Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi certaines occidentales prennent comme chum-copain-conjoint un musulman, alors qu’en réalité, elles ne tolèrent aucunement l’Islam? J’ai eu l’occasion de croiser beaucoup de québécoises ou françaises en «couple» avec des maghrébins musulmans et ces femmes se faisaient une joie de préciser et raconter à qui voulait bien les entendre (et à tous ceux qui ne voulaient pas les entendre) que leur mec ne pratiquait pas, que leur «homme» ne mangeait pas halal, qu’il prenait de l’alcool et j’en passe. Il me semble que lorsque tu te réjouis ainsi de la non-pratique, c’est que tu n’as aucune ouverture d’esprit face à l’Islam.
Partant de là, pourquoi ces femmes se tournent vers des musulmans? C’est d’un ridicule incroyable. À la limite, tant mieux pour elles si leur chum-copain-conjoint ne pratique pas et que ça les arrangent, mais elles devront faire face à la famille musulmane, à l’entourage musulman et ainsi de suite. Tu ne t’allies pas seulement à une personne, tu t’allies avec ses valeurs, ses principes, son éducation et sa culture. Lorsqu’on lève le nez ainsi sur la religion qui dicte en majeure partie les valeurs, les principes, l’éducation et la culture d’une personne, on devrait également «lever le nez» sur cette dernière. Vous me direz peut-être que l’amour ne se calcule pas. Je vous répondrai que dans une vie de couple, si on ne se base que sur l’amour, le couple ne tiendra pas bien longtemps. C’est bien beau les petites romances à l’eau de rose, mais ce n’est pas ça la vie. Oui l’amour est important, mais bien d’autres facteurs doivent être pesés et réfléchis.
Évidemment, ces hommes non-pratiquants ou très très modérés (ça dépend de la vision qu’on en a évidemment) ont à y voir aussi, mais pour le moment, je me penche sur ces femmes que je trouve totalement ridicules. Il y a quelques jours, l’une d’elle parlaient avec de mes amies et ces dernières lui demandaient comment se nommerait le futur poupon à naître dans les semaines à venir, s’il aurait un prénom arabe, etc. Sa réponse fut: «Ah non, pas de prénom musulman, hey wooohhh, je ne veux rien savoir de ÇA moi».
Ce que j’en dis? Pauvre enfant qui sera tiraillé entre deux cultures et qui n’y comprendra plus rien lorsqu’il entendra sa mère rejeter ainsi l’Islam et la culture arabe.
N.B. Je tiens à préciser que je n’ai rien contre les occidentales, j’en suis une, mais bon, de nature, j’ai une mentalité plus arabe qu’occidentale. Je précise également que je ne suis pas là pour faire la critique du modéré, du non-pratiquant, etc. car perso, je suis assez voire très très modérée.





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19 avril 2007 à 3:56
boudoir
Je pense que bon nombre de ces femmes ne disent cela que lorsqu’elles sont entourées. Au vu de la situation internationale et du mic-mac médiatique qui fait tout comprendre de travers aux gens qui ne connaissent pas de près la religion musulmane en Occident (maltraitent les femmes, sont des terroristes, etc, etc, etc), ces femmes tentent d’assurer sans détour à leur entourage que tout va bien, qu’il n’y a pas de risque pour elles. C’est simpliste, mais assez compréhensible.
Les discours islam-istes (et non -iques) qui nous sont rapportés (plus souvent que les -iques d’ailleurs) sont très rudes envers les femmes (il faut les couvrir car c’est une tentation du diable, etc..) et le féminisme flétrissant actuel a peur d’un retour en arrière. Les femmes dites émancipées tiennent probablement à dire que non, elles ne vont pas se faire diriger par un macho, revenir à une forme de soumission…
Sans oublier qu’il y a eu nombre de livres (”Jamais sans ma fille”), documentaires et autres choses de quoi faire bien peur aux gens.
Maintenant, si je suis d’accord avec vous pour ce qui est de la culture, sans totalement la différencier de la religion, je dirais que, comme pour les protestants et catholiques, certains musulmans se distancient également de leur religion, et peuvent aussi avoir tendance à, ci ce n’est la rejeter, du moins l’ignorer. Et ce sont assez souvent ces hommes/femmes-là qui vont à l’encontre de personnes qui ont une autre religion.
Ceci dit, les réactions de ces femmes ne sont pas forcément en lien direct avec une religion particulière, mais peut-être simplement parce la foi, mais surtout la pratique de la foi s’est passablement éteinte en Occident, et que s’allier avec quelqu’un de pratiquant (que se soit chrétien, juif ou autre) peut paraître contraignant ou réactionnaire.
Le débat peut être très long, et il y a particulièrement beaucoup d’ignorance sur la religion musulmane, et beaucoup de peur.
19 avril 2007 à 5:18
Catherine
Salam alaikoum Kenza!
Hey, c,est le fun je suis tombée sur ton blogue à partir de celui de Malayka!
Je vois les choses un peu autrement…
D’abord, si ces hommes sont en union libre avec ses femmes, probablement qu’ils ne sont pas eux-mêmes particulièrement attachés à leur religion, non?
Une fille sort avec un maghrébin, ca ne veut pas dire qu’elle sort avec un musulman (dans le sens du terme), même s’il s’appelle Mohammed..
Probablement même que le type en question à les mêmes propos qu’elle sur les gens qui pratiquent l’Islam, tu ne crois pas?
N’y aurait-il pas aussi un problème du côté de l’homme, qui laisse paraître que sa culture/religion n’est pas très importante pour lui et qui tout à coup alors qu’il a un enfant, insiste pour que ce soit ses valeurs à lui qui soient transmises?
Les deux partis qui forment un couple mixte ont une responsabilité de clarifier tout ça avant de s’engager sérieusement à fonder un foyer..
Wassalam
Cath
19 avril 2007 à 11:17
kennza
Boudoir, si en effet bon nombre de femmes n’affirment ça que lorsqu’elles sont en public, c’est qu’à quelque part, elles n’assument tout simplement pas. Je ne crois pas que ces femmes, en public, iront dire que leur fils s’appelle Tristan, plutôt que d’avouer qu’il s’appelle Abdellah. Peut-être qu’une infime partie ont le malaise de devoir s’expliquer et préfèrent éviter tout ça en affirmant que leur copain n’est pas pratiquant, mais je ne crois pas qu’il s’agisse d’une majorité.
«Les femmes dites émancipées tiennent probablement à dire que non, elles ne vont pas se faire diriger par un macho, revenir à une forme de soumission…»
Justement, si elles étaient si à l’aise avec la culture et/ou la religion de leur partenaire de vie, elles chercheraient plutôt à démystifier le tout.
Pour ce qui est des hommes et femmes qui vont à l’encontre de leur propre religion, je suis parfaitement d’accord. Je précisais d’ailleurs que le problème venait aussi des hommes (et ou femmes, même si on parle plus souvent d’hommes). Lorsqu’on ressent le besoin d’enfoncer la religion qu’on a mis de côté, c’est qu’on est bien mal à quelque part et qu’on ne s’assume pas vraiment.
Oui, il peut s’agir tout simplement de la Foi pour certaines, mais lorsqu’une femme à qui on demande si l’enfant portera un prénom arabe rétorque en panique qu’il ne portera pas de prénom musulman, il y a un énorme malaise. Dans le cas dont je parle, l’homme en question est pratiquant. Allez savoir ce qu’il fait avec une femme qui ne voit rien de bon à l’Islam et ne veut pas en entendre parler. C’est paradoxal, de là mon titre.
Pour l’ignorance sur l’Islam, je suis bien au fait. Je suis musulmane. Les gens qui ne me connaissent pas s’imaginent souvent que mon mari m’a fait me convertir. Ils tombent en bas de leur chaise lorsque je leur annonce que j’étais musulmane bien avant de faire sa connaissance.
-
Salam alaikoum Catherine! Marhaba bikoum.
Je ne savais pas que tu surfais sur les blogs, c’est un plaisir de te voir ici a lala.
Pour ce qui est de ces hommes qui sont en union libre, je ne veux pas embarquer dans le débat à savoir s’ils sont rattachés à leur religion. La vision de tous est différente au niveau de la pratique qu’ils font et ils sont bien les seuls à répondre de leurs actes.
Pour les personnes que je citais, il ne s’agit pas que de gens en concubinage. J’en connais qui sont mariés, très pratiquants et qui n’avaient rien caché de tout ça à leur épouse bien avant le mariage et qui restent bouche-bés en réalisant que la femme est en fait très intolérante face à leur culture et leur religion. Veut veut pas, lorsqu’on parle de personnes pratiquantes, la religion fait partie de la vie de tous les genres et englobe toutes les sphères. Il ne s’agit pas de choses qui se dissocient.
Je suis parfaitement de ton avis pour la responsabilité de clarifier les choses et d’établir une entente au préalable. C’est la logique même. Mais j’en ai trop vu de femmes ici ou en Europe qui changent du tout au tout par la suite. Qui montrent leur vrai jour. Ce sont ces femmes que je n’arrive pas à cerner. Que font-elles avec des hommes musulmans? Pourquoi ont-elles joué le jeu au départ?
Tu vois, au Maroc, j’ai croisé une femme québécoise qui était venue épouser un marocain, musulman, pratiquant. Elle jouait le jeu de la fille ouverte et tolérante, intéressée par la culture et la religion de son futur époux. Au fil des jours, je la voyais réagir bizarrement. Elle refusait de se forcer à saluer au moins sa belle-famille (en arrivant chez eux) en arabe. Elle se refusait à dire un simple Salam alaikoum, alors que ces derniers s’efforcaient à lui dire un bonjour, ça va, alors qu’ils ne parlaient pour la plupart pas français. Lors de la fête de leur mariage, nous y étions invités. Lorsque je suis entrée et que j’ai salué tout le monde en arabe, ils étaient tous étonnés. Même que la mère a dit à mon mari: mais comment se fait-il que ta femme nous salue en arabe? Plus tard, la fille et son mari ont été invité à la maison de ma belle-mère. Lorsqu’ils sont arrivés, son mari a salué tout le monde (ma belle-mère, la grand-mère de mon mari, les cousines, etc.). La fille n’a salué personne sauf mon mari et moi en français. Elle avait une face d’enterrement. Lorsque je lui ai demandé ce qui se passait, elle m’a répondu un truc comme: «Si tu penses que je vais les saluer en arabe, je te comprends pas que tu le fasses». Pour elle, c’était comme si je me rabaissais à je ne sais quoi. Ridicule d’aller épouser un homme, alors qu’on renie toutes ses croyances et sa culture, jusqu’à sa langue. Je t’épargne bien des anecdotes à son sujet, mais des comportements pareils, j’en ai vu des tonnes. C’est triste. Ce couple aujourd’hui divorcé ont d’ailleurs un enfant. Enfant tiraillé entre la culture que veut lui inculquer son père pour qu’elle n’oublie pas une partie de ses origines et tout le mal que peut dire sa mère contre la culture arabe et l’Islam.
20 avril 2007 à 10:02
Moi ou l'autre?
Bonjour Kenza.
Je suis l’une de tes lectrice depuis longtemps, depuis le forum de maman je dirais, et j’ai toujours aimé lire ton vécu avec l’Islam, puis celui avec ton mari, tes enfants et parfois, les difficultés venant de l’incompréhension des gens…
J’ai toujours respecté, silencieusement, ton point de vue, et quelque part, j’admire même tes convictions, surtout au niveau de ta religion.
Cependant, quand tu te questionnes, à propos des femmes qui choisissent l’homme et pas toujours la religion, ça m’interpelle un peu.
Dans ton post, tu dis que l’amour n’est pas tout dans un couple, et je suis parfaitement d’accord avec toi. Cependant, dépendamment de l’âge, des expériences de la vie, du “background” familial, je dirais que beaucoup de femmes/jeunes filles n’en n’ont jamais encore fait l’expérience. Je pense au contraire, que souvent, c’est la vie qui nous l’apprend, si jamais on l’apprend, et que, quand une relation commence, bizarrement la religion est souvent une “futilité”.
De plus, malgré le fait que je ne me sente absolument pas « raciste », quand j’ai eu mon fils, j’ai eu à choisir un prénom. Mon conjoint (Iranien et Musulman) et moi, en avons ensemble choisi un, qui ne porterait pas préjudice à notre enfant. Quand je dis préjudice, je ne veux pas faire sursauter personne, mais je ne me sentais pas assez forte, à ce moment, pour penser que mon fils allait devoir supporter ce racisme, tellement présent dans la société, déjà même dans ma propre famille.
Puis, quand vint le temps de la circoncision, j’avoue avoir protesté fortement, car, même si son père l’était (circoncit), je n’étais pas d’accord pour quelque chose que MOI, trouvais mutilant. Malgré toutes les religions du monde, je ne l’ai pas laissé faire. Je ne reniais pas pour autant l’Islam, mais j’avais aussi quelques convictions.
Quand tu dis, par la suite :
« Je suis parfaitement de ton avis pour la responsabilité de clarifier les choses et d’établir une entente au préalable. C’est la logique même. Mais j’en ai trop vu de femmes ici ou en Europe qui changent du tout au tout par la suite. Qui montrent leur vrai jour. Ce sont ces femmes que je n’arrive pas à cerner. Que font-elles avec des hommes musulmans? Pourquoi ont-elles joué le jeu au départ? «
Je prends ici mon exemple. Je viens d’une famille assez “fuckée” où le père était le “maître” suprême. J’ai rencontré le père de mon fils à 15ans 1/2. J’étais jeune, innocente dans tous les sens du mot. Il avait 21 ans, réfugié, Iranien et musulman. Disons qu’au début, il me l’avait caché car il avait peur de mes réticences envers l’Iran (Jamais sans ma fille était déjà à l’affiche.)
Puis, quand j’ai appris, j’ai cherché à comprendre cette religion. J’ai acheté le Coran (en français bien sûr), moi qui ne croyais pas à la religion catholique. Peu à peu, je me suis aperçue que l’Islam était somme toute une religion prêchant l’amour, le respect…..et finalement, ne différait pas vraiment de ce qu’on m’avait enseigné dans les cours catholique. J’ai donc décidé, non pas de me convertir, mais d’y adhérer le plus possible.
Je dois dire, que mon conjoint (parce que j’ai vécu avec lui dès l’âge de 16 1/2 ans, n’était pas pratiquant, mais respectait le jeûne et les fêtes religieuses. Nous vivions avec son frère et comme femme, je me sentais bien, respectée.
Le fait, que mon conjoint soit “protecteur”, m’allait bien, je n’avais connu rien d’autre. Qu’il prenne les décisions, à l’extérieur me convenait aussi.
Pour ma part, j’avais appris leur langue, qu’on parlait à la maison, j’avais aussi appris les façons d’agir avec les gens, les coutumes, la cuisine….Je vivais tout ça très sereinement.
Lui, de son côté, s’est mis à reprocher mon côté “Québécois”, les mauvaises habitudes que nous avions????, mes fréquentations……et ainsi de suite…
(J’suis d’accord ici, pour dire que ce n’est pas l’Islam qui est en cause, mais bien lui, comme humain.)
Cependant, j’étais jeune, je croyais à notre futur ensemble, je ne jouais aucun « jeu ».
Par contre, lui devenant de plus en plus contrôlant, surtout avec la naissance de notre fils, je suis « devenue » effectivement quelqu’un d’autre. Peu à peu, je voulais prendre plus de liberté, d’autonomie, d’assurance, ce que je n’avais jamais eu depuis ma naissance.
Alors c’est vrai que j’ai changé, et, tout à coup, je me suis révolté contre ces « coutumes » qui me semblaient complètement « débiles », toutes ces traditions qui me donnaient l’impression de devoir m’effacer pour mon conjoint. J’avoue avoir fait, à ce moment, l’amalgame avec le mec qui me sortait par les trous de nez, et sa religion.
La vie était devenue complètement insupportable, mais je n’en parlais à personne, croyant que si j’y mettais du mien, on arriverait à améliorer notre vie.
Cependant, vers la fin de notre couple, j’étais devenue complètement «anti-Islam », j’étais révoltée contre cette religion, contre mon conjoint et toute sa culture.
Si j’avais eu à parler de l’Islam, à ce moment-là, j’avoue que tu aurais pu avoir les propos dont tu fais part. Cependant, j’avoue que, plus tard, quand la peine s’est allégée et que j’ai pris de la distance, j’ai pu dire que oui, l’Islam continuait à être une bonne religion, malgré les hommes qui souvent nous la font détester.
Tu dis ensuite :
« C’est triste. Ce couple aujourd’hui divorcé ont d’ailleurs un enfant. Enfant tiraillé entre la culture que veut lui inculquer son père pour qu’elle n’oublie pas une partie de ses origines et tout le mal que peut dire sa mère contre la culture arabe et l’Islam. »
J’suis d’accord, sauf que je crois que le tiraillement de cet enfant, aurait été le même, sans la religion, car je crois que certains parents, en mauvais terme, salissent souvent tout ce que représentait l’autre, depuis sa manière d’être en passant par ce qu’il voudrait laisser en héritage spirituel. Malheureusement, ainsi sont fait certains.
J’ai toujours gardé un contact avec les traditions du père de mon fils, avec lui, sa famille, pour que mon fils se sentent toujours issue des 2 mondes. Pendant longtemps, cependant, je suis demeurée celle qui était le démon, la mauvaise à ne surtout pas écouter, selon le père de mon fils.
Je n’ai jamais rien regretté et encore aujourd’hui, l’Islam continue à être pour moi, synonyme d’amour et de respect. Cependant, il faut être 2 pour « jouer » et souvent, on l’oublie.
Désolée pour le roman….je continue à te lire…
20 avril 2007 à 10:44
chevredecourse
Un court commentaire sur l’anecdote…
j’pense que c’est pas un problème de rejet de culture ou religion ou de non-acceptation, j’pense surtout que c’est un problème d’éducation élémentaire!
Comme ta vieille peau de la classe de ta fillotte!
20 avril 2007 à 11:02
moioulautre
Ouf!!!! Vraiment désolé….Tu peux effacer les doublons-triplons….erreur de mon ordi j’crois…. :/
20 avril 2007 à 12:33
kennza
Moi et l’autre, c’est un plaisir de te lire et te lire ton histoire. Je ne savais pas que j’avais des lectrices muettes sur le forum.
tu vois, je comprends parfaitement ton histoire et je sais que des histoires du genre, il y en a plein. Des histoires où l’homme commence à reprocher la culture occidentale de l’autre, çca existe et pour moi, c’est la même chose que dans ce cas que j’exposais. Pourquoi, s’ils ne veulent pas de tout ce bagage culturel occidental, vont-ils vers les femmes occidentales. Ce n’est pas plus logique.
Qu’on ne prenne pas le temps de s’arrêter, dès le début, car c’est tout nouveau, c’est normal oui. Tu as bien raison. On pense à autre chose que la religion, la culture et ce que ça implique. Mais lorsque ça vient de l’ordre du sérieux, lorsqu’on envisage une relation à long terme, le mariage, les enfants, je crois que les enjeux sont trop sérieux pour ne pas en discuter et mettre les choses au clair.
Pour ce qui est du prénom, tu vois, ne te sens surtout pas mal à l’aise. C’est normal de vouloir en quelque sorte éviter des désagréments à nos enfants et lorsqu’on vit à l’étranger, dans une période où l’Islam n’est pas si bien vu, on y pense à deux fois avant d’opter pour un prénom. Tu vois, mon fils devait se prénommer Abdelhakim. On y a réfléchit et on en a conclu mon mari et moi que Hakeem serait plus simple et moins chargé vu le contexte ici au Canada. Lorsque ma belle-mère au Maroc a su qu’on pensait le prénommer Abdelhakim, elle-même nous a dit qu’il ne valait mieux pas étant donné qu’on habite le Canada et que beaucoup de gens sont intolérants et ainsi de suite. Rien nous empêche de l’appeler parfois Abdelhakim, quand ça nous chante, mais sinon, il se prénomme Hakeem tout simplement. Notre autre critère était que le prénom se prononce sensiblement bien en français. Bon, pour Hakeem, le H n’est pas prononcé par les gens, mais bon. Je voulais le prénommer Amrane, mais il est trop difficile de le prononcer. Pour ma fille même principe. On a prit un prénom simple, facile à prononcer et qui signifiait beaucoup pour nous.
Et pour en revenir à ton histoire, tu vois, toi tu étais ouverte au départ. Selon les événements, tu t’es fermée et c’est normal vu la situation! Mais dans mes exemples, je parle de filles fermées dès le départ. De filles aux limites racistes dès le départ qui se disent je sais pas moi: bon, pour lui, je vais faire une exception à ma règle.
Et pour terminer, tu sais, un des combats que vivent actuellement les musulmans, c’est de briser cette «terreur» de l’Islam que sèment bien des musulmans qui ne respectent pas les autres croyances et cultures. Des cons, il y en a partout.
-
M’dam la Chèvre, parfois, il s’agit d’un manque de culture et d’information, de la peur de l’inconnu oui, mais justement, pourquoi vont-elles vers ces hommes si elles sont si réticentes?
20 avril 2007 à 1:26
moioulautre
Kenza
Merci de ta réponse. Vois-tu, avec les années, pour ce qui est de MON cas, j’ai compris que le père de mon fils était jeune, paumé, dans un pays qui n’était pas le sien et qu’il a honnêtement pensé que c’était une façon de “s’intégrer”. Nous étions jeunes et les questions essentielles, qu’on devrait se poser avant un engagement, j’avoue que nous n’y avons tout simplement jamais pensé…avant qu’il ne soit trop tard. Je ne crois pas non plus qu’il se soit dit qu’il allait “emmerder” une Québecoise
(Ca c’est de moi
)
C’est ce que je voulais dire quand je disais que ces questions, demandent un certain niveau de maturité, que plusieurs, moi y compris (dans c’temps-là), n’avions pas….
Et malheureusement, je connais des gens plus âgés, qui ne l’ont pas encore acquit…
J’avoue que pour celles et ceux qui sont “fermés(es)” dès le début, je ne comprend pas vraiment non plus, un challenge dans leur vie? un nouveau défi? Mais peut-être juste l’espoir de ne plus être seuls(es)? Sans comprendre, je peux me questionner, mais j’suis la première à ne pas ME comprendre bien souvent, alors j’pourrais pas me permettre de répondre à leur place.
En passant, j’adore le nom de tes 2 enfants. Dans le temps, pour une fille, j’aurais aimé “Parvoneh” (papillon en français) ou Davood pour un garçon, mais bon, nous l’avons prénommé Sacha (avec l’accent ça donne “Sahshah”)….notre compromis
20 avril 2007 à 4:12
milysmilune
Caline, c’est bien intéressant tout ça, je vais venir répondre plus tard. Moi ou l’autre, je parle aussi de ma famille sur mon blog, si ça te dis. ( Kenn, je me plogue avec ton blog mouahaha)
J’essaie de te replacer sur le forum…
20 avril 2007 à 6:14
kennza
Ouin, ouin, comme si moi je ne t’avais pas plogué avant. Je te signale que pas plus tard que dans mon billet d’hier soir, je t’ai linké. Moi, je ne suis pas cheap.
@ Moi ou l’autre:
«C’est ce que je voulais dire quand je disais que ces questions, demandent un certain niveau de maturité, que plusieurs, moi y compris (dans c’temps-là), n’avions pas….»
Oui, la maturité doit y jouer pour beaucoup et en effet, la maturité ne va pas avec l’âge. Juste à voir ces femmes québécoises (j’en connais quatre), qui ont laissé enfants adolescents ou plus vieux et mari, pour aller épouser un jeune marocain rencontré sur le net et revenir, lui faire les papiers et après quelques mois, venir pleurer que les marocains sont donc méchants, les marocains sont ci et ça et sont tous des profiteurs, car elles se sont fait berner. Certes, ces jeunes hommes ne sont pas très brillants et je préfère, pour le moment, ne pas dire ce que je pense d’eux (ma fille et moi avons été séparées de mon mari (son père pour elle) pendant vingt-sept longs moi, avant qu’on lui accorde la résidence, parce qu’on se méfiait, vu les nombreux mariages blancs. Très charmant!), mais reste que ces femmes ne brillent pas non plus.
C’est joli Sacha.
Merci pour les prénoms de mes trésors. 
20 avril 2007 à 7:15
milysmilune
Ouin, c’est que j’ai pas encore réussi à savoir comment linker ( smiley gêné)
20 avril 2007 à 7:21
kennza
Je t’explique ça sur MSN.
26 avril 2007 à 1:48
bettyloo
J’ai cliqué sur le lien vers ton blogue sur celui de Bigmamax
Malgré nos différents et nos opinions plus qu’opposées, je dois dire que j’aime bien te lire
Je voulais simplement ajouter que je me posais les mêmes questions que toi à ce sujet. J’ai une connaissance qui est marié à un musulman, côte d’ivoirien (c’est ça?), et elle m’a déjà affirmé qu’elle avait donné son nom de famille en premier pour être certaine que si jamais il se sauvait avec le gamin, les douanes auraient la puce à l’oreille
Mettons que je suis restée bien bête! Pourquoi le marier alors si tu n’as pas confiance en lui à ce point…
Dans le fond, je me dis que ça nous saute au visage plus facilement vu que son mari est musulman, aurait-on la même réaction s’il était catholique? J’imagine que bon nombre de femmes n’ont pas confiance en leur mari, mais ça passe inaperçu. Je me trompe peut-être.
Finalement, là où je veux en venir, c’est que peut-être ces amies qui se réjouissent de la non-pratique de leur mari, peut-être que c’est le même genre de “mépris” que certaines ont lorsqu’elles parlent du hockey de leur chum?
Qu’est-ce que t’en pense ?
26 avril 2007 à 8:07
kennza
Bienvenue ici Bettyloo. Bien contente de t’y voir. Ce n’est pas parce que nous avons des opinions opposées que je ne te trouve pas sympathique. Si tout le monde était du même avis, il n’y aurait pas place aux questionnements et les questionnements sont bien importants si on souhaite évoluer.
«J’ai une connaissance qui est marié à un musulman, côte d’ivoirien (c’est ça?)»
Il s’agit d’un ivoirien oui.
Je ne serais pas prête à comparer ça au dédain de la passion du hockey, car le hockey n’entre pas dans toutes les sphères de la vie, alors que l’Islam oui, c’est plus englobant tu vois?
Par contre, certainement que je remarque plus lorsqu’il s’agit des femmes mariées à des musulmans, je les croise plus souvent et ainsi de suite. C’était peut-être ainsi dans le temps lorsqu’on trouvait plus de catholiques pratiquants qui épousaient des femmes non-pratiquantes, qui sait! Je ne me suis pas arrêtée aux juifs non plus, car ils ne peuvent épouser des personnes qui ne sont pas juives.
26 avril 2007 à 8:42
bettyloo
oui je comprends