étant logées dans ma tête cette semaine après les avoir écouté et réécouté en voiture, sur les trajets me menant de la maison au bureau et vice versa. Elle avait peut-être oublié que c’est mon p’tit DJ qui l’avait fait danser comme une dingue à sa soirée du Réveillon de cette année et que mes goûts étaient sensiblement pareils à ceux du DJ.
Voici donc ma semaine en humeurs.
Il y a des matins où le réveil est difficile et où, alors qu’on prend place derrière le volant de notre voiture, on se dit que d’avoir un semblant de discussion avec ses enfants ne sera pas suffisant pour nous maintenir éveillé. Ces matins-là (particulièrement les lundi et mercredi), je monte le volume (jusqu’à ce que le détecteur assis sagement dans son siège sur la banquette arrière me crie un: c’est trop forttttt, c’est trop forttt mamannnnn) dès que les premières notes de la chanson Les Djinns se font entendre. Rien de mieux pour filer l’envie de réagir aux rythmes et faire une folle de soi en se trémoussant. Le plus marrant est de voir la tête des conducteurs des autres bagnoles lorsqu’ils voient la mère au volant, la fille assise sur le siège passager et le fils dans son siège sur la banquette arrière se trémousser et marquer le rythme avec leurs mouvements de tête. Ça met du soleil aux matins sombres et plus difficiles.
Les matins où je suis plus dans un mood calme et paisible (le mardi surtout), c’est Blindfold, Mad about you (une de mes chansons préférées), En équilibre (et les autres titres comme Vu du sixième, Comme un matin à Larabâa, Galouli, Alger Alger, il faut dire que ma fille est la fan #1 de Lynda, c’est son idole). Et si les enfants eux sont trop agités et que j’ai du mal à les supporter, je n’ai qu’à faire jouer Supplication et ils se taisent automatiquement. Bon, pour les non-musulmans, je vous suggère de tout de même regarder la vidéo, elle est superbe. Tout un changement de style comparativement à ma chanson des lundi et mercredi matin, j’en conviens.
Je parle des matinées, mais qu’en est-il des fins de journée, sur la route du retour, alors que je suis seule sur la route du bureau jusqu’à la garderie de mon fils et que je peux me permettre de mettre la musique à fond? Alors c’est en majorité du minimal (Frau de I-Robots ou encore August in Paris de Jennifer Cardini & Shonky) introuvable sur YouTube et compagnie, mais c’est aussi de la house commerciale ou non: World, hold on, Sandcastles de Jerome Sydenham & Dennis Ferrer (introuvable, dommage!).
Le vendredi, alors là, c’est un bouquet de tout ce qui me plaît et plaît aux enfants. On passe du raï (Douhi Aliya, Ya Rayah, Wahran Wahran) au chaabi, du lounge et de la house à Manu Chao (Clandestino dont la princesse Y connaît presque toutes les paroles, elle m’épate ma cocotte, elle fredonne les chansons autant en français qu’en arabe et en espagnol. Je sais, rien d’étonnant, mais je suis la maman charmée que voulez-vous…).
J’ai craqué, je ne pouvais y résister et j’ai eu raison. Que de bonheur, que de sensations en y goûtant. Demain, je retourne chez Adonis m’acheter de la glace aux pistaches (car évidemment, je viens de terminer le pot). Je sens que je vais devenir une abonnée de leur comptoir de glaces. Je vais raser la glace aux pistaches tout l’été! C’est la meilleure que j’ai pu manger, tous pays confondus… elle est terrible!
Je rentre d’une petite soirée bien agréable en compagnie de deux amies. C’était à moi à choisir le restaurant. Alors hier soir, je surfais en ayant comme critère que le restaurant soit situé dans le coin de Longueuil (car Milysmilune et moi allions y rejoindre la Chèvre nationale qui a quelques difficultés techniques au volant, mais pas celles que vous pourriez imaginer) et je suis tombée sur un petit resto indien, le Mehfil. Il y a un moment que j’avais envie de manger indien. Ça me manquait terriblement. Je n’avais jamais entendu parler de ce resto, mais les critiques semblaient bonnes selon ce que j’avais pu lire sur le net.
Les critiques ne mentaient pas et je compte y retourner bientôt avec mon petit DJ. Déjà, l’ambiance était différente de tous ces restos indiens kitsch que l’on retrouve sur l’île montréalaise. Pas de lumières de toutes les couleurs. Une ambiance feutrée, un décor charmant, discret, une musique typique, mais tout de même connue (des titres tirés des films comme Dedvas) et la nourriture… Qu’en dire… Tous ces parfums bien dosés: des pakoras succulents, un poulet tandoori incomparable, un curry de boeuf bien relevé, une variété de légumes fondants en bouche, un riz tout simplement parfait.
Mes déceptions de la soirée? Ne pas avoir eu mon thé épicé avec le savoureux dessert (Gulab Jamun) et, surtout, la fermeture soudaine. Alors qu’on terminait le dessert, la musique a cessé, les lumières ont été plus que tamisées et on a été invitées nous a fait comprendre (en rangeant presque tout) qu’on devait quitter. Il n’était que 20h40 environ. Faut dire qu’il n’y avait personne. On y a croisé qu’un couple qui a quitté vers 20h00. Malgré tout, je vous recommande ce restaurant. Vos papilles seront enchantées.
Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi certaines occidentales prennent comme chum-copain-conjoint un musulman, alors qu’en réalité, elles ne tolèrent aucunement l’Islam? J’ai eu l’occasion de croiser beaucoup de québécoises ou françaises en «couple» avec des maghrébins musulmans et ces femmes se faisaient une joie de préciser et raconter à qui voulait bien les entendre (et à tous ceux qui ne voulaient pas les entendre) que leur mec ne pratiquait pas, que leur «homme» ne mangeait pas halal, qu’il prenait de l’alcool et j’en passe. Il me semble que lorsque tu te réjouis ainsi de la non-pratique, c’est que tu n’as aucune ouverture d’esprit face à l’Islam.
Partant de là, pourquoi ces femmes se tournent vers des musulmans? C’est d’un ridicule incroyable. À la limite, tant mieux pour elles si leur chum-copain-conjoint ne pratique pas et que ça les arrangent, mais elles devront faire face à la famille musulmane, à l’entourage musulman et ainsi de suite. Tu ne t’allies pas seulement à une personne, tu t’allies avec ses valeurs, ses principes, son éducation et sa culture. Lorsqu’on lève le nez ainsi sur la religion qui dicte en majeure partie les valeurs, les principes, l’éducation et la culture d’une personne, on devrait également «lever le nez» sur cette dernière. Vous me direz peut-être que l’amour ne se calcule pas. Je vous répondrai que dans une vie de couple, si on ne se base que sur l’amour, le couple ne tiendra pas bien longtemps. C’est bien beau les petites romances à l’eau de rose, mais ce n’est pas ça la vie. Oui l’amour est important, mais bien d’autres facteurs doivent être pesés et réfléchis.
Évidemment, ces hommes non-pratiquants ou très très modérés (ça dépend de la vision qu’on en a évidemment) ont à y voir aussi, mais pour le moment, je me penche sur ces femmes que je trouve totalement ridicules. Il y a quelques jours, l’une d’elle parlaient avec de mes amies et ces dernières lui demandaient comment se nommerait le futur poupon à naître dans les semaines à venir, s’il aurait un prénom arabe, etc. Sa réponse fut: «Ah non, pas de prénom musulman, hey wooohhh, je ne veux rien savoir de ÇA moi».
Ce que j’en dis? Pauvre enfant qui sera tiraillé entre deux cultures et qui n’y comprendra plus rien lorsqu’il entendra sa mère rejeter ainsi l’Islam et la culture arabe.
N.B. Je tiens à préciser que je n’ai rien contre les occidentales, j’en suis une, mais bon, de nature, j’ai une mentalité plus arabe qu’occidentale. Je précise également que je ne suis pas là pour faire la critique du modéré, du non-pratiquant, etc. car perso, je suis assez voire très très modérée.
La programmation officielle est maintenant disponible. Plusieurs films me tentent, mais je devrai faire des choix, car sans petite gardienne, pas évident de sortir en soirée, surtout lorsqu’on veut voir le même film. Une chose est certaine, c’est que je ne compte pas rater «Fleur d’oubli», «What a wonderfull world», «Lettre du Sahara» et «La nuit andalouse».
Ils sont souvent jeunes, désoeuvrés. Sans emploi, sans avenir prometteur, ils traînent dans les rues, révoltés. Tous ces conflits, toutes ces injustices brimant directement ou indirectement leur existence ont eu raison de leurs rêves, mais surtout, de leurs espoirs. Cette voie, sur laquelle on les entraîne, est synonyme de parole. Ce sera là, pour ces kamikazes, le seul cri qu’ils pourront émettre en se sachant entendus, ne serait-ce qu’une infime seconde. Mais nous oublions que parfois, ce sont aussi de jeunes ingénieurs ou cadres qui sont détournés. Des êtres censés, intelligents. Des êtres équilibrés ou, du moins, qui le semblent. Des êtres qui à un moment de leur existence, laisseront transparaître une faiblesse, une déprime, une douleur. Aux aguets, les loups rattachés à des cellules «sectaires» (salafistes ou autres) s’empressent de les aborder. Les rencontres seront de plus en plus longues. On leur fera entendre ce qu’ils veulent entendre. S’ils sont déprimés, on leur apportera un réconfort. S’ils sont révoltés, on leur donnera une cause vers laquelle diriger leur haine. Tout sera utilisé, contre eux. On finira par les embrigader pour une cause et toute rationalité sera inhibée. Manipulation des esprits, théorie du complot, prosélytisme, abrutissement, aliénation, rupture d’avec la société. Certes, ceux-là n’iront peut-être pas jusqu’à se passer la ceinture d’explosifs autour de la taille, mais ils seront tout aussi endoctrinés et dangereux.
J’ai pu voir de près cet endoctrinement… malheureusement. Il y a quelques années (je dirais sept ans environ), deux personnes que je connais se sont mises à changer. Deux jeunes hommes brillants, bien éduqués, diplômés (ingénierie pour l’un d’eux), ayant un très bon rapport familial, ayant une bonne vie, se sont vus approchés par des membres du groupe Salafia al Jihadia. À ce jour, je n’ai aucune idée de la faille qui a permis aux recruteurs de les détourner dans leur voie, car c’est devenu un sujet tabou, mais ce que je peux vous dire, c’est que ces jeunes hommes étaient des plus normaux. Aucune tendance à la violence, aucune tendance à l’intégrisme. Deux jeunes musulmans «modérés» (je n’aime pas trop ce mot, car selon moi, il ne devrait pas exister, mais ça, c’est un autre sujet pour un futur billet), qui vivaient leur vie. Lorsqu’on se voyait, ils me faisaient la bise de politesse et on pouvait passer la soirée à parler de tout et rien.
Un après-midi de semaine, alors que j’étais bien tranquille, chez moi, à Tanger, j’ai entendu frapper à la porte. En ouvrant, j’étais bien heureuse de voir que c’était eux qui venaient en visite. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’ils baissèrent les yeux et que l’un d’eux me demanda si mon mari y était ou rentrerait sous peu. Je fus encore plus déstabilisée lorsqu’ils ont fait quelques pas à reculons en m’annonçant qu’ils repasseraient plus tard, lorsque mon mari serait rentré. Les heures passèrent et j’étais bien embêtée. Mon p’tit mari le fut autant que moi lorsque je lui racontai tout ça. Nous étions maintenant deux à nous impatienter du retour des deux intrigants.
Lorsqu’ils se sont pointés, mon mari est allé ouvrir. Ils étaient bien normaux avec lui. J’étais plus loin, au salon, me disant: «Mais merde, mon DJ va croire que j’ai inventé tout ça!». C’est alors qu’ils approchaient du salon que j’entendis l’un d’eux dire au DJ qu’ils ne me salueraient pas en me faisant la bise ni en me tendant la main. Je n’allai donc pas vers eux lorsqu’ils entrèrent au salon et je ne prononçai que les formules de courtoisie du genre: «Marahba, labass 3lik? Koulchi bikhir? Sa7ha labass?». (Il va y avoir des fautes, désolée pour la version arabe, le DJ n’y est pas pour me corriger. Traduction rapide: Bienvenue, ça va? Tout va comme vous le souhaitez? La santé va bien?) Après toutes les formules de courtoisie échangées, lorsque tous les sujets reliés à l’information générale sur la famille de chacun furent épuisés (eh oui, ce n’est pas rien la politesse chez les maghrébins), nous avons fait un bond dans le vif du sujet. L’un des copains, se sentant obligé aux explications, commença à me dire que désormais, il ne faisait plus la bise aux femmes, sauf à sa mère, ses soeurs et sa femme. Lorsque je lui demandai pourquoi il ne me tendait tout simplement pas la main, j’eus droit à un regard stupéfait: «Un homme ne doit pas avoir un tel contact avec une femme autre que son épouse, sa mère et ses soeurs». Oulala… J’eus droit à bien des remontrances lors de cette soirée. Je me fis sermonner parce que je ne portais pas le voile. Le Dj se fit d’ailleurs sermonner parce qu’il n’était pas assez ferme avec sa femme. Nous n’y comprenions plus rien. Le moment le plus délectable de la soirée fut celui où je les questionnai plus longuement sur le refus de tendre la main à une femme autre que leur épouse, leur mère ou leurs soeurs afin de la saluer. Bien entêtés, ils me répétaient qu’un homme ne devait pas avoir de contact avec la peau d’une autre femme, etc. Toutes ces idioties… Ce fut marrant lorsque je leur dis: «Et concernant le Prophète Mohammed (SWT)… Il est rapporté dans un hadith qu’un jour, il a rencontré une femme et qu’il lui a conseillé l’utilisation du henna pour adoucir sa peau bien rugueuse. Fallait bien qu’il lui ait touché la main, non?» Leur tête à ce moment, je vous dis pas. Des hmmfff, des euhhh, de longs silences ensuite. 1-0 pour Kennza.
Enfin, tout ça alla en augmentant. Chaque fois qu’on les voyait, on remarquait un endoctrinement plus profond, plus dangereux. Vers la fin, l’un d’eux me sermonna sur l’emploi de mon mari. À l’écouter, ce dernier devait changer d’emploi pour en dénicher un où il n’aurait pas à travailler avec des femmes (le DJ était réalisateur de radio). Il poussa la note en me suggérant qu’il devienne mécanicien. Ce que j’ai rigolé en lui disant que beaucoup de femmes allaient chez le mécanicien, et ce, même au Maroc. Sa réponse fut que si les femmes se limitaient à leurs devoirs (soit de demeurer à la maison pour prendre soin des enfants et préparer le retour du travail de leur mari), il n’y en aurait pas de problèmes. Wow, quelle brillante idée, mon rire cessa sur le champ. Comment pouvait-il en être rendu là? Comment un jeune homme si brillant, avec un avenir intéressant, pouvait en être arrivé à ce point où il avait même forcé sa femme à porter le niqab, femme qui ne portait même pas le voile, qui se baladait en jeans et t-shirt et se maquillait lorsque l’envie lui prenait. Les familles de ses jeunes hommes ont longtemps essayé de les ramener dans le droit chemin. Ce ne fut pas une tâche facile. Ils ont mis des mois à essayer de rompre cette carapace dans laquelle ces sympathiques membres du groupe salafiste les avaient coincés. Des mois à essayer de les ramener à la raison. Des mois à combattre les idées farfelues, le lavage de cerveau. Je ne sais pas ce qui a fait qu’ils ont réussi, mais à ce jour, ces deux jeunes hommes, âgés d’environ trente-cinq ans, sont redevenus ce qu’ils étaient. Nous n’avons plus jamais reparlé de ces années noires où ils étaient convaincus que nous représentions, mon mari et moi ainsi qu’une bonne partie de la population mondiale, le mal. Mais pour avoir côtoyé de près des gens allumés et manipulés par ces intégristes complètement cinglés, je peux comprendre quelque peu comment on les pousse à nouer une ceinture explosive autour de leur taille. Je ne peux les excuser, mais déjà, de comprendre tout le détournement est un bien grand pas.
Il est entamé, j’en suis à la 54e page et je vous assure que ce livre est captivant. Je m’étais promis de terminer la rédaction d’un petit texte pour un atelier d’écriture et de le publier ici, mais ça ira à plus tard.
Ils sont jeunes. Ils sont trois. Ils vivent à Bagdad, en Irak, et ils essaient d’y survivre en s’accrochant à leurs rêves et leurs espoirs. Un poursuit des études de médecine, l’autre rêve de devenir une star du rock et, enfin, le dernier est un diplômé en dentisterie. Via des caméras cachées, ils nous présentent des interviews, des images des rues de Bagdad ; ils nous présentent leur dure réalité. Je ne m’épanche pas plus en mots. Je vous colle la présentation qu’ils ont fait sur leur blog:
Hometown Baghdad
A documentary web series following the lives of a few Iraqi 20-somethings trying to survive in Baghdad.The everyday life of the Iraqi citizen has been the great untold story of the Iraq war.
The Distribution
The brave Iraqi subjects and crew risked their lives every time they turned on a camera to make this series. They want to show the world what life is like when your hometown is a war-zone. We believe that people who see their stories will want to share them with others. That’s why we’re distributing the series online. So please - watch the videos, rewatch them, tell friends about them, comment on them, and link to them.The Language
The intention of the Iraqi filmmakers and subjects was to show the world what Baghdad is truly like. That’s why they usually speak English and not Arabic.
Soif de nouveaux bouquins, envie d’aller flâner dans les rayons d’une vieille petite librairie. Devant concilier l’horaire de Monsieur le DJ et le mien, j’irai plutôt m’égarer un petit deux heures chez Archambault ce soir. Quelqu’un a une suggestion de livre? Un bouquin auquel je n’aurais pas pensé?
Il y a des matins comme ça où, lorsque la sonnerie du réveille-matin se fait entendre, j’ouvre les yeux en sursaut et alors que j’ai le coeur qui court le marathon (il met moins de temps que moi à s’éveiller celui-là), je me dis que je n’ai aucune envie de m’extirper du lit et d’aller bosser. Alors que je referme les yeux en me disant que bof, ça ne me fera pas de tort un petit vendredi de congé de plus, je me dis que bon, si j’ai de la chance, je croiserai Gad le sosie de Gad en sortant de l’ascenseur menant à mon bureau, je sourirai en me remémorant des tonnes de répliques des trois spectacles de l’humoriste que j’ai vus et revus et je me dirai que finalement, ça valait le coup de venir travailler. Je sais, c’est désespérant lorsqu’on s’accroche à de telles futilités pour se donner le courage d’aller bosser. Mais je vous assure, c’est fou comme il lui ressemble! L’ironie dans tout ça, c’est que le sosie a un nom de famille en lien avec le verbe dormir.
Pour ceux et celles qui l’auraient remarqué, j’ai déménagé mes pénates ici. Pour avoir un autre blog (privé pour le moment) sous WordPress depuis je dirais deux ans, je commençais à trouver la machine Blogspot un peu chiante. J’aurais bien aimé pouvoir importer les commentaires des anciens billets, mais bon, semble-t-il que WordPress voulait me faire quelques caprices. J’en suis navrée pour ceux et celles qui avaient commenté.
Pour ce qui est de la nouvelle formule, je compte bien naviguer sur plusieurs étendues. D’ici peu, vous retrouverez donc mes participations à des ateliers d’écriture, mes états d’âme, mes coups de coeur, de petites critiques des derniers bouquins dévorés, des derniers films visionnés, des anecdotes de ces années au Maroc, enfin bref, un peu de tout, ne vous en déplaise. Sur ce, bienvenue aux nouvelles bouilles et aux vieilles têtes également.
Ne vous inquiétez pas, je ne me pointerai pas souvent avec des suggestions de liens, mais pour cette fois, je vous fais part d’une petite ressource bien intéressante : un répertoire d’outils de recherche incluant entre autre des outils linguistiques. Alors pour ceux et celles que ça pourrait intéresser, il suffit d’aller FOUINER ici.
Trois explosions se sont produites à Casablanca hier… Ce qu’on a entendu aujourd’hui? «Des attentats au Maroc au nom du djihad…» Amalgames, encore et toujours. Certes, ces amalgames ne sont pas qu’entraînés par l’ignorance des gens, mais bien par tous ces extrémistes religieux qui enfoncent n’importe quelle merde dans la tête de musulmans désoeuvrés, découragés, déchirés par une vie médiocre, affamés d’emploi, affamés d’existence. Un bon petit lavage de cerveau et ils en viennent à se faire exploser, en emportant d’innocentes victimes, au nom du djihad. Quel djihad dites-moi?
Si on reprend les règles du djihad dont il est question en Islam, on constate que ce soi-disant djihad revendiqué par ces demeurés n’est en fait rien d’autre qu’une pure manipulation humaine pour diverses raisons qui sont évidemment non valables. Le djihad a le dos large ces temps-ci… À part toutes ces malheureuses victimes de ces attentats qui se multiplient, les musulmans paient aussi bien cher, étant donné que ces folies meurtrières sont une raison de plus pour faire d’eux les bêtes noires, les boucs émissaires de tous les maux (ou presque!) de ces dernières années.





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