Mon coup de gueule en ce jour férié va à ces parents sans jugement qui laissent leurs chers enfants âgés de 10 à 14 ans foutre le bordel dans les plateformes de jeux pour enfants de 2 à 5 ans. Je ne supporte pas ces parents qui sont incapables d’avoir la brillance d’esprit d’éduquer leurs jeunes, de leur apprendre le respect de base et le savoir-vivre. Alors qu’on les avise de ramasser leurs préados qui poussent allégrement les petits de 2 à 5 ans au-dessus des toboggans, ces derniers nous tirent une moue qui mériterait une gifle (question de leur remettre les idées bien en place) et donnent un super exemple à leurs sans génie mômes qui use d’arrogance lorsqu’on leur indique qu’ils devraient aller jouer plus loin, hors de la section des petits, question de ne pas les blesser.

Ce sont ces mêmes jeunes qui dans deux à trois ans ne cèderont pas leur place aux personnes âgées ou femmes enceintes dans les transports en commun. Ces mêmes jeunes qui bousculeront ces mêmes personnes afin de passer devant eux dans la file ou une entrée bondée. Ces mêmes jeunes qui ont des parents qui ne se gênent pas de passer devant les autres aux caisses des supermarchés, plutôt que de respecter la file. Pas plus tard que samedi, une de ces mères, accompagnée de son adolescente d’environ 16 ans, se trouvait marrante en se glissant devant moi dans la file pour une des caisses chez WalMart alors que je m’étais retournée un instant pour parler au DJ qui était en retrait plus loin. Elle a moins rigolé lorsque, fidèle à mon habitude, je lui ai servi un joli discours moralisateur, en faisant en sorte que tout le monde autour tende l’oreille. «Eh bien, joli exemple que vous donnez là à votre fille ma chère dame. Dites-moi, c’est votre mère qui vous a apprit à ne pas respecter les gens ainsi? Vous rigolerez peut-être moins lorsque votre charmante fille vous enverra paître d’ici peu. Non, mais vraiment, je vous félicite, quel bel héritage à transmettre à votre enfant.» Je n’ai pas eu à continuer mon petit discours (bien que j’y prenais un réel plaisir), car les gens autour se sont mis à passer des commentaires eux aussi. Fallait que je parle pour qu’ils osent tous faire de même.