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Fallait que Martineau étale sa grande culture en s’en prenant à Charles Taylor pour qu’enfin les gens réagissent. Faut croire que lorsqu’il raconte du grand n’importe quoi sur les musulmans, ce n’est pas suffisant. M’enfin, ça fait plaisir de lire tout cela ce matin.

Certains d’entre nous ne cesseront jamais d’espérer en un système judiciaire canadien moins défaillant. Un système judiciaire autre que celui qui remet en circulation ces pédophiles après des sentences bonbons, des sentences bidons. À l’heure actuelle, rares sont ceux qui s’étonnent devant la récidive d’un de ces voleurs de vie. Tout cela est affreux. Mais aujourd’hui, je pense plutôt à ces jeunes du Maroc qui ont dû faire face à de très lourdes sentences pour avoir parfois commis l’impardonnable ou pour avoir accidentellement tué un homme ou avoir voulu séparer ses camarades en bataille et s’être fait coincer le dernier sur les lieux. Sentences que ces jeunes marocains, âgés de 12 ans pour les plus jeunes, purgent au Centre de réforme de Oukacha à Casablanca.

L’espoir n’est plus tangible pour eux. Plus d’énergie à y investir. Ils ont déjà la lourde tâche de survivre dans des conditions atroces. Conditions qui me paraissent encore plus atroces lorsque je pense à ces pédophiles, derrière les barreaux canadiens, qui ont des droits et qui sont, malgré tout, considérés comme des humains, d’ici à être réinsérés dans la société… notre société.

Heureusement, d’autres ont espoir pour ces jeunes détenus. D’autres comme Assia El Ouadie, la fondatrice de l’Association des Amis des Centres de Réforme et de Protection de l’Enfance. Depuis sa création en mars 2001, l’Association apporte l’aide nécessaire à l’amélioration des conditions de détention et de réinsertion des jeunes détenus. Pour ce faire, l’Association a besoin du soutien de tous. Nous croyons donc qu’en « bloguant utile », nous élevons nos voix pour informer et rallier le plus de gens possibles autour de causes dont on entend peu parler.

Depuis la création de ce collectif, plusieurs personnes ont répondu à l’appel dont le champion olympique Hicham Guerrouj. En cette période du mois de Ramadan, en ce mois de bienfait, un don à l’Association des Amis des Centres de Réforme et de la Protection de l’Enfance serait apprécié.

La première fois que je suis allée me balader dans les souks de la Medina, c’était accompagnée de mon DJ. Je ne crois pas avoir acheté quoi que ce soit ce jour-là. Tout ce dont j’ai souvenir est l’ambiance qui y régnait. Je me souviens de certains faits qui m’apparaissaient cocasses, comme ce guignol porteur d’eau arpentant les étroites rues bordées de kiosques et petites boutiques. Mon cerveau surchauffait. Trop d’images à enregistrer. Trop d’informations à trier et classer. Je rencontrais le sublime, mais aussi le misérable. Je vivais enfin le choc culturel ; celui que j’espérais trouver, celui qui m’avait appelé dans ces contrées lointaines, celui qui parviendrait à me faire oublier tout cet égoïsme et cette vie infernale auxquels j’avais tourné le dos en prenant place à bord du 747 me menant à l’aéroport Mohamed V en décembre 1998. J’avais bien fait un survol d’une journée de Casa. J’avais également pu faire un petit saut à Rabat. J’avais enfin pu marcher dans les rues de Tanger. Mais, malgré ma surprise lorsque je constatai que l’eau sale ayant servi à laver les planchers se déversait sur les trottoirs via de petits trous sur les murets avant des balcons des immeubles, je n’avais pas encore été complètement transportée. J’humais les divers parfums, même les plus mauvais, et j’essayais d’étoffer mes connaissances olfactives. Je scrutais la foule et j’arrivais déjà à déceler un paquet de trucs sur chaque personne, sans même les connaître. Le non verbal parlait à lui seul et plus qu’ailleurs. J’étais fascinée, mais n’empêche, il m’avait suffit que d’être témoin de quelques salamaleks pour me faire une joie d’y participer. Tantôt étincelants, tantôt ternes, les sourires qu’on m’offrait étaient pour moi d’une richesse inégalée. Quelques fous rires me gagnèrent lorsque je m’imaginais faire de même dans un supermarché à Montréal. Cette réserve, cette aseptisation de notre bulle m’avait fait perdre bien des découvertes, des introspections.

J’explorais donc les ruelles marchandes de cette Medina et j’avais soif. Soif de connaissances, de découvertes, de révélations. Ce jour-là, je me fis la promesse de retourner errer dans cette vieille ville à chaque moment de découragement, chaque fois que je remettrais mon choix en question. C’est ce que je fis.

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J’adorais cette petite boutique. Les trésors que j’y dénichais y étaient pour quelque chose. Toutefois, c’est la chaleur humaine qui m’y ramenait. J’y avais fait la connaissance du propriétaire : un homme d’un certain âge riche d’histoires abracadabrantes mais fascinantes. Nous avions sympathisé et dès lors qu’il me voyait passer le porche de son commerce, il partait me chercher un petit banc dans l’arrière-boutique en m’indiquant que notre thé à la menthe arriverait sous peu. Pas de coup de fil pour le commander à un quelconque café. Il faisait signe au jeune homme de la boutique en face et ce dernier venait nous en servir un verre. Je passais alors une heure à écouter les frasques de mon vieil ami et je profitais des quelques minutes où l’on était interrompus par des clients pour réfléchir aux pistes philosophiques où il m’avait conduite. C’était ça « mon » Maroc et tellement plus encore…

La Fête du travail est une journée qui rime avec congé, repos, relaxation, activités diverses pour la majorité des gens. Pour la maman que je suis, cette journée rime plutôt avec veille du retour au boulot, courses, ménage, lessive et, comme j’ai une chance incroyable, se taper une sympathique migraine. En cette belle journée ensoleillée, j’aurai eu le temps de:

- Cuisiner un couscous et un gâteau en prenant soin d’en faire une bonne quantité pour qu’il en reste pour les lunchs de demain midi
- Faire quatre brassées de lavage
- Plier et ranger les vêtements et remettre de l’ordre dans les tiroirs des enfants
- Vider le lave-vaisselle et lui remplir la panse à nouveau
- Ranger la cuisine
- Nettoyer la salle de bain
- Faire prendre le bain à Monsieur le Prince
- Superviser le bain de Miss la Princesse et lui laver sa crinière qui fait office de chevelure

Restera à trouver le courage de m’attaquer à la chambre des maîtres qui est dans un état lamentable, un vrai capharnaüm. Disons que les maîtres sont pas mal «traîneux» par les temps qui courent.

Le positif dans tout ça est que j’aurai pu profiter de deux belles journées pour sortir au parc avec les bambins, les ramener manger une glace chez Roberto, sortir avec eux et une copine faire les courses au Marché Jean-Talon, casser la croûte chez cette même amie et j’en passe. C’est tout de même avantageux la Fête du travail… maman ou pas.

Ce qu’ils ont dit

La volonté est tellement libre de sa nature, qu'elle ne peut jamais être contrainte. (Descartes)

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