En ce samedi après-midi de flemme totale (repos de la guerrière haha), j’en étais à surfer sur divers blogues, douteux pour certains (mais là n’est pas le sujet), et je suis tombée sur quelques écrits masculins vociférants contre le concept de la «femme de sa vie» (ou de l’homme de sa vie, c’est du pareil au même). Si l’on s’arrête à ce concept pour ce qu’il est dans la vision de la plupart des gens, je dois avouer que je le trouve tout aussi ridicule. Mais, fidèle à mon habitude, je ne me suis pas arrêtée à la définition première.

Je crois au concept de la femme de sa vie (ou de l’homme de sa vie) dans la mesure où on en fait une lecture plus adaptée. Comment une personne pourrait être l’amour de notre vie, alors que nous la rencontrons bien des années après que notre vie soit entamée? Si le concept était de désigner la vie entière, il ne serait pas valable en soi. Oui, allez-y, souriez. N’empêche que c’est bien moins ridicule de le voir ainsi que de se limiter à sa première définition. Affirmer à vingt-cinq ou trente ou quarante-trois ans avoir enfin trouver l’homme ou la femme de sa vie signifierait qu’au fond, nous l’avons déniché bien trop tard. Le concept se doit d’être plus ouvert. La femme ou l’homme de sa vie est celle ou celui du moment qui répond à nos attentes, nos espoirs (on ne parle évidemment pas de passade ou autre). Celle ou celui qui emprunte le chemin que l’on parcourt sur une période donnée, avant de peut-être prendre une autre voie. Nous sillonnerons les courbes, les difficultés ; nous repousserons quelques branches, quelques cailloux et nous déplacerons parfois des rochers. Un jour peut-être, nous ferons face à un obstacle plus sérieux, de là, peut-être que l’un décidera de prendre un raccourci par quelques sentiers, alors que l’autre se fabriquera une embarcation de fortune et prendra le large. Reste que ces personnes auront été la femme ou l’homme de la vie de l’autre, pour une période donnée, en y laissant leur marque parmi nos décisions du moment. Elles feront partie entière, et pour le reste de notre vie, de nos souvenirs.

Un concept tel que l’être de notre vie a besoin d’oxygène pour être. On ne peut l’étouffer dans une réalité si exigüe telle que plusieurs la définissent. En regardant le tout ainsi, dites-moi, avez-vous ou avez-vous eu des hommes ou des femmes de votre vie?