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Mais d’abord et avant tout, une petite chose que nous avons omis de vous mentionner chers immigrants marocains: vos parents, vos soeurs et frères, votre famille ne seront pas les bienvenus en terre canadienne même lorsque vous y serez convenablement établis. Certes, nous serons forcés d’accepter les demandes de visa de quelques membres de la famille de certains résidents. Nous le ferons de façon aléatoire, plus précisément, nous jouerons du «piston». Si vous avez de la chance, vos parents ou certains membres de votre famille obtiendront un visa touristique. Toutefois, si le malheur fait partie de votre quotidien, dites-vous qu’il ne fera pas de détour lorsque vos parents ou des membres de votre famille déposeront une demande.
Veuillez également prendre note que les demandeurs doivent convaincre l’agent des visas qu’ils rentreront dans leur pays d’origine après la durée permise de leur séjour. Alors si, par exemple, votre mère est veuve et n’a que vous comme enfant, elle sera automatiquement flouée en sol marocain, sans qu’on ait à lui donner une raison. Nous lui balancerons son dossier de demande de visa touristique (temporaire) en lui lancant un au revoir. Ne perdez donc pas votre temps si vous êtes fils unique et que votre mère est veuve. Saisissez dès maintenant que vous devrez attendre d’avoir les fonds nécessaire pour payer un voyage au Maroc à tous les membres de votre petite famille et que vous devrez faire en sorte également d’obtenir trois semaines de congé (pour que le voyage en vaille la peine) et que votre femme obtienne les mêmes congés que vous. Autrement, faites votre deuil de votre mère ou allez la visiter seul. Ne venez pas nous dire qu’elle n’a jamais fait la connaissance de son seul petit-fils et qu’elle n’a pas revue sa seule petite-fille depuis six ans. Nous nous en moquons éperdument.
Bien à vous… Le tout génial service des visas de Rabat.
Le tout est certes romancé, mais le fond de l’histoire reste vrai. Ma belle-mère s’est vue refuser sa demande de visa temporaire sans raison ce matin au service des visas de Rabat. Pourtant, elle répond à toutes les conditions exigées par Immigration Canada. Elle a un passeport valide ; elle a une bonne santé et a consulté un des médecins approuvé par Immigration Canada pour faire ses tests et se voir émettre un certificat médical attestant de son état de santé ; elle n’a pas de dossier criminel ; elle n’est pas une menace pour la sécurité canadienne ; elle a suffisamment d’argent pour subvenir à ses besoins ; nous lui avons fait parvenir une lettre d’invitation indiquant que nous la recevrons à la maison, expliquant le but de son voyage (la rencontre de son petit-fils qu’elle n’a jamais vu malgré qu’il ait trois ans, revoir sa petite-fille qu’elle n’a pas vu depuis six ans, revoir sa belle-fille qu’elle considère comme sa propre fille, voir son fils, connaître le pays d’accueil de son fils et j’en passe) ; et elle n’a évidemment aucune intention de s’installer au Canada. Il a fallu qu’on la convainque de venir en vacances ici, car elle ne voulait pas. À son âge, elle disait préférer ne pas voyager au Canada.
Alors qu’Immigration Canada laisse entrer au pays des criminels ; alors qu’un homme comme Said Jaziri, détenant un dossier criminel en France, obtient le droit d’entrer et de s’établir au Canada, on refoule des parents honnêtes qui ne voulaient qu’avoir la chance de venir en visite chez leurs enfants et voir leurs petits-enfants. Quel beau pays que le Canada. Faudrait peut-être qu’Immigration Canada précise tout ça sur leurs belles publicités pour l’immigration au Canada dans les pays du Maghreb. Nous avons besoin de vous. Mais surtout, prenez note que nous ne voulons rien savoir de vos parents et de tout membre de votre famille.
Un autre coup de gueule ce soir pour toutes ces occidentales qui viennent pleurer qu’elles se sont fait avoir par des maghrébins. Ne vous inquiétez pas, je n’excuse pas le comportement de certains maghrébins qui ne cherchent que des «visas aux yeux bleus» comme disait Fellag. Par contre, je ne comprendrai jamais ce qui se passe entre les deux oreilles de certaines occidentales qui font la connaissance d’un maghrébin via le net et qui, quelques semaines après (malheureusement, je n’exagère pas), partent au Maroc, en Algérie ou en Tunisie pour épouser vite fait ces hommes afin de rentrer ensuite en Occident pour déposer la demande de parrainage à l’immigration. Il faut aussi savoir que bien souvent, ce sont elles qui assument les frais de la demande de parrainage, car évidemment, leurs pauvres maris n’ont pas suffisamment de salaire, s’ils en ont un, pour assumer les coûts.
Comment peut-on épouser vite fait un homme qu’on ne connaissait ni d’Ève ni d’Adam quelques semaines auparavant, rentrer pour déposer une demande de parrainage et accepter, en signant la demande, d’être responsable de lui pour les cinq à dix prochaines années? Comment ose-t-on ensuite venir pleurnicher qu’on s’est faite avoir, qu’il nous a quitté quelques mois après son arrivée, qu’on fait donc pitié et que les maghrébins (ou les arabes, car bienvenue les amalgames) sont tous des salopards? Le tort se partage.
Logiquement, lorsqu’on s’intéresse à une personne d’un autre pays, on s’informe sur sa culture, sur les us et coutumes de son pays, sur la situation économique et politique du pays en question et ainsi de suite. J’imagine que certaines d’entre elles le font, du moins, je l’espère. Mais bon, en sachant que tout n’est pas rose dans les pays du Maghreb, que beaucoup de gens sont encore sous-payés alors que beaucoup d’autres n’ont pas d’emploi et aucune perspective d’avenir, on devine que pour eux, l’Occident est un idéal et que nombre d’entre eux sont prêts à tout pour y immigrer. Je ne dis pas de se méfier de tout le monde, je suis bien mariée à un marocain depuis huit ans moi, mais faudrait peut-être que ces femmes prennent le temps de les connaître, plutôt que d’aller là-bas une ou deux petites semaines, les épouser et rentrer pour déposer la demande. Je suis certaine que ces femmes sermonneraient bien une copine qui viendrait leur annoncer qu’elle a rencontré un homme dans un bar la semaine précédente, qu’elle va l’épouser la semaine qui vient et que ce dernier va emménager chez elle ensuite. Pourtant, ce qu’elles font n’est pas plus brillant. L’une de ces femmes n’a pas apprécié que je la mette en garde il y a peu de temps et elle m’a dit: «Ton mari est encore avec toi, alors je ne verrais pas pourquoi je devrais me méfier de A». Tu parles, ouais… Elle peut bien avoir demandé le divorce, laissé ses deux ados avec son ex-conjoint et avoir prit un billet pour aller épouser un jeune marocain de seize ans son cadet.
Je n’ai rien contre les gens qui se plaignent. J’en ai contre ceux qui viennent se plaindre alors qu’ils ont tout fait pour en arriver là.
C’est peut-être à cause d’elles que certaines maghrébines nous regardent de haut, nous, autres occidentales bien normales et réfléchies, lorsqu’elles nous croisent avec nos conjoints maghrébins. Elles doivent nous prendre pour ces écervelées, qui sait… Ce sujet mériterait un autre article que je ferai sûrement sous peu.
Non, je ne vous parlerai pas des quelques tracas qu’ont les nouvelles mamans qui reprennent le boulot et essaient de concilier allaitement et travail. Non, je ne vous présenterai pas une critique des divers tire-lait que l’on retrouve sur le marché. Je ne vous parlerai pas plus de mes expériences d’allaitement, non pas parce qu’elles ont été très courtes, mais parce que le sujet aujourd’hui est la tétée possiblement donnée aux collègues de travail masculins. Oui, vous avez bien lu.
En fait, deux oulémas* d’Al Azhar ont émis une fatwa** qui veut que la femme soit autorisée à donner le sein à ses collègues de travail masculins partageant son espace de bureau de sorte à prévenir tout dérapage sexuel. Eh oui, la bêtise humaine existe partout. Les spécialistes de l’Institution Islamique du Caire considèrent que le fait, pour les femmes, de donner le sein à leurs collègues masculins éviterait les idées sexuelles qui pourraient traverser l’esprit de chacun d’eux, sachant qu’un hadith mentionne que Satan profite toujours des moments où des femmes sont seules avec des hommes pour leur suggérer des idées perverses. La tétée servirait ainsi de refoulement sexuel, car dans leur idée, les hommes profitant ainsi du sein de leur collègue la considérerait plutôt comme une nourrice, une mère ou une soeur. N’est-ce pas d’un ridicule sans nom?
Pendant ce temps, on essaie d’expliquer l’Islam aux non-musulmans et de leur faire voir la différence entre l’Islam, le vrai, et les pratiques culturelles ou les abus de pouvoir au nom de la religion.
*Oulémas: Les savants de l’Islam en plus vulgarisé, dont certains sont très critiqués. On ne peut se fier à n’importe quel savant. Ceux d’Al Azhar sont reconnus pour critiquer sans cesse la «perversité» en Occident. Faut croire qu’ils ont omis de se regarder le nombril.
**Fatwa:La fatwa est un avis juridique donné par un savant islamique sur un point particulier concernant une zone plus ombragée, moins précise ou claire. Il arrive que des savants du n’importe quoi émettent des fatwas complètement ridicules. Justement, beaucoup se plaignent que trop de savants puissent émettre des fatwas, des savants qui sont très critiqués. Il faut noter qu’une fatwa n’indique pas au musulman pratiquant de suivre cet avis. Il est bien important de ne rien confondre.
Sources
http://info.france2.fr/insolite/31064572-fr.php
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/070520151349.5mfwx8iw.htm
Mon coup de gueule en ce jour férié va à ces parents sans jugement qui laissent leurs chers enfants âgés de 10 à 14 ans foutre le bordel dans les plateformes de jeux pour enfants de 2 à 5 ans. Je ne supporte pas ces parents qui sont incapables d’avoir la brillance d’esprit d’éduquer leurs jeunes, de leur apprendre le respect de base et le savoir-vivre. Alors qu’on les avise de ramasser leurs préados qui poussent allégrement les petits de 2 à 5 ans au-dessus des toboggans, ces derniers nous tirent une moue qui mériterait une gifle (question de leur remettre les idées bien en place) et donnent un super exemple à leurs sans génie mômes qui use d’arrogance lorsqu’on leur indique qu’ils devraient aller jouer plus loin, hors de la section des petits, question de ne pas les blesser.
Ce sont ces mêmes jeunes qui dans deux à trois ans ne cèderont pas leur place aux personnes âgées ou femmes enceintes dans les transports en commun. Ces mêmes jeunes qui bousculeront ces mêmes personnes afin de passer devant eux dans la file ou une entrée bondée. Ces mêmes jeunes qui ont des parents qui ne se gênent pas de passer devant les autres aux caisses des supermarchés, plutôt que de respecter la file. Pas plus tard que samedi, une de ces mères, accompagnée de son adolescente d’environ 16 ans, se trouvait marrante en se glissant devant moi dans la file pour une des caisses chez WalMart alors que je m’étais retournée un instant pour parler au DJ qui était en retrait plus loin. Elle a moins rigolé lorsque, fidèle à mon habitude, je lui ai servi un joli discours moralisateur, en faisant en sorte que tout le monde autour tende l’oreille. «Eh bien, joli exemple que vous donnez là à votre fille ma chère dame. Dites-moi, c’est votre mère qui vous a apprit à ne pas respecter les gens ainsi? Vous rigolerez peut-être moins lorsque votre charmante fille vous enverra paître d’ici peu. Non, mais vraiment, je vous félicite, quel bel héritage à transmettre à votre enfant.» Je n’ai pas eu à continuer mon petit discours (bien que j’y prenais un réel plaisir), car les gens autour se sont mis à passer des commentaires eux aussi. Fallait que je parle pour qu’ils osent tous faire de même.
La dernière fois, je vous faisais part de mon appréciation du restaurant indien Mehfil sur la Rive-Sud. Restaurant qui, je le répète, vaut cent fois le détour. Depuis, j’ai mangé à deux autres restos indiens. Un midi de la semaine dernière, le Dj et moi sommes allés au Mysore, sur Saint-Laurent, coin Rachel. Une collègue de bureau m’en avait fait que des éloges et je me disais que ça serait sympa pour un petit lunch du midi en tête-à-tête avec mon petit mari. Nous avons été déçus comme pas possible. Ce n’était pas mauvais, mais la nourriture n’était en rien parfumée. Le poulet tandoori qui, habituellement, a un goût exquis ne goûtait absolument rien. Le riz, même chose et j’évite de vous décrire le reste.
Ce soir, par contre, nous sommes allés au Ghandi sur St-Paul avec une amie marocaine qui est au Canada pour un petit mois. Je m’en délecte encore. C’était tout simplement succulent. Les entrées diverses (samokas, poulet tikka, bhaji aux oignons, pakoras, etc.) étaient savoureuses, l’assiette spéciale Ghandi (poulet tandoori, crevettes tandoori, agneau tikka, seekh kabab, salade, riz basmati) était sublime, chacun des mets étant parfumé à souhait et les pains naans, dont un à l’ail, étaient des meilleurs que j’ai pu manger. Les enfants étaient bien silencieux, concentrés à déguster les mets, mais c’est le dessert surprise que leur a offert le serveur qui a remporté le plus de succès auprès d’eux: un genre de pudding au riz et noix de coco, avec raisins secs, nappé d’un coulis d’abricots et fraises.
Le prochain resto indien que nous essaierons sera Le Taj, sur Stanley, mais d’ici là, nous changerons de continent, car la cuisine indienne est délicieuse, mais avec modération.





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