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En début d’aprem hier, l’envie m’a pris de cuisiner indien. Ne me demandez pas pourquoi cette bulle m’est passée par la tête, car d’habitude, j’ai plutôt envie de sortir manger indien ou d’aller me chercher de l’indien chez Malhi Sweet Indian Cuisine. Cette fois, je me suis dis: « Et si j’arrivais à bien cuisiner indien, je pourrais satisfaire mes envies culinaires plus souvent ». En me remémorant les doux parfums des plats du Malhi Sweet, j’ai parcouru le net à la recherche d’une recette de boeuf korma, de poulet korma et de gulab jamun, ce fameux dessert savoureux. Malheureusement, chaque recette trouvée me décevait. Pas d’eau de rose dans les recettes de gulab jamun, pas de crème dans les recettes de poulet ou boeuf korma et ainsi de suite. Un ou deux trucs manquaient toujours. J’ai donc usé de mon inspiration et j’ai élaboré deux recettes. L’une pour le boeuf ou le poulet korma et l’autre pour les gulab jamun. Si j’en parle maintenant, c’est pour partager avec vous ces recettes, qui ma foi, sont pas mal du tout !

Boeuf ou poulet korma

- 750 g. de boeuf en cubes ou de poitrines de poulet en cubes
- environ 1 c. à s. d’huile d’olive pour saisir la viande
- 2 oignons moyens
- 3 gousses d’ail
- 2 bouts de gingembre frais coupé en morceaux (des bouts d’environ 2 pouces de long et d’un demi pouce de diamètre une fois pelés)
- 1 paquet de 100 g. de poudre d’amandes
- environ 30 g. de noix de coco hachée non sucrée (prendre le paquet où elle est hachée le plus finement)
- 1 boîte 213 ml de sauce tomate
- 5-6 bonnes c. à s. de yaourt nature et consistant (pour vous donner une petite piste, j’ai pris le Méditerranée)
- 1/4 t. de crème 35% épaisse
- 4-5 c. à s. de coriandre fraîche hachée
- 1 c. à c. de curcuma
- 1 c. à c. de piment rouge en poudre (j’ai pris le doux, car le Dj ne mange pas épicé, contrairement à moi)
- 2-3 c. à s. de curry
- 2 c. à s. de jus de citron
- sel et poivre au goût

Couper la viande en cubes si nécessaire. Il faut s’assurer, pour le boeuf, de prendre une partie tendre.

Mettre l’oignon, l’ail, le gingembre, la sauce tomate, la poudre d’amandes, la noix de coco et le yaourt dans un mélangeur et broyer le tout de sorte à obtenir une crème épaisse. Ajouter un peu d’eau froide au besoin.

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Faire revenir le boeuf ou la viande dans un peu d’huile d’olive. Une fois que la viande ou le poulet est bien saisi, ajouter cette crème épaisse et laisser cuire environ 25 minutes, sans couvrir, en brassant régulièrement. Ajouter la coriandre, le curcuma, le piment rouge en poudre, le jus de citron, sel et poivre. Couvrir et laisser mijoter sur un feu doux-moyen 40-50 minutes. Ajouter la crème et le curry et laisser mijoter à découvert 15 minutes. Ajuster le sel et le poivre et servir sur un riz basmati bien parfumé.

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Petit conseil : Il serait peut-être intéressant de remplacer la noix de coco par la demie d’une boîte de lait de coco. La sauce accompagnant le boeuf serait encore plus onctueuse, bien qu’elle soit délicieuse avec la noix de coco en poudre. J’essaierai ça la prochaine fois.

Riz basmati

- 1 t. 1/2 de riz basmati
- 4 t. 1/2 d’eau froide
- 4 c. à s. d’huile d’olive
- 2 c. à s. de coriandre fraîche hachée
- 1 c. à s. de cumin
- 1 c. à c. de curcuma
- sel, poivre

Faire chauffer l’huile dans une casserole et y ajouter le cumin, le curcuma, le sel et le poivre. Bien faire chauffer les épices pour qu’elles dégagent leurs parfums. Y ajouter le riz et le laisser chauffer à sec pour qu’il prenne bien le goût des épices, en le brassant pour qu’il soit bien enrobé. Ajouter les 4 t. 1/2 d’eau et laisser mijoter sur feu moyen-fort. Lorsqu’il reste le tiers d’eau, fermer entièrement le feu, couvrir la casserole et laisser le riz absorber l’eau et ainsi terminer sa cuisson.

Gulab Jamun

Pâte
- 1 paquet de 500 g. de lait en poudre écrémé
- 2 t. 1/2 de farine blanche tamisée
- 4-5 c. à s. de beurre demi-sel
- 500 ml. de lait froid
- 4 c. à s. d’eau de fleur d’oranger
- 2 c. à s. de poudre à pâte

Sirop
- 4 t. d’eau
- 2 t. de sucre
- 3-4 c. à s. de jus de citron
- 5-6 c. à s. d’eau de rose
- 4-5 c. à s. de cardamome en poudre

Pâte
Mélanger d’abord les ingrédients secs: lait en poudre, farine, poudre à pâte. Y ajouter le beurre température pièce et sabler la pâte. Ajouter le lait petit à petit ainsi que l’eau de fleur d’oranger et bien mélanger la pâte. Former de petites boules (les faire plus petites que les miennes, car elles ont bien gonflées) en pressant bien lorsque vous tournez celles-ci entre vos paumes. Si les boules ne sont pas suffisamment fermes, elles se détacheront dans la friture. Faire chauffer l’huile (de canola de préférence) et y frire les boules par petits groupes. Attention, car les boules prendront de l’ampleur, ne pas trop en mettre. Toujours faire bouger et tourner les boules lors de la cuisson dans l’huile pour une cuisson uniforme et une couleur dorée uniforme. Lorsque bien dorées, retirer les boules et les déposer sur une assiette couverte de papier essuie-tout afin qu’il absorbe l’huile.

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Sirop
Lorsque toutes les boules sont cuites et s’égoutent, verser l’eau, le sucre, le jus de citron et la cardamome dans une grande casserole et faire bouillir (mais pas trop). Il ne faut pas que le sirop devienne trop épais lorsqu’il refroidira. Ajouter l’eau de rose et le maintenir sur un feu doux et y plonger les boules par petits groupes encore une fois, car elles prendront encore de l’ampleur. Les y plonger environ 20 minutes, en prenant soin de les faire tourner pour que chaque surface s’imbibe de sirop. Les retirer et les placer immédiatement dans un plat en pyrex. À la fin, y verser tout le sirop. Les gulab jamun sont meilleurs lorsque tièdes.

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Voilà de quoi vous concocter un petit repas typiquement indien. Si vous essayez ces recettes, vous me ferez part de vos commentaires !

Vous allez me trouver complètement dingue et vous aurez raison. Pas plus tard qu’hier soir, je suis allée manger en compagnie de ma fille et de deux copines au Malhi Sweets Indian Cuisine sur Jarry. J’ai récidivé et j’ai mangé de l’indien. La tentation était trop forte… Comment résister aux saveurs du Punjab? Comment résister à un resto indien où l’on mange pour moins de vingt dollars pour deux personnes et où on ne fait aucune concession sur le goût? Réputé pour son savoureux poulet au beurre, le Malhi m’a tout de même conquis avec son succulent bœuf korma. Petit et achalandé, ce resto, prisé par les fins connaisseurs, ne se démarque pas par sa déco, mais plutôt par sa convivialité. Le propriétaire et sa famille ont pour but premier la satisfaction du client et satisfaites nous étions hier.

Au Malhi je retournerai pour son riz bien parfumé, pour ses délicieux pains, pour ses plats aussi savoureux (sinon plus) que ceux du Taj et, surtout, pour l’authenticité de la cuisine et les mélanges d’épices bien dosés.

Ma dernière excursion chez «l’indien» m’avait permis d’oublier ma déception du Mysore, rue Saint-Laurent. Les savoureux mets du Gandhi, rue Saint-Paul, avaient fait en sorte d’exciter mon palais et je m’étais promis d’essayer Le Taj, rue Stanley, lorsque l’occasion se présenterait. J’en avais lu que des éloges, mais je me disais qu’avec les critiques, fallait en prendre et en laisser, de sorte de ne pas être trop déçue. Je ne regrette en rien de m’être imposée ce frein, car hier soir, l’occasion tant attendue s’est présentée et c’est accompagnée de ma petite famille ainsi que de ma belle-mère et d’un ami marocain fraîchement arrivé au pays que j’ai passé les portes du Taj.

Dès les premières secondes, les douces effluves des plats sont venues chatouiller nos narines tandis que nous étions charmés tant par le décor harmonieux que par ce joueur de tabla présent mais discret. Sagement assis près des fenêtres donnant sur le tandoor, nous étions tout aussi fascinés que les enfants par le spectacle des cuisiniers à l’oeuvre. Le plaisir augmenta lorsque les soupes furent servies. Ma soupe dâl, aussi simple soit-elle, était savoureuse et la soupe mulligatawny était tout aussi bonne. (Non, je n’ai pas commandé deux soupes, mais on ne peut résister à la tentation de goûter au plat de l’autre.)

Ayant fait en sorte de prendre quatre tables d’hôtes ne contenant pas les mêmes plats, nous avons pu découvrir une variété d’entrées et de plats. Bajhi aux oignons, samosas, chaat bahar et seekh kabab composaient notre entrée. Poulet tandoori, agneau tikka, cari de crevettes Bombay et boeuf korma suivirent, accompagnés de shahi panir, channa masala, champignons do-piaza et jeera aloo. Hier soir, nous étions rois et reines d’un festin et le temps s’écoulait à la douce vitesse de nos émois gustatifs.

S’il me fallait tout de même prendre en défaut le Taj, je pourrais dire que le Gandhi mérite la palme d’or du pain nân. Celui du Taj était excellent, n’en doutez pas, mais le meilleur à ce jour est celui du Gandhi. Toutefois, on n’opte pas pour un resto en fonction de son pain. J’en conclus donc que le Taj mérite la palme du meilleur resto indien de la région montréalaise à ce jour tant pour l’ambiance que pour les fins détails, comme la carte des menus présentée dans un étui massif argent typiquement indien et celle des desserts présentée dans son équivalent mais dans une teinte verte, rehaussée d’éclats étincelants ; et pour la finesse, l’onctuosité et le parfum des plats et desserts.

La dernière fois, je vous faisais part de mon appréciation du restaurant indien Mehfil sur la Rive-Sud. Restaurant qui, je le répète, vaut cent fois le détour. Depuis, j’ai mangé à deux autres restos indiens. Un midi de la semaine dernière, le Dj et moi sommes allés au Mysore, sur Saint-Laurent, coin Rachel. Une collègue de bureau m’en avait fait que des éloges et je me disais que ça serait sympa pour un petit lunch du midi en tête-à-tête avec mon petit mari. Nous avons été déçus comme pas possible. Ce n’était pas mauvais, mais la nourriture n’était en rien parfumée. Le poulet tandoori qui, habituellement, a un goût exquis ne goûtait absolument rien. Le riz, même chose et j’évite de vous décrire le reste.

Ce soir, par contre, nous sommes allés au Ghandi sur St-Paul avec une amie marocaine qui est au Canada pour un petit mois. Je m’en délecte encore. C’était tout simplement succulent. Les entrées diverses (samokas, poulet tikka, bhaji aux oignons, pakoras, etc.) étaient savoureuses, l’assiette spéciale Ghandi (poulet tandoori, crevettes tandoori, agneau tikka, seekh kabab, salade, riz basmati) était sublime, chacun des mets étant parfumé à souhait et les pains naans, dont un à l’ail, étaient des meilleurs que j’ai pu manger. Les enfants étaient bien silencieux, concentrés à déguster les mets, mais c’est le dessert surprise que leur a offert le serveur qui a remporté le plus de succès auprès d’eux: un genre de pudding au riz et noix de coco, avec raisins secs, nappé d’un coulis d’abricots et fraises.

Le prochain resto indien que nous essaierons sera Le Taj, sur Stanley, mais d’ici là, nous changerons de continent, car la cuisine indienne est délicieuse, mais avec modération.

Je rentre d’une petite soirée bien agréable en compagnie de deux amies. C’était à moi à choisir le restaurant. Alors hier soir, je surfais en ayant comme critère que le restaurant soit situé dans le coin de Longueuil (car Milysmilune et moi allions y rejoindre la Chèvre nationale qui a quelques difficultés techniques au volant, mais pas celles que vous pourriez imaginer) et je suis tombée sur un petit resto indien, le Mehfil. Il y a un moment que j’avais envie de manger indien. Ça me manquait terriblement. Je n’avais jamais entendu parler de ce resto, mais les critiques semblaient bonnes selon ce que j’avais pu lire sur le net.

Les critiques ne mentaient pas et je compte y retourner bientôt avec mon petit DJ. Déjà, l’ambiance était différente de tous ces restos indiens kitsch que l’on retrouve sur l’île montréalaise. Pas de lumières de toutes les couleurs. Une ambiance feutrée, un décor charmant, discret, une musique typique, mais tout de même connue (des titres tirés des films comme Dedvas) et la nourriture… Qu’en dire… Tous ces parfums bien dosés: des pakoras succulents, un poulet tandoori incomparable, un curry de boeuf bien relevé, une variété de légumes fondants en bouche, un riz tout simplement parfait.

Mes déceptions de la soirée? Ne pas avoir eu mon thé épicé avec le savoureux dessert (Gulab Jamun) et, surtout, la fermeture soudaine. Alors qu’on terminait le dessert, la musique a cessé, les lumières ont été plus que tamisées et on a été invitées nous a fait comprendre (en rangeant presque tout) qu’on devait quitter. Il n’était que 20h40 environ. Faut dire qu’il n’y avait personne. On y a croisé qu’un couple qui a quitté vers 20h00. Malgré tout, je vous recommande ce restaurant. Vos papilles seront enchantées.

Ce qu'ils ont dit

La volonté est tellement libre de sa nature, qu'elle ne peut jamais être contrainte. (Descartes)

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