À Moscou, des nationalistes russes ont pris part à une marche organisée par des groupes d’extrême droite. Ils soulignaient la Journée de l’unité du peuple. Pour la première fois depuis trois ans, ils ont été autorisés à défiler, sous étroite surveillance de la police et de l’armée.
Sur fond de musique militaire, les manifestants ont fait des saluts nazis et scandé des slogans hostiles aux immigrants, souvent originaires d’ex-républiques soviétiques.
En fin d’après-midi, une contre-manifestation a été organisée par l’organisation Nashyi, réputée proche du président Vladimir Poutine. Les participants portaient 13 longs draps représentant les différents peuples de Russie, qu’ils ont symboliquement unis en un seul.
De son côté, le président Poutine est allé déposer une gerbe sur la place Rouge à la mémoire de la libération de Moscou des occupants polono-lituaniens, en 1612. Il a déclaré que grâce à la multiethnicité, la Russie était devenue « une grande puissance allant de la mer Baltique au Pacifique ».
Des organisations de défense des droits de la personne ont accusé les autorités russes de fermer les yeux sur la montée de la xénophobie au pays. Une recrudescence d’attaques à caractère raciste, parfois mortelles, est notée depuis quelques années.
Cette démonstration coïncidait avec le début de la campagne électorale en vue des élections législatives du 2 décembre.
Tout en sachant que la xénophobie est très présente de nos jours, que ce soit ici ou ailleurs, il m’est impossible de ne pas froncer les sourcils lorsque je lis de telles informations. Comment peut-on en être là, en 2007, alors que nous avons tous un accès facile à l’information que ce soit via les journaux, les livres, le net. Les sources fiables sont disponibles à qui veut se donner la peine et pourtant, trop de gens demeurent dans l’inconnu de l’autre, de sa culture, de ses coutumes, de ses pratiques. Trop de gens préfèrent souligner les différences et marquer un certain éloignement, plutôt que de noter les ressemblances, souvent plus nombreuses qu’elles n’y paraissent au premier regard, et prendre la voie du rapprochement.
Enfin, je ne peux m’empêcher d’espérer que de tels événements percutent nos autorités, les saisissent et leur fassent réaliser qu’il est encore temps d’agir pour empêcher que de telles manifestations se déroulent ici. J’ose également espérer que certains citoyens, ayant tenus des propos peu élogieux devant la Commission Bouchard-Taylor réfléchiront à la voie qu’ils ont choisie. Souhaitent-ils en arriver là ? Veulent-ils être comparés à ces clowns (pour rester polie) faisant des saluts nazis ? Est-ce qu’ils désirent comme avenir ?





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