De beaux lendemains. C’est ce que tous nous souhaitons. Certains espèrent de beaux lendemains amoureux alors que d’autres rêvent de beaux lendemains de paix, de tranquillité d’esprit. D’autres, plus timides, osent à peine s’avancer sur le chemin des espoirs ; d’autres, plus pessimistes, font croire qu’ils ne se laissent pas éblouir par l’idée de jours plus ensoleillés, alors que nous savons tous que sans un infime, un tout petit infime espoir, ils n’emprunteraient plus les chemins de la vie.

The Sweet Hereafter. C’est ce film que j’ai dépoussiéré et revu ce soir. Une magnifique adaptation du roman de Russell Banks. Une exceptionnelle réalisation d’Atom Egoyan. Deux chemins ramenant au même point : la perte tragique de presque tous les enfants d’un petit village, mais aussi cette perte, cette distance, ce ravin entre un avocat et sa fille. Un jeu d’acteurs de qualité, mais surtout une approche cinématographique digne d’Egoyan. Un film qui change de toutes les merdes à succès et qui passe le fil des années.