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Combien sont-ils à toujours attendre la bouche ouverte l’offrande humoristique de Marc Labrèche ? Combien sont-ils à être choqués et à me croire complètement cinglée lorsque j’affirme que cette «vedette» ne me fait aucunement rire ? J’ajoute qu’il m’agace, que je ne le supporte pas et là, ça y est, on a cette envie de me pendre.
J’ai essayé pourtant. La fin du monde est à 7 heures… Le grand blond avec un show sournois… Le fric show… Le coeur a ses raisons… Et finalement, 3600 secondes d’extase. Rien n’y fait… Même que je dirais qu’à chaque fois, mon envie de gerber augmente d’un cran. Je le trouve suffisant, arrogant, tout sauf marrant.
Voulez-vous bien me dire ce que vous lui trouvez, vous qui l’aimez tant ?
Novembre, mois de déprime automnale et du temps maussade. Mois annonciateur de la période la plus festive de l’année où la magie n’est plus que pour les tout-petits. Mois qui, malheureusement, est l’un des plus difficiles pour les plus démunis, car il rappelle ce manque qui fera qu’il n’y aura pas de cadeaux sous le sapin (si sapin il y a), pas de table garnie de douceurs. Que l’on fête Noël ou non, ce mois d’abondances et de réjouissances nous atteint dans de telles circonstances, car chaque petite chose est là pour nous rappeler que d’autres s’attellent à recréer la féerie du temps des fêtes.
Novembre, mois qui voit également surgir les complaintes de ces gens qui, aussi incompréhensible que ça puisse l’être, ne s’en sortent jamais et pataugent dans la même mare. Ces gens qu’on entend à peine au printemps, en été, en automne et qui, soudainement, vont si mal fin novembre, à l’annonce des Fêtes. Je n’ai plus de tolérance pour ces gens. Je ne suis pas fière de l’avouer, mais reste que je n’en peux plus des mêmes lamentations qui se répètent année après année. Pourquoi est-ce que ces gens ne se prennent jamais en main ? Comment peuvent-ils en être au même point chaque novembre, des années durant ? Oh, ils auront toutes les défaites du monde évidemment. Ils sont nés pour un petit pain… Les pires malheurs n’arrivent qu’à eux… Ils font tout, mais rien ne fonctionne comme ils veulent… Il n’y a pas d’emplois… Le salaire minimum, c’est trop peu… Je pourrais continuer ainsi encore une heure. Sachez toutefois que je ne parle pas à travers mon chapeau.
Il y a deux ans, tout allait mal. Nous étions en région éloignée et malgré nos diplômes et notre expérience, nous n’avions pas d’emploi bien rémunéré. Ajoutons à ça une bagnole (dont nous avions besoin, car entendons-nous que travailler au Saguenay sans voiture en se fiant sur le transport en commun, ce n’est possible) qui demandait toujours des réparations hors de prix et couronnons le tout par ma perte d’emploi. Que nous restait-il ? Un seul salaire et minimum de surcroît, et ce, pour faire vivre une famille de deux adultes, deux enfants dont un bébé aux couches. Nous en avons bavé, je ne le cache pas. Mais nous avons tout de même vécu un bon moment sur ce maigre salaire. Si ça n’avait été du remboursement de mon prêt étudiant personnel, nous ne serions peut-être pas allés si bas. Mais je me souviens très bien du moment où nous avons dû nous résigner à nous tourner vers le petit cochon de notre fille et le pot où l’on accumulait les cennes noires. Je me souviens très bien de notre soulagement lorsque nous avons constaté, après avoir roulé les sous et additionné le tout, qu’il y avait 30$, ce qui signifiait qu’on pourrait acheter du lait, du pain, des oeufs, des pâtes, du beurre d’arachides, des légumineuses et peut-être quelques fruits. Je me souviens aussi de ce moment où j’ai dû marcher sur mon orgueil et demander de l’aide auprès des organismes et ainsi de suite. Je me disais que ça me donnerait le répit nécessaire pour me retrousser les manches encore plus. Un an et demie plus tard, notre situation a changé pour le mieux. Nous avons quitté la région pour nous installer à Montréal où l’emploi était plus prometteur et nous avons donné tout ce que nous avions d’énergie afin de modifier notre sort. Nous avons toujours ce bazou qui brise fréquemment, mais nous sommes également propriétaires d’une voiture toute neuve et les dettes accumulées ont été remboursées. Nous ne sommes pas les heureux gagnants d’un gros lot. Nous travaillons tous deux et nous envisageons l’avenir d’un bon oeil. Nous aurions certes pu rester là à nous plaindre et attendre que les gens nous aident, mais nous ne sommes pas du genre à abuser de la bonté des autres. Voilà, je mets le doigt sur ce qui me titille vraiment… Cette manie d’abuser de la bonté des gens, de leur servir encore et encore les mêmes rengaines pour tout obtenir facilement, sans y mettre d’efforts. Novembre, cette période de l’année où les complaintes vont bon train, car c’est le mois de l’année où il est plus facile d’abuser de la générosité en jouant trop souvent la carte de la pitié.
À Moscou, des nationalistes russes ont pris part à une marche organisée par des groupes d’extrême droite. Ils soulignaient la Journée de l’unité du peuple. Pour la première fois depuis trois ans, ils ont été autorisés à défiler, sous étroite surveillance de la police et de l’armée.
Sur fond de musique militaire, les manifestants ont fait des saluts nazis et scandé des slogans hostiles aux immigrants, souvent originaires d’ex-républiques soviétiques.
En fin d’après-midi, une contre-manifestation a été organisée par l’organisation Nashyi, réputée proche du président Vladimir Poutine. Les participants portaient 13 longs draps représentant les différents peuples de Russie, qu’ils ont symboliquement unis en un seul.
De son côté, le président Poutine est allé déposer une gerbe sur la place Rouge à la mémoire de la libération de Moscou des occupants polono-lituaniens, en 1612. Il a déclaré que grâce à la multiethnicité, la Russie était devenue « une grande puissance allant de la mer Baltique au Pacifique ».
Des organisations de défense des droits de la personne ont accusé les autorités russes de fermer les yeux sur la montée de la xénophobie au pays. Une recrudescence d’attaques à caractère raciste, parfois mortelles, est notée depuis quelques années.
Cette démonstration coïncidait avec le début de la campagne électorale en vue des élections législatives du 2 décembre.
Tout en sachant que la xénophobie est très présente de nos jours, que ce soit ici ou ailleurs, il m’est impossible de ne pas froncer les sourcils lorsque je lis de telles informations. Comment peut-on en être là, en 2007, alors que nous avons tous un accès facile à l’information que ce soit via les journaux, les livres, le net. Les sources fiables sont disponibles à qui veut se donner la peine et pourtant, trop de gens demeurent dans l’inconnu de l’autre, de sa culture, de ses coutumes, de ses pratiques. Trop de gens préfèrent souligner les différences et marquer un certain éloignement, plutôt que de noter les ressemblances, souvent plus nombreuses qu’elles n’y paraissent au premier regard, et prendre la voie du rapprochement.
Enfin, je ne peux m’empêcher d’espérer que de tels événements percutent nos autorités, les saisissent et leur fassent réaliser qu’il est encore temps d’agir pour empêcher que de telles manifestations se déroulent ici. J’ose également espérer que certains citoyens, ayant tenus des propos peu élogieux devant la Commission Bouchard-Taylor réfléchiront à la voie qu’ils ont choisie. Souhaitent-ils en arriver là ? Veulent-ils être comparés à ces clowns (pour rester polie) faisant des saluts nazis ? Est-ce qu’ils désirent comme avenir ?
Non, je ne m’accommode pas de Martineau. Après avoir pollué le Voir avec ses écrits répétitifs contre les «sales» musulmans, le revoilà à nous servir ses complaintes contre l’Islam via ses chroniques dans le Journal de Montréal ou sur son blogue. Ça fait un moment déjà qu’il pollue via le Journal de Montréal, mais il commence sérieusement à s’embourber. Le peu de crédibilité qui lui restait (s’il lui en restait) s’est envolé.
Mon dieu!
Il y a quelques jours, j’ai reçu une lettre d’un enseignant. L’année dernière, cet homme travaillait dans une école de Saint-Léonard. Il avait treize élèves musulmans dans sa classe, huit hispaniques, deux bulgares, deux roumains, deux asiatiques et deux québécois «pure laine». Ce n’était pas une école, c’était l’ONU.
Quand l’enseignant organisait des rencontres avec les parents, il avait besoin de quatre interprètes!
Ce professeur disait souvent «Oh, mon Dieu!» en classe. Mais la direction de l’école lui a demandé de ne plus jamais utiliser cette expression.
La raison? Des parents musulmans ont porté plainte. Paraît que ça leur porterait préjudice…
Comme le conclut le monsieur dans sa lettre: «C’est la personne qui prend le plus de place qui se fait écouter…» Franc-Parler, Journal de Montréal, 15 août 2007.
Sortons les violons mes amis, c’est «l’ONU» qui nous envahit. Notre identité court à sa perte. Les méchants arabes musulmans prennent le contrôle de notre Nation.
Plus sérieusement, je serais prête à débourser une partie des frais pour voir à l’instruction de Martineau. Le travail premier d’un journaliste ou chroniqueur est de tout d’abord vérifier l’information qu’on lui fournit et d’ensuite faire en sorte d’avoir des propos justes. Depuis des années, Martineau voit à mener sa croisade contre l’Islam et les arabes sans même avoir prit la peine de fouiller le sujet. Certes, il saura vous servir tous les préjugés qui puissent exister face aux musulmans, à leur pratique, à leur culture, mais il ne sera jamais en mesure d’apporter des propos valables. «Paraît que ça leur porterait préjudice…» Maître des «paraît-il» et des ouï-dire, si Martineau maîtrise une chose, c’est bien de manier les mots afin de ne jamais pouvoir être accusé de racisme, de préjugés et d’intolérance. Que sont les ouï-dire? De vulgaires pacotilles dans un monde cruel où les arabes, aussi arriérés soient-ils (comme il nous l’indique), nous imposent leurs coutumes et exigent de nous, pauvre peuple québécois, qu’on s’efface pour leur laisser la place.
Avec la consultation sur les accommodements raisonnables, Martineau est comme un enfant devant un comptoir de friandises. Heureux comme un paon, il peut nous gaver à nouveau. Il arrivera à pourrir quelques nouvelles âmes, mais j’ai confiance en la majorité québécoise. Les gens ne sont pas aussi incultes et dupes que ce Martineau.
En attendant, je choisis de me concentrer sur tous les avantages et la richesse des écoles où le multiculturalisme est présent. Je choisis de porter mon attention sur les écoles de Parc-Extension entre autre où la direction invite des imams à venir démystifier l’Islam. Je préfère lever mon chapeau aux enseignants qui s’intéressent aux divers volets culturels en n’y voyant pas de barrières, mais en utilisant plutôt ces avantages pour raviver la curiosité saine des enfants et l’approche de l’autre. Ce n’est pas les arabes qu’on doit combattre, c’est cette peur de l’inconnu.
Je ne crois pas qu’il existe une douleur plus lancinante qu’un mal de dent. Le mal de dent est un mal sournois qui nous mène aux frontières de la folie. Comment ne pas devenir dingue alors que notre pouls se fait bien sentir le long de notre mâchoire, n’oubliant surtout pas de passer par nos oreilles et de faire un arrêt aux puits au niveau de nos tempes? Ce n’est pas que je sois faible devant la douleur. Après deux accouchements atroces avec beaucoup de complications dont un complètement à froid, je crois avoir une grande tolérance face à la douleur. Mais il y a des limites à être masochiste.
Ma dentiste m’avait bien avisé que j’aurais des douleurs le long de mon nerf pendant quelques jours. Nous en sommes à près de deux semaines et mes nerfs (les autres) se révoltent et me font la vie dure (ainsi qu’à mon entourage). J’en ai marre d’avoir mal. Marre de payer pour supposément cesser d’avoir mal et marre de constater que je devrai repayer pour savoir pourquoi j’ai encore mal et possiblement repayer pour régler le tout. Mais surtout marre d’écouter les autres que d’une oreille, de ne pas être aussi attentive et alerte et de perdre toute l’essence des bons moments. N’ayant pas 1600$ à investir dans un traitement de canal, je vais devoir me résigner à faire extraire cette dent qui me pourrie la vie. Ainsi, je retrouverai enfin mon aise pour écrire ici.
Mais d’abord et avant tout, une petite chose que nous avons omis de vous mentionner chers immigrants marocains: vos parents, vos soeurs et frères, votre famille ne seront pas les bienvenus en terre canadienne même lorsque vous y serez convenablement établis. Certes, nous serons forcés d’accepter les demandes de visa de quelques membres de la famille de certains résidents. Nous le ferons de façon aléatoire, plus précisément, nous jouerons du «piston». Si vous avez de la chance, vos parents ou certains membres de votre famille obtiendront un visa touristique. Toutefois, si le malheur fait partie de votre quotidien, dites-vous qu’il ne fera pas de détour lorsque vos parents ou des membres de votre famille déposeront une demande.
Veuillez également prendre note que les demandeurs doivent convaincre l’agent des visas qu’ils rentreront dans leur pays d’origine après la durée permise de leur séjour. Alors si, par exemple, votre mère est veuve et n’a que vous comme enfant, elle sera automatiquement flouée en sol marocain, sans qu’on ait à lui donner une raison. Nous lui balancerons son dossier de demande de visa touristique (temporaire) en lui lancant un au revoir. Ne perdez donc pas votre temps si vous êtes fils unique et que votre mère est veuve. Saisissez dès maintenant que vous devrez attendre d’avoir les fonds nécessaire pour payer un voyage au Maroc à tous les membres de votre petite famille et que vous devrez faire en sorte également d’obtenir trois semaines de congé (pour que le voyage en vaille la peine) et que votre femme obtienne les mêmes congés que vous. Autrement, faites votre deuil de votre mère ou allez la visiter seul. Ne venez pas nous dire qu’elle n’a jamais fait la connaissance de son seul petit-fils et qu’elle n’a pas revue sa seule petite-fille depuis six ans. Nous nous en moquons éperdument.
Bien à vous… Le tout génial service des visas de Rabat.
Le tout est certes romancé, mais le fond de l’histoire reste vrai. Ma belle-mère s’est vue refuser sa demande de visa temporaire sans raison ce matin au service des visas de Rabat. Pourtant, elle répond à toutes les conditions exigées par Immigration Canada. Elle a un passeport valide ; elle a une bonne santé et a consulté un des médecins approuvé par Immigration Canada pour faire ses tests et se voir émettre un certificat médical attestant de son état de santé ; elle n’a pas de dossier criminel ; elle n’est pas une menace pour la sécurité canadienne ; elle a suffisamment d’argent pour subvenir à ses besoins ; nous lui avons fait parvenir une lettre d’invitation indiquant que nous la recevrons à la maison, expliquant le but de son voyage (la rencontre de son petit-fils qu’elle n’a jamais vu malgré qu’il ait trois ans, revoir sa petite-fille qu’elle n’a pas vu depuis six ans, revoir sa belle-fille qu’elle considère comme sa propre fille, voir son fils, connaître le pays d’accueil de son fils et j’en passe) ; et elle n’a évidemment aucune intention de s’installer au Canada. Il a fallu qu’on la convainque de venir en vacances ici, car elle ne voulait pas. À son âge, elle disait préférer ne pas voyager au Canada.
Alors qu’Immigration Canada laisse entrer au pays des criminels ; alors qu’un homme comme Said Jaziri, détenant un dossier criminel en France, obtient le droit d’entrer et de s’établir au Canada, on refoule des parents honnêtes qui ne voulaient qu’avoir la chance de venir en visite chez leurs enfants et voir leurs petits-enfants. Quel beau pays que le Canada. Faudrait peut-être qu’Immigration Canada précise tout ça sur leurs belles publicités pour l’immigration au Canada dans les pays du Maghreb. Nous avons besoin de vous. Mais surtout, prenez note que nous ne voulons rien savoir de vos parents et de tout membre de votre famille.
Un autre coup de gueule ce soir pour toutes ces occidentales qui viennent pleurer qu’elles se sont fait avoir par des maghrébins. Ne vous inquiétez pas, je n’excuse pas le comportement de certains maghrébins qui ne cherchent que des «visas aux yeux bleus» comme disait Fellag. Par contre, je ne comprendrai jamais ce qui se passe entre les deux oreilles de certaines occidentales qui font la connaissance d’un maghrébin via le net et qui, quelques semaines après (malheureusement, je n’exagère pas), partent au Maroc, en Algérie ou en Tunisie pour épouser vite fait ces hommes afin de rentrer ensuite en Occident pour déposer la demande de parrainage à l’immigration. Il faut aussi savoir que bien souvent, ce sont elles qui assument les frais de la demande de parrainage, car évidemment, leurs pauvres maris n’ont pas suffisamment de salaire, s’ils en ont un, pour assumer les coûts.
Comment peut-on épouser vite fait un homme qu’on ne connaissait ni d’Ève ni d’Adam quelques semaines auparavant, rentrer pour déposer une demande de parrainage et accepter, en signant la demande, d’être responsable de lui pour les cinq à dix prochaines années? Comment ose-t-on ensuite venir pleurnicher qu’on s’est faite avoir, qu’il nous a quitté quelques mois après son arrivée, qu’on fait donc pitié et que les maghrébins (ou les arabes, car bienvenue les amalgames) sont tous des salopards? Le tort se partage.
Logiquement, lorsqu’on s’intéresse à une personne d’un autre pays, on s’informe sur sa culture, sur les us et coutumes de son pays, sur la situation économique et politique du pays en question et ainsi de suite. J’imagine que certaines d’entre elles le font, du moins, je l’espère. Mais bon, en sachant que tout n’est pas rose dans les pays du Maghreb, que beaucoup de gens sont encore sous-payés alors que beaucoup d’autres n’ont pas d’emploi et aucune perspective d’avenir, on devine que pour eux, l’Occident est un idéal et que nombre d’entre eux sont prêts à tout pour y immigrer. Je ne dis pas de se méfier de tout le monde, je suis bien mariée à un marocain depuis huit ans moi, mais faudrait peut-être que ces femmes prennent le temps de les connaître, plutôt que d’aller là-bas une ou deux petites semaines, les épouser et rentrer pour déposer la demande. Je suis certaine que ces femmes sermonneraient bien une copine qui viendrait leur annoncer qu’elle a rencontré un homme dans un bar la semaine précédente, qu’elle va l’épouser la semaine qui vient et que ce dernier va emménager chez elle ensuite. Pourtant, ce qu’elles font n’est pas plus brillant. L’une de ces femmes n’a pas apprécié que je la mette en garde il y a peu de temps et elle m’a dit: «Ton mari est encore avec toi, alors je ne verrais pas pourquoi je devrais me méfier de A». Tu parles, ouais… Elle peut bien avoir demandé le divorce, laissé ses deux ados avec son ex-conjoint et avoir prit un billet pour aller épouser un jeune marocain de seize ans son cadet.
Je n’ai rien contre les gens qui se plaignent. J’en ai contre ceux qui viennent se plaindre alors qu’ils ont tout fait pour en arriver là.
C’est peut-être à cause d’elles que certaines maghrébines nous regardent de haut, nous, autres occidentales bien normales et réfléchies, lorsqu’elles nous croisent avec nos conjoints maghrébins. Elles doivent nous prendre pour ces écervelées, qui sait… Ce sujet mériterait un autre article que je ferai sûrement sous peu.
Mon coup de gueule en ce jour férié va à ces parents sans jugement qui laissent leurs chers enfants âgés de 10 à 14 ans foutre le bordel dans les plateformes de jeux pour enfants de 2 à 5 ans. Je ne supporte pas ces parents qui sont incapables d’avoir la brillance d’esprit d’éduquer leurs jeunes, de leur apprendre le respect de base et le savoir-vivre. Alors qu’on les avise de ramasser leurs préados qui poussent allégrement les petits de 2 à 5 ans au-dessus des toboggans, ces derniers nous tirent une moue qui mériterait une gifle (question de leur remettre les idées bien en place) et donnent un super exemple à leurs sans génie mômes qui use d’arrogance lorsqu’on leur indique qu’ils devraient aller jouer plus loin, hors de la section des petits, question de ne pas les blesser.
Ce sont ces mêmes jeunes qui dans deux à trois ans ne cèderont pas leur place aux personnes âgées ou femmes enceintes dans les transports en commun. Ces mêmes jeunes qui bousculeront ces mêmes personnes afin de passer devant eux dans la file ou une entrée bondée. Ces mêmes jeunes qui ont des parents qui ne se gênent pas de passer devant les autres aux caisses des supermarchés, plutôt que de respecter la file. Pas plus tard que samedi, une de ces mères, accompagnée de son adolescente d’environ 16 ans, se trouvait marrante en se glissant devant moi dans la file pour une des caisses chez WalMart alors que je m’étais retournée un instant pour parler au DJ qui était en retrait plus loin. Elle a moins rigolé lorsque, fidèle à mon habitude, je lui ai servi un joli discours moralisateur, en faisant en sorte que tout le monde autour tende l’oreille. «Eh bien, joli exemple que vous donnez là à votre fille ma chère dame. Dites-moi, c’est votre mère qui vous a apprit à ne pas respecter les gens ainsi? Vous rigolerez peut-être moins lorsque votre charmante fille vous enverra paître d’ici peu. Non, mais vraiment, je vous félicite, quel bel héritage à transmettre à votre enfant.» Je n’ai pas eu à continuer mon petit discours (bien que j’y prenais un réel plaisir), car les gens autour se sont mis à passer des commentaires eux aussi. Fallait que je parle pour qu’ils osent tous faire de même.
Je vous annonce qu’il ne faut pas être n’importe qui pour commenter tout normalement sur certains blogues. Je peux comprendre les raisons des blogues modérés où la réponse n’apparaît qu’après acceptation du propriétaire du blog. Reste que je ne comprendrai jamais ces personnes qui désirent bloguer sur un espace public en triant les commentaires. Qu’on décide de rejeter un commentaire parce que l’auteur est mesquin et use d’insultes, je trouve ça tout à fait légitime. Par contre, lorsqu’on rejette un commentaire que parce qu’on ne veut pas de commentaires de cette personne ou qu’on ne désire que des commentaires de notre petite clique et non des inconnus, lorsqu’on bloque un commentaire que parce qu’il donne un avis un tant soit peu contraire au nôtre, c’est qu’on a tout simplement pas saisi ce qu’était le phénomène de la blogsphère. J’irais même jusqu’à comparer cette attitude à celle de ces personnes qui passent leur temps à couper la parole aux autres, pour ne pas entendre ce qu’ils ont à dire.
Alors chers membres blogsphériens pensant faire partie d’une sphère plus élevée que les autres, ce soir, je vous le dis, il est possible de vous créer un blogue privé dont vous donnerez l’accès qu’à vos admirateurs. N’est-ce pas génial? Ainsi, les gens (dont moi) ne perdront plus de leur temps (tout de même précieux) pour commenter sérieusement un de vos articles.
Ceci était une gracieuseté de la montée laiteuse de la semaine.
Alors que nous sortions de chez Adonis et que nous attendions notre feu vert, au coin de Sauvé et de l’Acadie, un cinglé au volant d’un énorme camion de type Chevrolet (pick-up), voulant absolument passer malgré le feu jaune (je dirais même orange), a accéléré comme un taré. Sa course folle n’aura été que de courte durée, car il est allé heurter de plein fouet une familiale passant sagement sur son feu vert. La dite voiture a fait un 90 dégrés sur elle-même lorsque le fou du volant a percuté la portière arrière droite et s’est retrouvée en plein milieu des voies. Heureusement qu’il n’y avait que le conducteur dans la familiale, car à l’arrière, il y avait deux sièges d’enfants. Un siège de bébé (20-40 lbs) et un banc rehausseur (40 lbs et plus). La portière a été enfoncée, elle faisait un V vers l’intérieur et le banc rehausseur était cassé en deux morceaux. Le siège de bébé pour sa part a reçu l’impact de la pointe du V. Qu’en aurait-il été si les enfants auraient été à bord? Le conducteur de la familiale a été légèrement blessé. Mon DJ est allé lui porter secours immédiatement, lui extirpant quelques éclats de verres sur son cou et essuyant le sang, aidé d’autres témoins. Autant vous dire que la voiture est une perte totale.
Le plus dégoûtant dans cette histoire, c’est l’attitude du criminel (un mot certes fort, mais il désigne bien le malade en question). Il est allé se garer plus loin après l’impact, est venu voir l’accidenté et lui a dit un truc comme: «Ça va?». Rien d’autre. Pas la moindre excuse, pas même le moindre signe de culpabilité, attitude calme, baba cool. Lorsque le policier a pris sa déposition un peu plus tard et qu’il lui a fait entendre que des enfants auraient pu être à bord (j’imagine qu’il s’est permis de lui dire étant donné son air condescendant), ce minable moins que rien a rétorqué: «It’s a probability.» On a pu le voir par la suite rigoler avec son pote, bien pénard. Et le policier de nous dire, alors qu’il prenait notre déposition en tant que témoins (le DJ, moi et un autre couple), qu’il n’y aurait malheureusement pas de contravention pour l’imbécile en question, car ils n’avaient aucune preuve tangible de la vitesse, sauf la parole de témoins. Non mais quelle belle justice. Bravo champion, va prendre une bière avec ton pote en rigolant de l’accident en ce vendredi soir, car évidemment, ils l’ont laissé repartir avec son cher camion.





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