En ce samedi après-midi de flemme totale (repos de la guerrière haha), j’en étais à surfer sur divers blogues, douteux pour certains (mais là n’est pas le sujet), et je suis tombée sur quelques écrits masculins vociférants contre le concept de la «femme de sa vie» (ou de l’homme de sa vie, c’est du pareil au même). Si l’on s’arrête à ce concept pour ce qu’il est dans la vision de la plupart des gens, je dois avouer que je le trouve tout aussi ridicule. Mais, fidèle à mon habitude, je ne me suis pas arrêtée à la définition première.
Je crois au concept de la femme de sa vie (ou de l’homme de sa vie) dans la mesure où on en fait une lecture plus adaptée. Comment une personne pourrait être l’amour de notre vie, alors que nous la rencontrons bien des années après que notre vie soit entamée? Si le concept était de désigner la vie entière, il ne serait pas valable en soi. Oui, allez-y, souriez. N’empêche que c’est bien moins ridicule de le voir ainsi que de se limiter à sa première définition. Affirmer à vingt-cinq ou trente ou quarante-trois ans avoir enfin trouver l’homme ou la femme de sa vie signifierait qu’au fond, nous l’avons déniché bien trop tard. Le concept se doit d’être plus ouvert. La femme ou l’homme de sa vie est celle ou celui du moment qui répond à nos attentes, nos espoirs (on ne parle évidemment pas de passade ou autre). Celle ou celui qui emprunte le chemin que l’on parcourt sur une période donnée, avant de peut-être prendre une autre voie. Nous sillonnerons les courbes, les difficultés ; nous repousserons quelques branches, quelques cailloux et nous déplacerons parfois des rochers. Un jour peut-être, nous ferons face à un obstacle plus sérieux, de là, peut-être que l’un décidera de prendre un raccourci par quelques sentiers, alors que l’autre se fabriquera une embarcation de fortune et prendra le large. Reste que ces personnes auront été la femme ou l’homme de la vie de l’autre, pour une période donnée, en y laissant leur marque parmi nos décisions du moment. Elles feront partie entière, et pour le reste de notre vie, de nos souvenirs.
Un concept tel que l’être de notre vie a besoin d’oxygène pour être. On ne peut l’étouffer dans une réalité si exigüe telle que plusieurs la définissent. En regardant le tout ainsi, dites-moi, avez-vous ou avez-vous eu des hommes ou des femmes de votre vie?





6 comments
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5 mai 2007 à 6:46
Onassis
J’ai eu beaucoup de vies
6 mai 2007 à 9:28
moioulautre
Dans ma vie, il y a eu plusieurs personnes significatives, qui ont fait un bout de chemin avec moi. Au moment où je disais, “c’est l’homme de ma vie”, c’était vrai, dans la mesure qu’à ce moment là, personne n’aurait pu prendre sa place. Cependant, la vie étant ce qu’elle est, j’ai changé, et les hommes aussi.
2 hommes ont vraiment marqué ma vie, le père de mon fils, puis, mon mari actuel. C’est avec le recul qu’on peut le dire, rarement quand on est “dedans”.
C’est une expression tellement utilisée, dès qu’on tombe en amour, souvent on veut croire que c’est LA personne de notre vie. Mais quelquefois, on déchante vite.
Ce qui m’interpelle le plus, c’est surtout quand, avant même d’avoir trouvé quelqu’un, on arrive à définir, au cm de taille près, celui qui deviendra tout pour nous. Je comprend qu’on peut avoir des critères précis, genre:
- la religion (maintenant j’ai compris :P)
- la nationalité
- la philosophie de la vie
- drogue ou pas, j’avoue que, même si je suis fumeuse, cigarette ou pas est devenue presque un critère valable.
On peut souhaiter un type de personne en général, mais quand j’entend une copine à moi, me dire les qualités/défauts/petits travers de l’homme de “sa vie”, même si elle n’en a pas pour l’instant, je peux comprendre pourquoi elle ne l’a jamais rencontré.
Bon…je retourne à l’homme de ma vie
Chantal xx
6 mai 2007 à 10:20
kennza
Effectivement Chantal, je peux aussi comprendre pourquoi ces personnes ne trouvent pas. Trop de critères, trop d’attentes.
Lollll Onassis.
6 mai 2007 à 4:14
xden
La vie n’existe qu’aux moments où on l’habite. Donc l’être de notre vie est celui qui nous convient jusqu’au bout de l’instant. Combien d’instants faut-il pour qu’ils aient un goût de vie ? Que l’on puisse parler au présent de celui qui fut et qui sera ? Sur une chaîne d’instants, combien d’à-pics ? C’est une question de hauteur, une question de vertige, à laquelle nous ne répondons qu’en nous souvenant du panorama. Ouvrons-les yeux, peut-être est-il encore là…
7 mai 2007 à 9:19
Atmen
Depuis ma dernière expèrience amoureuse qui n’a duré que 9 mois… hélas !
J’ai réalisé que cette notion de “femme de ma vie” n’avait aucun sens car utiliser à tort et dans l’euphorie de vouloir vivre le présent et le futur avec la personne que l’on pense être notre moitié.
Depuis, j’ai revu ma copie et je n’aborde la chose que sous l’angle de l’instant présent. Et de vivre pleinement les instants de bonheur qui s’offrent à nous au quotitdien… Sans vouloir trop extrapoller sur une hypothétique vie commune jusqu’au crépuscule de notre vie.
7 mai 2007 à 12:09
kennza
@Atmen
Justement, c’est souvent après coup que l’on peut affirmer que cette personne aura marqué cette période précise de notre vie, comme le souligne Moioul’autre et xden.
En pensant, bienvenue ici.
@xden
Je ne suis pas prête à dire que l’être de notre est celui qui nous convient jusqu’au bout de l’instant, car parfois, on n’est avec un être de passage, un truc pas sérieux qui ne nous marquera pas vraiment. C’est donc ensuite, comme tu le mentionnes, en revisionnant le panorama, que nous pouvons affirmer que tel et tel est l’être de notre vie. Ou encore, lorsqu’on a accumulé suffisamment d’années auprès d’une personne pour être en mesure d’affirmer qu’il marque notre vie depuis une certaine période.