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Mais d’abord et avant tout, une petite chose que nous avons omis de vous mentionner chers immigrants marocains: vos parents, vos soeurs et frères, votre famille ne seront pas les bienvenus en terre canadienne même lorsque vous y serez convenablement établis. Certes, nous serons forcés d’accepter les demandes de visa de quelques membres de la famille de certains résidents. Nous le ferons de façon aléatoire, plus précisément, nous jouerons du «piston». Si vous avez de la chance, vos parents ou certains membres de votre famille obtiendront un visa touristique. Toutefois, si le malheur fait partie de votre quotidien, dites-vous qu’il ne fera pas de détour lorsque vos parents ou des membres de votre famille déposeront une demande.
Veuillez également prendre note que les demandeurs doivent convaincre l’agent des visas qu’ils rentreront dans leur pays d’origine après la durée permise de leur séjour. Alors si, par exemple, votre mère est veuve et n’a que vous comme enfant, elle sera automatiquement flouée en sol marocain, sans qu’on ait à lui donner une raison. Nous lui balancerons son dossier de demande de visa touristique (temporaire) en lui lancant un au revoir. Ne perdez donc pas votre temps si vous êtes fils unique et que votre mère est veuve. Saisissez dès maintenant que vous devrez attendre d’avoir les fonds nécessaire pour payer un voyage au Maroc à tous les membres de votre petite famille et que vous devrez faire en sorte également d’obtenir trois semaines de congé (pour que le voyage en vaille la peine) et que votre femme obtienne les mêmes congés que vous. Autrement, faites votre deuil de votre mère ou allez la visiter seul. Ne venez pas nous dire qu’elle n’a jamais fait la connaissance de son seul petit-fils et qu’elle n’a pas revue sa seule petite-fille depuis six ans. Nous nous en moquons éperdument.
Bien à vous… Le tout génial service des visas de Rabat.
Le tout est certes romancé, mais le fond de l’histoire reste vrai. Ma belle-mère s’est vue refuser sa demande de visa temporaire sans raison ce matin au service des visas de Rabat. Pourtant, elle répond à toutes les conditions exigées par Immigration Canada. Elle a un passeport valide ; elle a une bonne santé et a consulté un des médecins approuvé par Immigration Canada pour faire ses tests et se voir émettre un certificat médical attestant de son état de santé ; elle n’a pas de dossier criminel ; elle n’est pas une menace pour la sécurité canadienne ; elle a suffisamment d’argent pour subvenir à ses besoins ; nous lui avons fait parvenir une lettre d’invitation indiquant que nous la recevrons à la maison, expliquant le but de son voyage (la rencontre de son petit-fils qu’elle n’a jamais vu malgré qu’il ait trois ans, revoir sa petite-fille qu’elle n’a pas vu depuis six ans, revoir sa belle-fille qu’elle considère comme sa propre fille, voir son fils, connaître le pays d’accueil de son fils et j’en passe) ; et elle n’a évidemment aucune intention de s’installer au Canada. Il a fallu qu’on la convainque de venir en vacances ici, car elle ne voulait pas. À son âge, elle disait préférer ne pas voyager au Canada.
Alors qu’Immigration Canada laisse entrer au pays des criminels ; alors qu’un homme comme Said Jaziri, détenant un dossier criminel en France, obtient le droit d’entrer et de s’établir au Canada, on refoule des parents honnêtes qui ne voulaient qu’avoir la chance de venir en visite chez leurs enfants et voir leurs petits-enfants. Quel beau pays que le Canada. Faudrait peut-être qu’Immigration Canada précise tout ça sur leurs belles publicités pour l’immigration au Canada dans les pays du Maghreb. Nous avons besoin de vous. Mais surtout, prenez note que nous ne voulons rien savoir de vos parents et de tout membre de votre famille.
Un autre coup de gueule ce soir pour toutes ces occidentales qui viennent pleurer qu’elles se sont fait avoir par des maghrébins. Ne vous inquiétez pas, je n’excuse pas le comportement de certains maghrébins qui ne cherchent que des «visas aux yeux bleus» comme disait Fellag. Par contre, je ne comprendrai jamais ce qui se passe entre les deux oreilles de certaines occidentales qui font la connaissance d’un maghrébin via le net et qui, quelques semaines après (malheureusement, je n’exagère pas), partent au Maroc, en Algérie ou en Tunisie pour épouser vite fait ces hommes afin de rentrer ensuite en Occident pour déposer la demande de parrainage à l’immigration. Il faut aussi savoir que bien souvent, ce sont elles qui assument les frais de la demande de parrainage, car évidemment, leurs pauvres maris n’ont pas suffisamment de salaire, s’ils en ont un, pour assumer les coûts.
Comment peut-on épouser vite fait un homme qu’on ne connaissait ni d’Ève ni d’Adam quelques semaines auparavant, rentrer pour déposer une demande de parrainage et accepter, en signant la demande, d’être responsable de lui pour les cinq à dix prochaines années? Comment ose-t-on ensuite venir pleurnicher qu’on s’est faite avoir, qu’il nous a quitté quelques mois après son arrivée, qu’on fait donc pitié et que les maghrébins (ou les arabes, car bienvenue les amalgames) sont tous des salopards? Le tort se partage.
Logiquement, lorsqu’on s’intéresse à une personne d’un autre pays, on s’informe sur sa culture, sur les us et coutumes de son pays, sur la situation économique et politique du pays en question et ainsi de suite. J’imagine que certaines d’entre elles le font, du moins, je l’espère. Mais bon, en sachant que tout n’est pas rose dans les pays du Maghreb, que beaucoup de gens sont encore sous-payés alors que beaucoup d’autres n’ont pas d’emploi et aucune perspective d’avenir, on devine que pour eux, l’Occident est un idéal et que nombre d’entre eux sont prêts à tout pour y immigrer. Je ne dis pas de se méfier de tout le monde, je suis bien mariée à un marocain depuis huit ans moi, mais faudrait peut-être que ces femmes prennent le temps de les connaître, plutôt que d’aller là-bas une ou deux petites semaines, les épouser et rentrer pour déposer la demande. Je suis certaine que ces femmes sermonneraient bien une copine qui viendrait leur annoncer qu’elle a rencontré un homme dans un bar la semaine précédente, qu’elle va l’épouser la semaine qui vient et que ce dernier va emménager chez elle ensuite. Pourtant, ce qu’elles font n’est pas plus brillant. L’une de ces femmes n’a pas apprécié que je la mette en garde il y a peu de temps et elle m’a dit: «Ton mari est encore avec toi, alors je ne verrais pas pourquoi je devrais me méfier de A». Tu parles, ouais… Elle peut bien avoir demandé le divorce, laissé ses deux ados avec son ex-conjoint et avoir prit un billet pour aller épouser un jeune marocain de seize ans son cadet.
Je n’ai rien contre les gens qui se plaignent. J’en ai contre ceux qui viennent se plaindre alors qu’ils ont tout fait pour en arriver là.
C’est peut-être à cause d’elles que certaines maghrébines nous regardent de haut, nous, autres occidentales bien normales et réfléchies, lorsqu’elles nous croisent avec nos conjoints maghrébins. Elles doivent nous prendre pour ces écervelées, qui sait… Ce sujet mériterait un autre article que je ferai sûrement sous peu.
Non, je ne vous parlerai pas des quelques tracas qu’ont les nouvelles mamans qui reprennent le boulot et essaient de concilier allaitement et travail. Non, je ne vous présenterai pas une critique des divers tire-lait que l’on retrouve sur le marché. Je ne vous parlerai pas plus de mes expériences d’allaitement, non pas parce qu’elles ont été très courtes, mais parce que le sujet aujourd’hui est la tétée possiblement donnée aux collègues de travail masculins. Oui, vous avez bien lu.
En fait, deux oulémas* d’Al Azhar ont émis une fatwa** qui veut que la femme soit autorisée à donner le sein à ses collègues de travail masculins partageant son espace de bureau de sorte à prévenir tout dérapage sexuel. Eh oui, la bêtise humaine existe partout. Les spécialistes de l’Institution Islamique du Caire considèrent que le fait, pour les femmes, de donner le sein à leurs collègues masculins éviterait les idées sexuelles qui pourraient traverser l’esprit de chacun d’eux, sachant qu’un hadith mentionne que Satan profite toujours des moments où des femmes sont seules avec des hommes pour leur suggérer des idées perverses. La tétée servirait ainsi de refoulement sexuel, car dans leur idée, les hommes profitant ainsi du sein de leur collègue la considérerait plutôt comme une nourrice, une mère ou une soeur. N’est-ce pas d’un ridicule sans nom?
Pendant ce temps, on essaie d’expliquer l’Islam aux non-musulmans et de leur faire voir la différence entre l’Islam, le vrai, et les pratiques culturelles ou les abus de pouvoir au nom de la religion.
*Oulémas: Les savants de l’Islam en plus vulgarisé, dont certains sont très critiqués. On ne peut se fier à n’importe quel savant. Ceux d’Al Azhar sont reconnus pour critiquer sans cesse la «perversité» en Occident. Faut croire qu’ils ont omis de se regarder le nombril.
**Fatwa:La fatwa est un avis juridique donné par un savant islamique sur un point particulier concernant une zone plus ombragée, moins précise ou claire. Il arrive que des savants du n’importe quoi émettent des fatwas complètement ridicules. Justement, beaucoup se plaignent que trop de savants puissent émettre des fatwas, des savants qui sont très critiqués. Il faut noter qu’une fatwa n’indique pas au musulman pratiquant de suivre cet avis. Il est bien important de ne rien confondre.
Sources
http://info.france2.fr/insolite/31064572-fr.php
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/070520151349.5mfwx8iw.htm
Mon coup de gueule en ce jour férié va à ces parents sans jugement qui laissent leurs chers enfants âgés de 10 à 14 ans foutre le bordel dans les plateformes de jeux pour enfants de 2 à 5 ans. Je ne supporte pas ces parents qui sont incapables d’avoir la brillance d’esprit d’éduquer leurs jeunes, de leur apprendre le respect de base et le savoir-vivre. Alors qu’on les avise de ramasser leurs préados qui poussent allégrement les petits de 2 à 5 ans au-dessus des toboggans, ces derniers nous tirent une moue qui mériterait une gifle (question de leur remettre les idées bien en place) et donnent un super exemple à leurs sans génie mômes qui use d’arrogance lorsqu’on leur indique qu’ils devraient aller jouer plus loin, hors de la section des petits, question de ne pas les blesser.
Ce sont ces mêmes jeunes qui dans deux à trois ans ne cèderont pas leur place aux personnes âgées ou femmes enceintes dans les transports en commun. Ces mêmes jeunes qui bousculeront ces mêmes personnes afin de passer devant eux dans la file ou une entrée bondée. Ces mêmes jeunes qui ont des parents qui ne se gênent pas de passer devant les autres aux caisses des supermarchés, plutôt que de respecter la file. Pas plus tard que samedi, une de ces mères, accompagnée de son adolescente d’environ 16 ans, se trouvait marrante en se glissant devant moi dans la file pour une des caisses chez WalMart alors que je m’étais retournée un instant pour parler au DJ qui était en retrait plus loin. Elle a moins rigolé lorsque, fidèle à mon habitude, je lui ai servi un joli discours moralisateur, en faisant en sorte que tout le monde autour tende l’oreille. «Eh bien, joli exemple que vous donnez là à votre fille ma chère dame. Dites-moi, c’est votre mère qui vous a apprit à ne pas respecter les gens ainsi? Vous rigolerez peut-être moins lorsque votre charmante fille vous enverra paître d’ici peu. Non, mais vraiment, je vous félicite, quel bel héritage à transmettre à votre enfant.» Je n’ai pas eu à continuer mon petit discours (bien que j’y prenais un réel plaisir), car les gens autour se sont mis à passer des commentaires eux aussi. Fallait que je parle pour qu’ils osent tous faire de même.
La dernière fois, je vous faisais part de mon appréciation du restaurant indien Mehfil sur la Rive-Sud. Restaurant qui, je le répète, vaut cent fois le détour. Depuis, j’ai mangé à deux autres restos indiens. Un midi de la semaine dernière, le Dj et moi sommes allés au Mysore, sur Saint-Laurent, coin Rachel. Une collègue de bureau m’en avait fait que des éloges et je me disais que ça serait sympa pour un petit lunch du midi en tête-à-tête avec mon petit mari. Nous avons été déçus comme pas possible. Ce n’était pas mauvais, mais la nourriture n’était en rien parfumée. Le poulet tandoori qui, habituellement, a un goût exquis ne goûtait absolument rien. Le riz, même chose et j’évite de vous décrire le reste.
Ce soir, par contre, nous sommes allés au Ghandi sur St-Paul avec une amie marocaine qui est au Canada pour un petit mois. Je m’en délecte encore. C’était tout simplement succulent. Les entrées diverses (samokas, poulet tikka, bhaji aux oignons, pakoras, etc.) étaient savoureuses, l’assiette spéciale Ghandi (poulet tandoori, crevettes tandoori, agneau tikka, seekh kabab, salade, riz basmati) était sublime, chacun des mets étant parfumé à souhait et les pains naans, dont un à l’ail, étaient des meilleurs que j’ai pu manger. Les enfants étaient bien silencieux, concentrés à déguster les mets, mais c’est le dessert surprise que leur a offert le serveur qui a remporté le plus de succès auprès d’eux: un genre de pudding au riz et noix de coco, avec raisins secs, nappé d’un coulis d’abricots et fraises.
Le prochain resto indien que nous essaierons sera Le Taj, sur Stanley, mais d’ici là, nous changerons de continent, car la cuisine indienne est délicieuse, mais avec modération.
J’ai parfois l’esprit de persuasion. Parfois? Non, c’est faux. Je dirais plutôt que je sais être persuasive dès qu’il s’agit d’un truc que je désire vivement. Aujourd’hui, ce qui hantait mes désirs était le tout nouveau spectacle de Gad «Papa est en haut». Toute excitée, je me jette au salon (c’est le cas de le dire):
Moi, excitée comme une gamine: «Fayyyyyyyy, Gad sort son nouveau spectacle en grande première à Montréal en juillet.»
Le DJ fronçant les sourcils en me voyant venir: «Ah… et les billets sont à combien?»
Moi, prenant un petit air charmeur: «Comme d’hab, il y en a de tous les prix, mais pour Gad, ça ne sert à rien de flamber du fric pour ne rien voir et être à l’arrière. Donc, pour de bonnes places, 175$ environ pour nous deux.»
Mon DJ, un petit sourire en coin: «Tout de même cher et pour les enfants on fera comment?»
Moi: «En juillet M. le DJ, ta mère sera arrivée depuis un mois, elle restera à la maison avec les enfants!»
Lui, cherchant des arguments, en se disant sûrement que sa femme lui coûte cher: «Et si elle ne venait pas…»
Moi, convainquante: «Ben voyons, ta mère arrive dans trois semaines et si jamais elle ne vient pas, nous serons dans la plus grande des merdes, car la princesse n’a pas de camp de jour de prévu pour l’été.»
Le voyant presque convaincu, j’ajoute: «Non mais tu sais, ça me ferait un joli cadeau de fête d’avance.»
Les secondes s’écoulent et il reste là, l’air dubitatif…
Moi: «Alors, ça te dit? Allez, première mondiale en plus!»
Lui, cessant de me faire languir: «Bien qu’est-ce que tu attends pour les prendre ces billets?»
Ce n’est pas que j’ais besoin de l’autorisation de Monsieur le DJ pour me prendre des billets. J’aurais très bien pu me les prendre sans dire mot, mais bon, étant donné que je l’ai déjà surpris en prenant des places pour le spectacle de Rachid Gadoury en octobre, fallait bien que je lui laisse le pouvoir de la décision, question qu’il ait l’impression qu’il a eu l’idée du siècle. Psychologie féminine… Haha, il va me tuer s’il lit ça.
Nombre d’enseignants et de futurs enseignants d’anglais postulant dans des commissions scolaires québécoises francophones se plaignent de devoir passer le test de français que tous les enseignants doivent passer. Bien que je comprenne que ces enseignants n’auront pas à exposer leurs connaissances grammaticales de la langue française devant leurs étudiants, je trouve tout à fait légitime qu’on songe enfin à faire passer un test de français à tous les futurs enseignants ou enseignants désirant obtenir un nouveau poste, tout comme je trouverais légitime qu’on exige de moi que je maîtrise suffisamment l’anglais si je postulais comme enseignante du français dans une institution anglophone. L’ancien système a embauché bien des enseignants cumulant nombreuses lacunes et ce n’est que maintenant que les employeurs se réveillent et exigent un minimum nécessaire. Évidemment, les standards à atteindre pour les enseignants d’anglais ne sont pas les mêmes que pour les enseignants de français ou autres. Alors qu’on exigera des enseignants de français une moyenne de 80 ou 85%, on demandera aux enseignants d’anglais ou d’éducation physique d’avoir une moyenne de 60%. N’est-ce pas normal qu’un enseignant du primaire ou du secondaire, toutes matières confondues, maîtrise les grandes lignes de la grammaire française et soit en mesure de rédiger un texte qui se tienne?
En quoi devrions-nous avoir deux mesures? Nous sommes dans un pays où il y a deux langues officielles. Alors pourquoi se plaindre qu’on exige le minimum dans l’autre langue? Ça me fait penser à cette habitude au gouvernement. On exige des fonctionnaires francophones qu’ils soient bilingues, alors que ce n’est pas ce qu’on exige des anglophones. Il serait temps de faire un petit redressement là aussi. Nous n’avons qu’à nous remémorer l’adoption de la loi sur les langues officielles en 1969 grâce à Pierre Elliot Trudeau. C’était une garantie, pour les francophones du Canada et les anglophones du Québec (surtout), d’accéder aux services gouvernementaux et à l’éducation dans leur langue. Bonne chose. Mais dans cette idée de justice, il faudrait aussi demeurer justes et avoir les mêmes demandes pour les postes dans l’une ou l’autre des langues.
Et vous, pensez-vous que nos enseignants d’anglais langue seconde au Québec devraient prouver, comme tous les enseignants du Québec, qu’ils maîtrisent la langue française?
Je lisais les interventions de certains participants à un blogue «populaire» ce midi et je me disais que les choses changeaient peu malgré le temps qui avançait. Alors que nous sommes à l’ère des technologies et de l’accès facile à l’information, les citoyens incultes se multiplient. Toutes les raisons sont bonnes pour se complaire dans l’ignorance. Certaines personnes diront qu’elles ne suivent pas l’actualité parce que ça les attriste ; d’autres, vouant un culte à l’égoïsme, affirmeront qu’elles en ont suffisamment de leur petite vie ; d’autres font dans la paresse intellectuelle.
Si encore ces personnes ne se permettaient pas de participer à des débats sur des sujets dont elles ignorent les tenants et les aboutissants. Si au moins elles avaient la brillance d’esprit, en donnant leur opinion, de préciser qu’elles n’y connaissent absolument rien, mais qu’à première vue, elles pensent que…
Il fut un temps où ces personnes m’enrageaient avec leurs discours (si on peut appeler ça ainsi) colportant tout et n’importe quoi. J’étais prise de violences en les entendant débiter leurs conneries, j’étais offusquée que ces gens ne prennent pas la peine de bien s’informer et préfèrent vivre dans le laxisme, la facilité. Cette période passa et laissa place à un sentiment de tristesse. J’étais peinée à l’idée qu’ils fassent dans les amalgames et l’ignorance totale. Je me donnais comme mission non officielle de les informer du mieux que je le pouvais. Si je pouvais rendre une seule âme moins idiote, je me sentirais mieux. Si je pouvais faire en sorte d’éduquer un seul parent dont l’enfant croiserait peut-être un jour les miens et n’aurait pas eu comme information que les musulmans sont tous une bande d’illuminés, j’y gagnais au change.
Cette période a prit fin il n’y a pas si longtemps. Depuis quelque temps, je rigole lorsque j’entends ou je lis des conneries concernant l’Islam, les religions ou les diverses cultures. Oui, je souris en me disant que ces personnes passent à côté des vraies richesses de la vie. Qu’y a-t-il de plus riche que d’apprendre au contact de l’autre? Qu’y a-t-il de plus enrichissant que de s’ouvrir aux différences, que de les accueillir et d’essayer de voir à travers les yeux de l’autre? Personne n’a jamais demandé à ces personnes de comprendre l’autre et de s’identifier à ses croyances et ses idées. Personne sauf ces êtres défaillants, avides de pouvoir et de richesse, qui désirent imposer leurs lois, leur dictature et veulent tout contrôler en prenant en otage la religion, de sorte à camoufler leurs vrais intentions. Alors pendant que ces personnes vouent une haine aux religions, à l’Islam surtout, moi, je me moque bien d’elles, car elles ont raté le train de la vie et s’entêtent à regarder passer les trains pour les retardataires, en pleurant sur leur pauvre sort, après le départ de chacun de ces trains.
Juste avant de quitter le bureau, je surfais en vitesse pour lire un article sur un blogue et j’ai vu qu’il y avait un nouvel article. Je m’étais dit que j’allais le lire en rentrant. J’arrive plus tard et de chez moi, oh, semble-t-il qu’il n’y a pas de nouvel article. Bon, je me dis que je devais avoir halluciné ceci. Mais voilà que j’ouvre mon compte sur un forum marocain que je fréquente et alors qu’au bureau, j’avais vu que j’avais reçu deux nouveaux messages privés, je n’ai aucun message non lu d’ici. En fait, les deux nouveaux messages en question se sont envolés. Hypothèse valable: la mise à jour de mon fournisseur internet tarde comparativement à d’autres fournisseurs (ou quelque chose du genre). Hypothèse non valable: Des petits hommes verts m’ayant kidnappée sur ma pause du midi m’ont fait consommé des substances illicites à mon insu et ont effacé tout souvenir de cet événement de ma mémoire.
Alors que je revenais de chez la coiffeuse, il court vers moi, touche mes cheveux et s’exclame: «Mamannnnnnnnnnnnnnn! Tu as peinturé tes cheveux!!!!!!!» laissant tomber ses deux bras dans un geste de découragement.
Voilà à quoi ressemble une Kennza. Ne faites pas attention à la pose, c’est ce que ça donne lorsque le DJ n’y est pas pour faire office de photographe. Big et Mya, vous allez être déçues, car mes cheveux ne sortent pas bien avec mon appareil numérique. Ils paraissent foncés et on voit à peine les mèches, mais bon, je vous mets tout de même quelques photos.
P.S. Ne faites pas de cauchemars là! Même si je fais peur, je ne frappe personne. Enfin, je ne frappe plus personne. hahahaha
L’établissement était tout neuf. Les délais prévus étaient respectés. Chose surprenante pour le Maroc, sachant combien les procédures administratives sont lentes et complexes, chacun s’amusant à relancer la balle à l’autre. À ce sujet, je me rappelle ce jour où nous préparions notre dossier pour l’autorisation de mariage (c’est bien compliqué lorsqu’il s’agit d’un couple mixte) et qu’à la mairie, le mec nous avait dit qu’il nous faudrait revenir avec tel papier en main, seul papier manquant. Lorsque nous y étions retournés en après-midi, c’était un autre employé qui lui, nous annonçait que non, ce papier n’était pas nécessaire, mais qu’en fait, il nous faudrait tel autre papier. Exaspérations… Le manège avait duré trois mois. Trois longs mois où nous passions de bureaux en bureaux, de Tanger à Rabat: de la mairie au commissariat, du notaire au consulat, du procureur à la mairie. Trois courts mois en fait, car nous avions usé des contacts familiaux, autrement, nous en aurions bien eu pour six mois.
Je disais donc que, chose surprenante, les formalités administratives n’avaient pas mis un frein à l’ouverture prévue de l’école. J’avais pu rencontrer la direction et la majorité des professeurs que je côtoierais. J’avais fait la liste du matériel nécessaire pour ma classe, du nombre de tables et chaises jusqu’aux pots de gouache et de pinceaux. Que c’était excitant d’aménager cette classe du rez-de-chaussée où d’ici trois semaines, j’accueillerais mes deux groupes d’élèves ; de jeunes marocains âgés de trois à cinq ans. Je m’inquiétais peu de ne pas encore tout comprendre du dialecte marocain, car les petits sauraient se faire entendre, je n’en doutais pas. Je ne songeais pas une seconde aux difficultés de communication avec les parents. En fait, naïvement, je me disais qu’étant donné qu’il s’agissait d’une école privée, une école que fréquenteraient des jeunes nantis dont les parents avaient forcément un bon emploi et une bonne instruction, je pourrais communiquer en français. Je n’avais pas songé une seconde que ce seraient les «bonnes» qui ramèneraient les enfants à l’école et avec qui je devrais communiquer. Heureusement, mes collègues marocaines étaient là pour me venir en aide et m’écrire sur un bout de papier la traduction de ce que je voulais transmettre comme message.
J’en étais venue à un accord avec la direction. Pour les deux premiers mois, je ne toucherais qu’un maigre salaire de 1700 dirhams (tout de même le salaire minimum marocain à cette époque). Mais après ces deux mois, j’aurais le salaire demandé (pas si exorbitant, car tout ce que je voulais, c’était m’occuper, me sentir utile, enseigner et on vivait déjà très bien avec les salaires du DJ) et j’aurais aussi le transport fournis (le minibus de l’école). Au début tout était si beau. J’avais tout le matériel nécessaire, ma classe était superbe, mes collègues étaient toutes sympathiques, mes élèves avaient chacun leur charme. Même le petit Karim qui s’amusait à uriner dans un des coins de la classe que pour m’embêter était adorable en d’autres moments. Ayant pour règle de ne leur parler qu’en français en tout temps, il leur fallu peu de temps à ces mômes pour comprendre ce que je déblatérais. Encore faut-il préciser que je ne leur servais pas mon accent québécois. Je l’avais mis au placard pour mieux me faire comprendre de ma belle-famille et des amis. Les mois s’écoulaient et chaque mois qui passait en était un de plus où je pouvais me répéter avec satisfaction que j’enseignais que parce que ça me plaisait, car mon salaire était toujours le même et personne n’avait encore eu le bonheur d’apercevoir le minibus de l’école. Chaque matin, je hélais un taxi et demandais au chauffeur de se rendre près du Consulat d’Espagne. C’était plus simple que de lui demander de me conduire dans le quartier California, à l’école dont ils n’avaient pas entendu parler pour la plupart. Peu surprenant, car lorsque je demandais aux taxistas de me conduire à Medi1 (chaîne radiophonique qu’ils écoutaient tous pour la plupart lorsqu’ils n’écoutaient pas une cassette de Mohammed Marakchi ou Kadem El Saher) afin d’aller y rejoindre le DJ, rares étaient ceux qui savaient où c’était. Je devais préciser «rass msallah» pour qu’ils saisissent enfin où je voulais me rendre. Alors une nouvelle école privée, autant dire qu’ils ne connaissaient pas du tout et ne cherchaient pas à connaître.
Un lundi matin, j’appris qu’on n’avait plus l’autorisation de faire des photocopies pour nos élèves avec le photocopieur de l’école. «Où dois-je les faire alors?» que j’avais demandé au directeur. «À vos frais, partout où ils en font» m’avait-il répondu. C’est à ce moment que je perdis mon sourire qui m’accompagnait chaque jour. Alors que j’avais souri la semaine précédente lorsqu’on m’avait annoncé que je devrais apprendre l’hymne national marocain pour ensuite le «chanter» avec mes élèves chaque matin, je rageais ce matin-là en essayant de me rappeler les paroles autres que les deux premières phrases: «manbita al ahrar, machriqa al anwar*» et la dernière: «Allah, Al Watan, Al Malik**». Alors que le petit Karim me flanqua un coup de pied sur le tibia lorsque je lui demandai de nettoyer le coin qu’il avait encore arrosé, je me dis que c’était une bonne chose que d’être enceinte. J’allais quitter l’établissement et comme me le dit effrontément le directeur, sa nièce se ferait un plaisir de prendre mon poste pour un salaire de 1000 dirhams. L’établissement n’avait pas eu à faire face à des annulations d’inscription car il avait ouvert ses portes à la date promise, mais il perdit vite la face lorsque ses meilleurs enseignants furent remplacés par du personnel non qualifié, acceptant des salaires de misère, salaires qui les sortiraient de leur misère.
C’est ça aussi le Maroc, mais je vais vous dire, je serais prête à retourner y vivre dès demain.
*Manbita al ahrar, machriqa al anwar: Berceau des hommes libres, source des lumières
** Allah, Al Watan, Al Malik: Dieu, la patrie, le roi
En ce jour où l’on souligne le courage, la patience, l’énergie, l’imagination, la créativité, le sens de l’organisation et l’amour des mamans, je vous souhaite toutes une belle journée sous le soleil, entourées de votre petite famille. Et n’attendez pas qu’on vous fasse plaisir, gâtez-vous! Les petits bonheurs commencent par ceux que l’on s’accorde avant tout.
De mon côté, mes deux cocos m’ont fabriqué de superbes cadeaux. Le petit prince de trois ans m’a fait un joli bricolage avec des fleurs, des coccinelles, sa main en gouache comme image de fond. Il était bien fier que je l’accroche sur le frigo avec la vingtaine de bricolages de sa soeur. La princesse de bientôt sept ans pour sa part m’a fait une superbe assiette décorative, avec un énorme papillon coloré au centre de la fresque ainsi qu’un joli arragement de fleurs séchées dans un pot. Faut voir la carte qu’elle a fabriquée. À l’intérieur, on peut y lire: « Chère maman, je t’aime parce que tu m’amènes au McDonald. Cette semaine je vais me lever à l’heure. Tu es la maman la plus merveilleuse du monde.» Et moi, je me suis gâtée en me payant une nouvelle tête. Résultat pour les curieuses: J’adoreeee ma nouvelle tête. Une photo plus tard si mon appareil numérique décide de collaborer. Sinon, bien demandez à Milys, on a prit un café ensemble hier soir.
Qui me permet de relaxer une longue heure et demie le midi. Mais j’aime encore plus mon boulot, lorsque je mange mon lunch en vitesse et que je sors profiter du soleil, pour ensuite faire mes petits achats au Complexe Desjardins et flâner chez Archambault sur le chemin du retour.
Ils étaient là à nous scruter, se demandant peut-être ce qu’une gawria* pouvait avoir de particulier. En fait, je ne sais trop ce qu’ils avaient en tête en nous voyant faire les nombreux voyages entre le premier étage et le trottoir. Des images précises? Le désir de s’immiscer au premier pour épier nos gestes? Se laissaient-ils porter par le flot, espérant, devinant nos mots? Ce que j’en sais, c’est que les jours défilaient et le mal qui les habitait avait gagner les résidents de l’immeuble, mais également toutes les âmes de ce quartier nommé Castilla. Ce n’est pas tous les jours qu’une 9ab9obia** s’installait dans leur quartier. Des sourires discrets des premiers moments naquirent des Salamou Alaikoum respectueux. Il faut dire que le sympathique petit couple de concierges de notre immeuble avait informé à peu près tout le monde que l’étrangère comprenait le dialecte marocain et usait de toutes les formules de politesse et il va sans dire que le gardien du quartier avait aussi prit soin de propager la bonne nouvelle.
Certes, tout cela aurait pu me choquer, mais il n’en était rien. J’appréciais ce naturel amical, je me plaisais dans ces salutations, car bien qu’elles pouvaient paraître que formules dictées par un automatisme culturel, je savais qu’elles étaient toutes intéressées. C’est ainsi que je pris plaisir à saluer tout un chacun, à reconnaître le voisin du dessus en lui souriant, à demander des nouvelles des enfants de nos concierges, à m’enquérir de la mère de la dame de l’immeuble voisin. Lorsque je rendais visite à ma belle-mère, j’appréciais que le chien du gardien de son quartier vienne à ma rencontre au-dessus de la côte, près de la salle de basket, m’accompagnant jusqu’à l’entrée de l’immeuble un peu plus bas. Il avait suffit d’un petit mois pour que je fasse partie intégrante de mon quartier, mais aussi du tout Tanger. Je croisais chaque jour, à divers endroits, des personnes que je connaissais ou qui me connaissaient et me saluaient, disant ensuite à la personne qui les accompagnait que j’étais la canadienne ou pour d’autres la femme du DJ bossant à Medi1 ou encore pour d’autres l’enseignante de l’École Noure. La référence changeait selon la personne que je croisais. Il fallu moins d’un mois pour que mon boucher devine ce que je voulais ; moins d’un mois pour que je demande à mon petit épicier du quartier d’inscrire la note dans son carnet (et le mien) question que je repasse payer quand j’aurais plus de temps. Quelques mois plus tard, alors que je venais tout juste de rentrer à la maison avec ma petite merveille née le jour précédent, une voisine frappa pour me féliciter et m’offrir un énorme bouquet de fleurs et quelques plats. Cette voisine dont j’ignorais même le prénom, mais avec qui j’avais quelques petites conversations de politesse chaque jour où je la croisais, m’offrit son aide en cas de besoin.
Cette familiarité pouvant laisser, aux premiers contacts, un sentiment d’envahissement avait vite fait partie de mes habitudes quotidiennes. J’appréciais cet intérêt porté envers tout un chacun. Je l’appréciais d’autant plus lorsque je songeais à ces voisins de mon immeuble de l’Île-des-Soeurs, que je ne connaissais que de visage, qui auraient été bien surpris et peut-être choqués si j’avais osé les saluer en prenant des nouvelles de leur famille. Alors qu’au Québec, je n’avais pas vraiment remarqué cet individualisme, ce nombrilisme, il me sautait en plein visage au Maroc. C’était là ce qu’on pouvait appeler un choc culturel.
*Gawria: occidentale
**9ab9obia: québécoise
En ce samedi après-midi de flemme totale (repos de la guerrière haha), j’en étais à surfer sur divers blogues, douteux pour certains (mais là n’est pas le sujet), et je suis tombée sur quelques écrits masculins vociférants contre le concept de la «femme de sa vie» (ou de l’homme de sa vie, c’est du pareil au même). Si l’on s’arrête à ce concept pour ce qu’il est dans la vision de la plupart des gens, je dois avouer que je le trouve tout aussi ridicule. Mais, fidèle à mon habitude, je ne me suis pas arrêtée à la définition première.
Je crois au concept de la femme de sa vie (ou de l’homme de sa vie) dans la mesure où on en fait une lecture plus adaptée. Comment une personne pourrait être l’amour de notre vie, alors que nous la rencontrons bien des années après que notre vie soit entamée? Si le concept était de désigner la vie entière, il ne serait pas valable en soi. Oui, allez-y, souriez. N’empêche que c’est bien moins ridicule de le voir ainsi que de se limiter à sa première définition. Affirmer à vingt-cinq ou trente ou quarante-trois ans avoir enfin trouver l’homme ou la femme de sa vie signifierait qu’au fond, nous l’avons déniché bien trop tard. Le concept se doit d’être plus ouvert. La femme ou l’homme de sa vie est celle ou celui du moment qui répond à nos attentes, nos espoirs (on ne parle évidemment pas de passade ou autre). Celle ou celui qui emprunte le chemin que l’on parcourt sur une période donnée, avant de peut-être prendre une autre voie. Nous sillonnerons les courbes, les difficultés ; nous repousserons quelques branches, quelques cailloux et nous déplacerons parfois des rochers. Un jour peut-être, nous ferons face à un obstacle plus sérieux, de là, peut-être que l’un décidera de prendre un raccourci par quelques sentiers, alors que l’autre se fabriquera une embarcation de fortune et prendra le large. Reste que ces personnes auront été la femme ou l’homme de la vie de l’autre, pour une période donnée, en y laissant leur marque parmi nos décisions du moment. Elles feront partie entière, et pour le reste de notre vie, de nos souvenirs.
Un concept tel que l’être de notre vie a besoin d’oxygène pour être. On ne peut l’étouffer dans une réalité si exigüe telle que plusieurs la définissent. En regardant le tout ainsi, dites-moi, avez-vous ou avez-vous eu des hommes ou des femmes de votre vie?
Je recherche désespérément (ou presque) un bon coiffeur (ou une bonne coiffeuse, bien que par expérience, j’ai toujours été déçue des coiffeuses et jamais des coiffeurs) à Montréal ou dans les environs. J’ai envie d’un excellent coiffeur où je peux y aller à tête reposée et lui dire que ma seule demande est qu’il me fasse un truc qui m’aille bien et qui fasse changement (coupe, teinte, mèches, ce que bon lui semble…). Un truc pas trop flyé tout de même (je suis une mère de famille qui se respecte! hahahaha), mais quelque chose de sympa, de différent avec style et classe.
Alors, vous avez des suggestions? Je me balance un peu du prix, tant qu’il reste dans le domaine du raisonnable (on s’entend que je n’irai pas brûler 300$ pour mes cheveux).
Cet après-midi, en travaillant, je me disais que j’écrirais un billet sur Rachida Dati en rentrant, mais faute de temps, je le ferai plus tard. J’ai tout plein de choses à terminer avant l’arrivée de mes parents pour le souper. Je déteste rentrer en semaine et être débordée, mais bon, étant donné qu’ils arrivent du Saguenay, je vais aller terminer le tout en compagnie de mon DJ qui a tout de même fait le repas (c’est qu’il cuisine très très très bien) et la plupart du ménage. Reste les bains des enfants, du lavage, les planchers à laver et les devoirs et leçons de la princesse Yasmeen à faire.
Deux petits bonheurs de ma journée: j’ai finalement droit à une semaine de vacances cet été. J’ai donné comme premier choix la semaine de juillet durant laquelle se déroulera le Festival des Nuits d’Afrique. J’espère l’obtenir inchallah. Ma belle-mère a finalisé ses trucs et a son passeport en main. Nous lui enverrons la lettre d’invitation par fax d’ici vendredi et elle déposera sa demande de visa pour trois mois environ. Ahhh, la belle-mère ici tout l’été. Les enfants et le DJ vont être heureux, moi aussi d’ailleurs, car contrairement à bien des femmes, j’adore ma belle-mère.
Je vous annonce qu’il ne faut pas être n’importe qui pour commenter tout normalement sur certains blogues. Je peux comprendre les raisons des blogues modérés où la réponse n’apparaît qu’après acceptation du propriétaire du blog. Reste que je ne comprendrai jamais ces personnes qui désirent bloguer sur un espace public en triant les commentaires. Qu’on décide de rejeter un commentaire parce que l’auteur est mesquin et use d’insultes, je trouve ça tout à fait légitime. Par contre, lorsqu’on rejette un commentaire que parce qu’on ne veut pas de commentaires de cette personne ou qu’on ne désire que des commentaires de notre petite clique et non des inconnus, lorsqu’on bloque un commentaire que parce qu’il donne un avis un tant soit peu contraire au nôtre, c’est qu’on a tout simplement pas saisi ce qu’était le phénomène de la blogsphère. J’irais même jusqu’à comparer cette attitude à celle de ces personnes qui passent leur temps à couper la parole aux autres, pour ne pas entendre ce qu’ils ont à dire.
Alors chers membres blogsphériens pensant faire partie d’une sphère plus élevée que les autres, ce soir, je vous le dis, il est possible de vous créer un blogue privé dont vous donnerez l’accès qu’à vos admirateurs. N’est-ce pas génial? Ainsi, les gens (dont moi) ne perdront plus de leur temps (tout de même précieux) pour commenter sérieusement un de vos articles.
Ceci était une gracieuseté de la montée laiteuse de la semaine.





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