Nous étions plus de 100 000 spectateurs hier soir lors de la soirée spéciale Taha. Pour les autres ayant raté l’événement, je peux dire que vous avez manqué de bons moments. Un Taha toujours aussi activiste, prenant grand soin d’en référer aux nombreux morts en Irak, en Palestine, au Darfour, accrochant au passage miss Madona. Un Taha nous offrant d’excellentes pièces dont Bent Sahra, Ya Rayah, Camarade (que je ne connaissais pas, mais qui est excellente ma foi!) et ainsi de suite. Des musiciens extra et, surtout, un Hakim Hamadouche incroyable! Ce mandoliniste est considéré comme l’un des meilleurs joueurs de mandoline de la planète. Je serais prête à payer cher pour un spectacle où il tiendrait la tête d’affiche, surtout qu’il a également une belle voix, voix se mariant très bien avec celle de Taha hier soir. J’ai encore leur version de Yamess en tête.

Le moment ultime de la soirée? Taha lançant quelques mots en arabe, juste avant d’entamer Rock de Casbah avec Yann Perreault. Des mots pesant lourd, des mots honteux qu’on ne lance pas en arabe devant public. Des mots qu’il a lancé, qui en a fait éclater de rire plusieurs (dont moi), des mots justes qui ont toutefois foutus la honte à plusieurs dames maghrébines plus réservées. C’était tout aussi marrant de constater les éclats de rire et les réactions de tous ceux comprenant l’arabe et le silence lourd de tous les autres n’ayant rien pigé.

Un Taha à revoir!