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Je sais, il est un peu tard pour poster, alors que la journée s’achève ou est déjà terminée en d’autres cieux, mais comme on dit: mieux vaut tard, que jamais.

N’ayant pas d’inspiration pour terminer la rédaction de mes trois billets en cours, je profite du BlogDay pour me prêter au jeu et pour essayer de vous faire découvrir cinq blogues. Qu’est-ce que le BlogDay?

Toute la journée du 31 août, les bloggers partout dans le monde posteront un article recommandant 5 nouveaux blogs, de préférence des blogs différents de leur culture, point de vue et attitude. En ce jour, les visiteurs de blogs se retrouveront projetés et découvriront des blogs inconnus, célébrant la découverte de nouvelles personnes, et de nouveaux bloggers.

Voici donc mes cinq blogues :

L’Insomniaque : Un blogue que je lis régulièrement, mais en silence, car l’auteur «philosophe» sur bien des sujets qui me font me questionner. Je me promets toujours de revenir y ajouter mon grain de sel et ma réflexion passe et le billet suivant pointe à l’horizon. C’est l’un de mes blogues préférés du genre, même s’il ne fait pas partie de ma blogroll.

La vie en rousse : Un blogue où Miss Tassili nous parle de tout et rien, mais avec des mots bien pesés. Que voulez-vous, je supporte peu lire des blogues rédigés en language SMS.


Photo for the masses
: Il y a du texte oui, mais les photos parlent d’elles-mêmes.

Les histoires inachevées d’Hipparchia : Parce que j’aime bien son imaginaire.

Vie commune : Je lis (savoure) en silence. On se dit que l’on va lire la première phrase et qu’on y reviendra, mais nous en sommes à la chute quelques instants plus tard.

Voilà, j’espère que vous prendrez le temps de faire un détour chez ces cinq blogueurs.

On s’entend, mais on ne s’écoute pas. C’est la phrase du jour, je dirais même la phrase qui décrit bien des situations actuelles.

Des personnes atteintes du sida ont été enterrées vivantes en Papouasie Nouvelle-Guinée par leurs proches qui n’ont pas les moyens de les soigner et redoutent d’être infectés, a affirmé une responsable humanitaire.

Margaret Marabe, qui a passé cinq mois dans la région reculée des Hauts plateaux de ce pays pauvre du Pacifique Sud dans le cadre d’une campagne de prévention sur le sida, a raconté avoir vu cinq malades enterrés vivants.

L’un d’eux appelait au secours alors que des pelletées de terre l’ensevelissaient, a déclaré à des journalistes Mme Marabe, qui travaille pour une organisation bénévole, “Igat Hope” (J’ai de l’espoir).

“L’un des malades était un de mes cousins. J’ai demandé pourquoi ils faisaient cela. Ils m’ont répondu: +si nous les laissons vivre avec nous dans la même maison, nous allons attraper la maladie et on va peut-être mourir à notre tour+”, a-t-elle relaté.

Des villageois lui ont également indiqué que cette pratique était répandue. [Pour en savoir plus]

Peut-on vraiment comprendre cette crainte qui mène ces gens à en exterminer d’autres? Où se situer face à ce triste événement? C’est tout simple de dire que l’on est choqué, que l’on est totalement contre et ainsi de suite, mais peut-on affirmer, hors de tout doute, que l’on n’aurait pas agit ainsi?

Vous allez me trouver complètement dingue et vous aurez raison. Pas plus tard qu’hier soir, je suis allée manger en compagnie de ma fille et de deux copines au Malhi Sweets Indian Cuisine sur Jarry. J’ai récidivé et j’ai mangé de l’indien. La tentation était trop forte… Comment résister aux saveurs du Punjab? Comment résister à un resto indien où l’on mange pour moins de vingt dollars pour deux personnes et où on ne fait aucune concession sur le goût? Réputé pour son savoureux poulet au beurre, le Malhi m’a tout de même conquis avec son succulent bœuf korma. Petit et achalandé, ce resto, prisé par les fins connaisseurs, ne se démarque pas par sa déco, mais plutôt par sa convivialité. Le propriétaire et sa famille ont pour but premier la satisfaction du client et satisfaites nous étions hier.

Au Malhi je retournerai pour son riz bien parfumé, pour ses délicieux pains, pour ses plats aussi savoureux (sinon plus) que ceux du Taj et, surtout, pour l’authenticité de la cuisine et les mélanges d’épices bien dosés.

Non, je ne m’accommode pas de Martineau. Après avoir pollué le Voir avec ses écrits répétitifs contre les «sales» musulmans, le revoilà à nous servir ses complaintes contre l’Islam via ses chroniques dans le Journal de Montréal ou sur son blogue. Ça fait un moment déjà qu’il pollue via le Journal de Montréal, mais il commence sérieusement à s’embourber. Le peu de crédibilité qui lui restait (s’il lui en restait) s’est envolé.

Mon dieu!

Il y a quelques jours, j’ai reçu une lettre d’un enseignant. L’année dernière, cet homme travaillait dans une école de Saint-Léonard. Il avait treize élèves musulmans dans sa classe, huit hispaniques, deux bulgares, deux roumains, deux asiatiques et deux québécois «pure laine». Ce n’était pas une école, c’était l’ONU.
Quand l’enseignant organisait des rencontres avec les parents, il avait besoin de quatre interprètes!
Ce professeur disait souvent «Oh, mon Dieu!» en classe. Mais la direction de l’école lui a demandé de ne plus jamais utiliser cette expression.
La raison? Des parents musulmans ont porté plainte. Paraît que ça leur porterait préjudice…
Comme le conclut le monsieur dans sa lettre: «C’est la personne qui prend le plus de place qui se fait écouter…» Franc-Parler, Journal de Montréal, 15 août 2007.

Sortons les violons mes amis, c’est «l’ONU» qui nous envahit. Notre identité court à sa perte. Les méchants arabes musulmans prennent le contrôle de notre Nation.

Plus sérieusement, je serais prête à débourser une partie des frais pour voir à l’instruction de Martineau. Le travail premier d’un journaliste ou chroniqueur est de tout d’abord vérifier l’information qu’on lui fournit et d’ensuite faire en sorte d’avoir des propos justes. Depuis des années, Martineau voit à mener sa croisade contre l’Islam et les arabes sans même avoir prit la peine de fouiller le sujet. Certes, il saura vous servir tous les préjugés qui puissent exister face aux musulmans, à leur pratique, à leur culture, mais il ne sera jamais en mesure d’apporter des propos valables. «Paraît que ça leur porterait préjudice…» Maître des «paraît-il» et des ouï-dire, si Martineau maîtrise une chose, c’est bien de manier les mots afin de ne jamais pouvoir être accusé de racisme, de préjugés et d’intolérance. Que sont les ouï-dire? De vulgaires pacotilles dans un monde cruel où les arabes, aussi arriérés soient-ils (comme il nous l’indique), nous imposent leurs coutumes et exigent de nous, pauvre peuple québécois, qu’on s’efface pour leur laisser la place.

Avec la consultation sur les accommodements raisonnables, Martineau est comme un enfant devant un comptoir de friandises. Heureux comme un paon, il peut nous gaver à nouveau. Il arrivera à pourrir quelques nouvelles âmes, mais j’ai confiance en la majorité québécoise. Les gens ne sont pas aussi incultes et dupes que ce Martineau.

En attendant, je choisis de me concentrer sur tous les avantages et la richesse des écoles où le multiculturalisme est présent. Je choisis de porter mon attention sur les écoles de Parc-Extension entre autre où la direction invite des imams à venir démystifier l’Islam. Je préfère lever mon chapeau aux enseignants qui s’intéressent aux divers volets culturels en n’y voyant pas de barrières, mais en utilisant plutôt ces avantages pour raviver la curiosité saine des enfants et l’approche de l’autre. Ce n’est pas les arabes qu’on doit combattre, c’est cette peur de l’inconnu.

Ma dernière excursion chez «l’indien» m’avait permis d’oublier ma déception du Mysore, rue Saint-Laurent. Les savoureux mets du Gandhi, rue Saint-Paul, avaient fait en sorte d’exciter mon palais et je m’étais promis d’essayer Le Taj, rue Stanley, lorsque l’occasion se présenterait. J’en avais lu que des éloges, mais je me disais qu’avec les critiques, fallait en prendre et en laisser, de sorte de ne pas être trop déçue. Je ne regrette en rien de m’être imposée ce frein, car hier soir, l’occasion tant attendue s’est présentée et c’est accompagnée de ma petite famille ainsi que de ma belle-mère et d’un ami marocain fraîchement arrivé au pays que j’ai passé les portes du Taj.

Dès les premières secondes, les douces effluves des plats sont venues chatouiller nos narines tandis que nous étions charmés tant par le décor harmonieux que par ce joueur de tabla présent mais discret. Sagement assis près des fenêtres donnant sur le tandoor, nous étions tout aussi fascinés que les enfants par le spectacle des cuisiniers à l’oeuvre. Le plaisir augmenta lorsque les soupes furent servies. Ma soupe dâl, aussi simple soit-elle, était savoureuse et la soupe mulligatawny était tout aussi bonne. (Non, je n’ai pas commandé deux soupes, mais on ne peut résister à la tentation de goûter au plat de l’autre.)

Ayant fait en sorte de prendre quatre tables d’hôtes ne contenant pas les mêmes plats, nous avons pu découvrir une variété d’entrées et de plats. Bajhi aux oignons, samosas, chaat bahar et seekh kabab composaient notre entrée. Poulet tandoori, agneau tikka, cari de crevettes Bombay et boeuf korma suivirent, accompagnés de shahi panir, channa masala, champignons do-piaza et jeera aloo. Hier soir, nous étions rois et reines d’un festin et le temps s’écoulait à la douce vitesse de nos émois gustatifs.

S’il me fallait tout de même prendre en défaut le Taj, je pourrais dire que le Gandhi mérite la palme d’or du pain nân. Celui du Taj était excellent, n’en doutez pas, mais le meilleur à ce jour est celui du Gandhi. Toutefois, on n’opte pas pour un resto en fonction de son pain. J’en conclus donc que le Taj mérite la palme du meilleur resto indien de la région montréalaise à ce jour tant pour l’ambiance que pour les fins détails, comme la carte des menus présentée dans un étui massif argent typiquement indien et celle des desserts présentée dans son équivalent mais dans une teinte verte, rehaussée d’éclats étincelants ; et pour la finesse, l’onctuosité et le parfum des plats et desserts.

C’est fou comme nous vivons avant le temps et les événements de nos jours. Rares sont les moments où l’on apprécie totalement le moment présent en omettant de penser à celui qui viendra dans quelques mois. Après, on se demande pourquoi on passe la majeure du temps à courir après ce temps.

Le mois d’août bat son plein et que peut-on voir dans la majorité des grands magasins? Non seulement les articles d’Halloween, mais ceux de Noël. À certains endroits (pour ne pas les nommer), nous avons même droit aux sapins décorés, à la crèche et ainsi de suite. Folie du marketing vous direz? Peut-être, mais la vague nous emporte au passage. En ce mois d’août qui bat son plein, j’en suis à fouiller les guides des centres d’activités de Rosemont et du Plateau, question de «booker» la semaine de relâche des enfants. Septembre n’est pas entamé, le matériel scolaire dort encore sur les tablettes de la librairie attendant sagement que je me décide à y faire un saut et j’en suis à stresser et me prendre la tête à essayer d’arrêter mon choix sur des activités sympas pour occuper les enfants durant la semaine de relâche d’automne. En octobre, il ne sera plus temps de penser aux vacances d’hiver non. Elles auront été réfléchies début septembre. Il sera temps de prévoir la semaine de relâche d’hiver et le voyage au Maroc d’avril. Comment ne pas devenir dingue à ce rythme?

Dame: Vous allez payer de quelle façon?
Jeune homme à l’accent roumain: Par des bites…
Dame: Nous n’acceptons aucun paiement en nature…

Alors que le jeune homme à l’accent roumain s’interroge, la dame ajoute: «Mais nous prenons les paiements par DÉBIT, DÉ-BI.

Ce qu'ils ont dit

La volonté est tellement libre de sa nature, qu'elle ne peut jamais être contrainte. (Descartes)

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