En parcourant la blogsphère, je me suis retrouvée sur le blogue du Maudit Français et j’ai découvert cette petite tranche d’humour que j’ai remanié à ma façon.
VOUS ÊTES DEPUIS TROP LONGTEMPS AU QUÉBEC SI :
* Vous mettez «lâ lâ » à chaque fin de phrase.
* Vous dites « la bus, la job et je m’en vâ!! ».
* Vous connaissez le nom d’une ville québécoise autre que Montréal et Québec.
* Vous trouvez qu’il n’y a pas assez d’étrangers au Québec.
* Vous avez compris que le terme illimité n’a rien d’illimité.
* Vous ne dites plus bonjour aux gens que vous connaissez.
* Vous parlez en dollars et plus en dirhams.
* Vous n’êtes pas sûr de rentrer avec votre femme chaque fin de soirée.
* Vous amenez votre bière quand on vous invite et vous repartez avec la bière qui reste.
* Vous avez oublié le goût d’un bon fromage.
* Vous avez compris que le Super C n’a rien de super.
* Quand vous payez 120$ pour un sac en cuir, vous pensez avoir fait une bonne affaire.
* Vous mettez un tee-shirt dès qu’il fait 5 degrés.
* Vous dînez au plus tard à 17 h.
* Vous comprenez que vos enfants ne sont pas automatiquement invités si votre femme et vous êtes invités à manger chez des amis.
* Vous dites soccer au lieu de football.
* Vous ajoutez 15% à tous les prix même ceux en dirhams.
* Vous vous demandez si au Maghreb les appels entrants étaient payants.
* Vous vous ne rappelez plus l’effet d’être dans un train.
* Vous ne cherchez plus l’embrayage quand vous conduisez.
* Vous ne voyez plus d’utilité à votre klaxon.
* Vous ne draguez plus dans la rue de peur de finir en prison pour harcèlement.
* Vous trouvez que 20 minutes de PUB chaque 10 minutes de film c’est normal.
* Vous apprenez avec surprise aux infos de TQS que Marie-Claude a retrouvé son chat.
* Vous partez à la pharmacie pour acheter des timbres et des gâteaux.
* Vous pensez à prendre rendez-vous chez le médecin pour le rhume de l’hiver prochain.
* Vous savez que beaucoup de québécois qui vont lire ce mail vont mal le prendre mais c’est pas grave.
* Vous avez compris que les sourires de la serveuse sont pour le pourboire mais pas pour vous.
ATTENTION : les phrases suivantes sont réservées à un public AVERTI et non Québécois
* Quand vous tombez sur un film en québécois vous changez de chaîne.
* Vous avez enfin compris que vous n’étiez pas le bienvenu et qu’il faut se dépêcher de rentrer chez vous.
* Vous commencez à douter que le français soit une belle langue.
* Vous trouvez que Marie-Claude, Geneviève et Marc-André sont des jolis prénoms.
* Vous comprenez pourquoi les français ont abandonné le Québec.
* Vous comprenez que les québécois cools sont ceux qui sont déjà partis à l’étranger.
* Vous avez un ami québécois.
VOUS ÊTES DEPUIS TROP LONGTEMPS AU MAROC SI :
* Vous ajoutez des “iwa” à chaque fin de phrase.
* Vous dites “tobis” et “tonobil”.
* Vous connaissez toutes les formules de politesse en arabe.
* Vous trouvez qu’il y a trop d’étrangers au Maroc.
* Vous connaissez le nom d’une ville marocaine autre que Marrakech et Casablanca.
* Vous attendez l’heure du thé (maghreb) avec impatience pour vous réunir et faire du potinage (tberguig).
* Vous parlez en dirhams et plus en dollars.
* Vous ne sortez plus avec votre femme car c’est son rôle de rester à la maison avec les enfants et de préparer le nid familial pour votre retour.
* Si un ami vous invite chez lui, vous saisissez que votre femme et vos enfants ne sont pas invités, alors que s’il précise que votre femme et vous êtes invités, vous comprenez qu’évidemment, vos enfants le sont aussi.
* Vous trouvez normal que les gens arrivent chez vous à l’improviste.
* Vous avez oublié la texture du fromage en grains.
* Vous ne mettez plus votre ceinture de sécurité en voiture.
* Vous trouvez normal de croiser en plein boulevard des voitures avec plus de 10 passagers entassés comme des sardines.
* Vous en avez marre de la chaleur et rêvez de la neige.
* Vous n’osez plus parler sexe.
* Vous dites “tupéroire” au lieu de “tupperware” ou vous prononcez Tide en français et non en anglais.
* Vous ne dénoncez pas vos voisins qui battent leur enfant.
* Vous avez le réflexe de marchander même chez Marjane.
* Vous vous demandez si au Québec, les communications locales passées entre téléphones fixes étaient payantes.
* Vous ne vous rappelez plus qu’au Québec, on ne reçoit pas de facture pour l’eau.
* Vous vous garez systématiquement en double file.
* Vous comprenez “oui” quand une fille vous dit “non”.
* Vous ne trouvez pas normaux les gens qui ont des chiens dans leur maison.
* Vous savez que beaucoup de marocains qui vont lire ce mail vont mal le prendre mais c’est pas grave.
ATTENTION : les phrases suivantes sont réservées à un public AVERTI et non marocain :
* Quand vous tombez sur un téléfilm marocain vous changez de chaîne.
* Vous avez compris que vous serez automatiquement considéré comme un riche, car vous êtes du Canada.
* Votre sport national est de draguer ouvertement les filles que vous croisez sur la rue.
* Vous avez compris que la langue officielle marocaine est un mélange de dialecte marocain (arabe), de français, d’anglais et d’espagnol.
* Vous comprenez que les marocains cools sont ceux qui sont déjà partis à l’étranger.
* Vous avez un ami marocain.





8 comments
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30 avril 2007 à 4:08
Marlène
Chère Kennza,
Je découvre tout juste ton blog par l’intermédiaire de celui de Véro. à Vancouver. J’ai vraiment adoré cet article. Je ne connais pas encore le Canada mais le Maroc si. Que de bons souvenirs…
(et ces histoires d’appels locaux gratuits vs. appels mobiles entrants payants, si vraies et pourtant c’est vrai qu’une fois sur place on oublie vite!)
Je repasserai prochainement. Bonne continuation!
30 avril 2007 à 8:24
kennza
Bienvenue ici Marlène.
30 avril 2007 à 10:24
xden
Bin moi je me verrais bin québécois, tu vois ! c’est grave docteur ?
J’ai fait le test connexe… y a trop longtemps que je suis en France !
30 avril 2007 à 12:51
kennza
Je change de place avec toi quand tu veux Xden.
30 avril 2007 à 1:14
xden
Tope-là Kennza !
30 avril 2007 à 1:19
kennza
S’il n’y avait pas les enfants et le DJ, je serais repartie sur un boulot en France, au Maroc ou je ne sais où depuis un bon moment. Remarque que le DJ serait prêt à bouger autant que moi, mais avec les gosses, ce n’est pas aussi évident et ça demande un peu plus de préparatifs.
Nous refesions le monde ce weekend et en regardant une pub de la loterie avec un 3 millions à gagner, je lui ai demandé pour la gueule ce qu’il ferait de trois millions. Lorsqu’il m’a répondu qu’il s’achèterait une maison ici, et ensuite une au Maroc, mon visage a dû changer. J’aurais un peu plus sourit s’il m’avait dit une villa au Maroc et une villa en Espagne ou en France. Je suis dans ma phase «marre, marre du Canada».
30 avril 2007 à 4:32
xden
Je comprends ça remarque bien… je suis moi-même dans une période «marre, marre de la France»…mais pour être tout à fait objectif je ne crois pas que notre lassitude soit topographique – le Québec comme la France ne sont certes pas les coins du globe où il fait le moins bon survivre ; même le Maroc que je ne connais pas n’est sûrement pas le paradis… nous sommes juste avec nos sangs peut-être trop fluides peut-être trop à l’étroit dans nos moules de terre, dont nous connaissons trop la rigidité, les étroitesses, la faible porosité au souffle qui voyage… et pense donc à s’émanciper… Du moule nous touchons surtout les contraintes qui nous limitent plus que le socle qui nous porte en avant, vers l’ailleurs justement… Peut-être faut-il bouger en effet quand on le peut, sans renier ce qui nous a fait, pour conserver notre élan… non que l’herbe soit plus verte ailleurs, mais elle a le goût de l’autre, et cette saveur que nous ne percevons plus ici parfois sous nos papilles locales, retrouvée « là-bas » renouvelle notre appétit de vie, fait frissonner nos ailes …
30 avril 2007 à 5:30
kennza
Ah bien ça, nous en avons déjà parlé. Effectivement, ce n’est pas une supposée perfection de l’autre terre qui attire, qui fascine, mais parfois, nous sommes fait pour vibrer un peu plus avec certaines facettes d’un lieu donné. Lorsque l’esprit et le coeur ne peuvent se résoudre à faire face aux prés devant et se retournent plutôt pour voir les contrées lointaines, avec réalisme et non par idéalisme, c’est que peut-être, justement, nous ne sommes pas fait pour un seul moule.