Ma dernière excursion chez «l’indien» m’avait permis d’oublier ma déception du Mysore, rue Saint-Laurent. Les savoureux mets du Gandhi, rue Saint-Paul, avaient fait en sorte d’exciter mon palais et je m’étais promis d’essayer Le Taj, rue Stanley, lorsque l’occasion se présenterait. J’en avais lu que des éloges, mais je me disais qu’avec les critiques, fallait en prendre et en laisser, de sorte de ne pas être trop déçue. Je ne regrette en rien de m’être imposée ce frein, car hier soir, l’occasion tant attendue s’est présentée et c’est accompagnée de ma petite famille ainsi que de ma belle-mère et d’un ami marocain fraîchement arrivé au pays que j’ai passé les portes du Taj.
Dès les premières secondes, les douces effluves des plats sont venues chatouiller nos narines tandis que nous étions charmés tant par le décor harmonieux que par ce joueur de tabla présent mais discret. Sagement assis près des fenêtres donnant sur le tandoor, nous étions tout aussi fascinés que les enfants par le spectacle des cuisiniers à l’oeuvre. Le plaisir augmenta lorsque les soupes furent servies. Ma soupe dâl, aussi simple soit-elle, était savoureuse et la soupe mulligatawny était tout aussi bonne. (Non, je n’ai pas commandé deux soupes, mais on ne peut résister à la tentation de goûter au plat de l’autre.)
Ayant fait en sorte de prendre quatre tables d’hôtes ne contenant pas les mêmes plats, nous avons pu découvrir une variété d’entrées et de plats. Bajhi aux oignons, samosas, chaat bahar et seekh kabab composaient notre entrée. Poulet tandoori, agneau tikka, cari de crevettes Bombay et boeuf korma suivirent, accompagnés de shahi panir, channa masala, champignons do-piaza et jeera aloo. Hier soir, nous étions rois et reines d’un festin et le temps s’écoulait à la douce vitesse de nos émois gustatifs.
S’il me fallait tout de même prendre en défaut le Taj, je pourrais dire que le Gandhi mérite la palme d’or du pain nân. Celui du Taj était excellent, n’en doutez pas, mais le meilleur à ce jour est celui du Gandhi. Toutefois, on n’opte pas pour un resto en fonction de son pain. J’en conclus donc que le Taj mérite la palme du meilleur resto indien de la région montréalaise à ce jour tant pour l’ambiance que pour les fins détails, comme la carte des menus présentée dans un étui massif argent typiquement indien et celle des desserts présentée dans son équivalent mais dans une teinte verte, rehaussée d’éclats étincelants ; et pour la finesse, l’onctuosité et le parfum des plats et desserts.





4 comments
Comments feed for this article
11 août 2007 à 3:44
4
Tu me donnes l’eau à la bouche! Et dire que je suis limitée aux purées pour encore quelques jours puisque je me remets de l’extraction de mes 4 dents de sagesse… En tous cas, je me promet bien une visite au Taj lors de mon prochain séjour à Montréal.
12 août 2007 à 9:28
bettyloo
oh quel supplice de te lire! Ça fait un siècle que je rêve de plats indiens, y’a pas eu juste du négatif à sortir avec mon Indien ;), le Gandhi me rappelle de beau souvenir avec mon amoureux.
Je crois que je vais noter le Taj, c’est sur que j’irai l’essayer quand on retournera à Montréal.
Merci
21 août 2007 à 8:42
Chocolyane
Je travaille près du Gandhi, et je m’étais promis d’essayer… Ça vaut la peine?
22 août 2007 à 6:16
Kennza
J’espère que tu vas mieux 4! Tu m’en reparleras du Taj lorsque tu y seras allée.
@Bettyloo: Suis heureuse qu’il y ait au moins un bon souvenir des moments avec «ton indien». Tu m’en reparleras également lorsque tu y auras mangé!
@Chocolyane: Oui, ça va la peine le Gandhi.