Un autre coup de gueule ce soir pour toutes ces occidentales qui viennent pleurer qu’elles se sont fait avoir par des maghrébins. Ne vous inquiétez pas, je n’excuse pas le comportement de certains maghrébins qui ne cherchent que des «visas aux yeux bleus» comme disait Fellag. Par contre, je ne comprendrai jamais ce qui se passe entre les deux oreilles de certaines occidentales qui font la connaissance d’un maghrébin via le net et qui, quelques semaines après (malheureusement, je n’exagère pas), partent au Maroc, en Algérie ou en Tunisie pour épouser vite fait ces hommes afin de rentrer ensuite en Occident pour déposer la demande de parrainage à l’immigration. Il faut aussi savoir que bien souvent, ce sont elles qui assument les frais de la demande de parrainage, car évidemment, leurs pauvres maris n’ont pas suffisamment de salaire, s’ils en ont un, pour assumer les coûts.

Comment peut-on épouser vite fait un homme qu’on ne connaissait ni d’Ève ni d’Adam quelques semaines auparavant, rentrer pour déposer une demande de parrainage et accepter, en signant la demande, d’être responsable de lui pour les cinq à dix prochaines années? Comment ose-t-on ensuite venir pleurnicher qu’on s’est faite avoir, qu’il nous a quitté quelques mois après son arrivée, qu’on fait donc pitié et que les maghrébins (ou les arabes, car bienvenue les amalgames) sont tous des salopards? Le tort se partage.

Logiquement, lorsqu’on s’intéresse à une personne d’un autre pays, on s’informe sur sa culture, sur les us et coutumes de son pays, sur la situation économique et politique du pays en question et ainsi de suite. J’imagine que certaines d’entre elles le font, du moins, je l’espère. Mais bon, en sachant que tout n’est pas rose dans les pays du Maghreb, que beaucoup de gens sont encore sous-payés alors que beaucoup d’autres n’ont pas d’emploi et aucune perspective d’avenir, on devine que pour eux, l’Occident est un idéal et que nombre d’entre eux sont prêts à tout pour y immigrer. Je ne dis pas de se méfier de tout le monde, je suis bien mariée à un marocain depuis huit ans moi, mais faudrait peut-être que ces femmes prennent le temps de les connaître, plutôt que d’aller là-bas une ou deux petites semaines, les épouser et rentrer pour déposer la demande. Je suis certaine que ces femmes sermonneraient bien une copine qui viendrait leur annoncer qu’elle a rencontré un homme dans un bar la semaine précédente, qu’elle va l’épouser la semaine qui vient et que ce dernier va emménager chez elle ensuite. Pourtant, ce qu’elles font n’est pas plus brillant. L’une de ces femmes n’a pas apprécié que je la mette en garde il y a peu de temps et elle m’a dit: «Ton mari est encore avec toi, alors je ne verrais pas pourquoi je devrais me méfier de A». Tu parles, ouais… Elle peut bien avoir demandé le divorce, laissé ses deux ados avec son ex-conjoint et avoir prit un billet pour aller épouser un jeune marocain de seize ans son cadet.

Je n’ai rien contre les gens qui se plaignent. J’en ai contre ceux qui viennent se plaindre alors qu’ils ont tout fait pour en arriver là.

C’est peut-être à cause d’elles que certaines maghrébines nous regardent de haut, nous, autres occidentales bien normales et réfléchies, lorsqu’elles nous croisent avec nos conjoints maghrébins. Elles doivent nous prendre pour ces écervelées, qui sait… Ce sujet mériterait un autre article que je ferai sûrement sous peu.