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Meilleure version entendue à ce jour :

Petite, je perdais une dent et Fée ma mère m’offrait des sous qui me paraissaient fortune. Grande, c’est moi qui doit payer plus qu’une fortune lorsque je “perds” une dent. C’est ce qu’on appelle atteindre l’âge de “sagesse” ?

Ma vie était quelque peu en suspend ces derniers temps. Comme toute personne qui se respecte, j’en avais marre de faire la girouette en étant à contrat pour mon employeur. C’est bien beau d’avoir des contrats qui tombent l’un après l’autre, mais ça n’apporte pas la sécurité que l’on souhaite en tant que trentenaire. Un matin, je me suis enfin dit: safi, c’est assez, et j’ai fait mes devoirs. J’ai donc négligé mon blogue au profit de ma chasse à l’emploi et je peux enfin crier mon soulagement. Je commence demain mon nouvel emploi (permanent !) et j’espère bien trouver le temps et l’inspiration d’écrire quelques autres lignes ici (plus potables cette fois) sous peu.

Il y a quelques jours, alors que je voguais sur les blogues habituels, je suis tombée sur un billet de l’Intellexuelle qui offrait à son tour le PIF (Pay it forward). J’avais bien remarqué cette nouvelle mode blogueste, mais je n’avais pas eu l’occasion de m’y arrêter. Cette fois, chez l’Intellex, j’étais dans les premières à m’y pointer et j’ai plongé.

Mon tour est donc venu de participer à cette chaîne du «Payer au suivant».

Voici les détails :

* N’importe qui possédant un blogue peut participer ;

* Les trois premières personnes à laisser un commentaire sur ce billet recevront un cadeau préparé par moi-même ;

* Je vous enverrai votre cadeau dans les 365 prochains jours ;

* En échange, vous devrez «payer au suivant» en faisant la même promesse sur votre blogue (Je ne vous enverrai pas votre cadeau tant que vous n’aurez pas posté de billet à propos du jeu ! Il faut donner pour recevoir !).

Qu’ai-je à offrir ? Eh bien, je voulais d’abord offrir des tatouages au henné, mais je me disais que la distance ne simplifierait pas les choses, alors vous recevrez un cadeau fait main de ma part. Ce pourrait être un coffret du genre de ceux sur les photos des liens qui suivront ou un autre truc de ma création: porte-clés, etc. Nous verrons bien où la créativité me mènera. Toutefois, je suis ouverte aux discussions si jamais un truc en particulier vous tente.

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À vos claviers ! Les trois premiers blogueurs qui écriront un commentaire mériteront un petit cadeau ! :)

On est de bonne oreille. On s’investit émotionnellement au fil des histoires aussi dingues les unes des autres. Tout lui arrive, tuile après tuile, brique après brique. Après un café en sa compagnie qui nous a évidemment vidé, on se demande quand la vie va enfin l’épargner. Après quatre de ses coups de téléphone dans la journée, on est aux prises avec ses problèmes, on réfléchit et on se demande quand les choses se calmeront pour elle. Lorsque nos problèmes nous affligent, on a immédiatement à l’esprit ses mille malheurs et on se console. Puis au gré d’une pleine confiance qui s’installe, elle nous en confie encore plus chaque jour. Un voisin qui l’épie, une connaissance qui souhaite sûrement sa mort, une inconnue qui l’a bousculé dans une boutique certainement parce qu’elle lui en voulait d’avoir acheté le seul chandail qu’elle convoitait. On ne doute pas, elle nous le raconte alors qu’elle est encore sous l’effet de la colère et on la croit. On la croit malgré les caisses d’histoires qui s’empilent dans un placard de notre cerveau. Et plus ça va, plus les histoires se répètent, plus il y a acharnement. Une idée foule notre esprit, mais on la chasse rapidement en se culpabilisant d’y avoir même songé. Alors on l’appelle, on prend de ses nouvelles et l’on fait de la place dans un autre placard pour les boîtes à venir. Elle en profite et nous assaille à toute heure du jour. Les mois s’écoulent et on réalise qu’on suffoque. Elle nous a bourré, nous a asphyxié et c’est maintenant que notre instinct de survie prend les rennes et nous guide à travers les tumultes qu’un esprit malade a semé. Et on s’en veut. On s’en veut d’avoir investit autant. On s’en veut d’avoir été aussi naïf et de s’être laissé mener par les vagues de ses délires et distorsions. On voudrait bien l’aider à cheminer vers les soins nécessaires pour le mal qui la ronge, mais on n’y peut plus rien. Elle a siphonné toute l’énergie qu’on avait et faut se l’avouer, rendu là, on préfère s’en éloigner. La maladie mentale n’est pas des plus faciles à côtoyer, surtout lorsqu’elle n’est pas traitée. Alors on coupe les ponts, on choisit de désormais penser à soi et sa famille et, à quelque part, on choisit de se protéger, car à ses yeux, l’on est désormais l’ennemi juré.

Cet après-midi, en parcourant les rayons de livres du Archambault d’Anjou, mon regard a été attiré par les présentoirs de cartes plus artistiques. Je devais dénicher une carte spéciale pour une amie au loin et j’ai fait l’heureuse découverte des cartes d’une illustratrice qui, ma foi, a bien du talent : Sophie Turrel. Éditées chez Correspondances, les cartes sont colorées et ne peuvent faire autrement que vous faire sourire si, comme moi, vous avez toujours votre oeil d’enfant. Majoritairement réalisées à l’encre et l’aquarelle, les cartes racontent une petite histoire souvent cocasse. Alors si vous cherchez une carte sortant de l’ordinaire pour offrir vos voeux pour l’arrivée d’un nouveau-né, pour souhaiter un merveilleux anniversaire à une coquine nièce ou un coquin fiston ou pour diverses raisons, recherchez les cartes de Sophie Turrel publiées par les Éditions des Correspondances. Et surtout, ne faites pas l’erreur que j’ai faite cet aprem. Si une carte vous tente pour un être cher, prenez-là, anniversaire ou non. Pour ma part, je vais devoir y retourner demain, car je regrette de ne pas avoir pris la carte sur le thème des fées. C’est ma princesse qui va l’adorer !

Je pense que je m’attendais à tout lire, sauf ça. Fallait bien qu’un jour le «trône» soit libre, mais je pensais qu’il le serait une fois Castro décédé. Après quarante-neuf années avec le même homme à la tête de Cuba, j’ai bien hâte de voir qui sera désigné pour prendre la place. Fidel a essuyé bien des critiques. Plusieurs étaient méritées, car on ne peut fermer les yeux sur sa dictature. N’empêche qu’il a été le seul président cubain en mesure de tenir tête aux États-Unis et pour ça, il m’a toujours impressionné. Qu’annonce la suite ? L’avenir nous le dira et Fidel Castro se fera un devoir d’être là, de guetter et combattre comme soldat des idées.

Ma précieuse Chèvre m’a tagué… alors avant qu’elle n’ait envie de me donner quelques coups de cornes à notre prochain souper, aussi bien répondre au plus vite…

Règlements:
* Mettre le lien de la personne qui vous tag
* Mettre les règlements sur votre blog
* Mentionner six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même
* Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant leurs liens
* Aller avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées

Voici les six choses/habitudes/tics non importants à mon sujet:

1) Autant je sais cuisiner et autant j’aimais cuisiner, depuis deux-trois ans, j’haïs ça. Je me force pour le faire, sauf si on reçoit et que j’ai une rare envie de le faire. C’est toujours un casse-tête lorsque je me dis: « Ah non, le Dj travaille ce soir, qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire à manger aux enfants ? ». C’est la faute du Dj aussi, il cuisine si bien (vous demanderez à la Chèvre) et avec tellement de coeur, que je lui ai cédé ma place devant les chaudrons sans hésitation.

2) Je DÉTESTE plier les vêtements. Ce qui fait qu’à chaque fois, j’accumule les brassées de linge propre dans mes nombreux paniers à linge propre et que lorsqu’on n’a vraiment plus rien à se mettre, je me botte le derrière et je plis le linge pendant deux heures.

3) Dès que j’arrive chez moi, été comme hiver, plancher chaud ou glacial, je dois être pieds nus. Je passerais ma vie à marcher pieds nus si je le pouvais.

4) Lorsque je vis un grand stress, un choc, un événement hors du commun, etc. je ne pleure pas comme la majorité des gens. Je vais plutôt sourire ou même m’éclater de rire… rire comme une hystérique. Ce qui fait qu’un jour, j’ai eu un accident d’auto avec une amie qui était au volant. Première neige, belle glace noire sous la belle petite neige, elle perd le contrôle, incapable de freiner… on change de voie et on se retrouve à faire face à un semi-remorque et on finit, Dieu merci, par l’éviter et fracasser un poteau. Elle est sous le choc, en larmes et moi… brillante comme je suis… je ris, je ris et je ris. Je rigole tellement que je suis incapable de m’arrêter. Pourtant, je suis tout aussi sous le choc qu’elle. Et ma réaction crée toujours quelques soucis, car les gens croient que je me moque d’eux ou de la situation.

5) Je ne supporte pas les bruits de fond, les sons, etc. lorsque vient le temps de dormir. OUT la musique, OUT la télé… ce qui fait que mon pauvre p’tit mari, qui lui avait l’habitude de s’endormir avec de la musique, a changé ses habitudes pour moi et, ce, depuis plus de neuf ans. Lorsqu’il se retrouve à dormir seul, il se gâte donc et laisse la musique. Je sais, je suis méchante…

6) Quand je réfléchis, j’ai comme manie de me tourner une couette de cheveux entre l’index et le majeur, aidée par mon pouce qui ramène le tout.

Je passe donc la tag à: Big, 4rine, Mme Cornue, Milysmilune, le DJ et Alex de Polandie.

J’aurais tant à écrire, tant d’idées, tant de mots qui se bousculent… Mais trop peu d’ordre. Faut croire que l’abus des bonnes choses durant ces deux dernières semaines a foutu la vraie pagaille dans ma tête. Ça reviendra… Surtout avec la reprise de cette course à la vie, cette routine qui nous court après et nous rattrape bien qu’on s’efforce de la semer. Je vous souhaite tout de même une merveilleuse année 2008 et j’espère que la vôtre a aussi bien commencé que la mienne.

L’un des derniers billets de Kenza me faisait repenser à deux événements plus ou moins récents. Non, je ne raconterai pas ces fois où, par le biais du hasard, j’ai recroisé de vieilles connaissances et que nous avons eu du plaisir à résumer nos dix dernières années en cinq minutes. J’aborde plutôt l’envers de la médaille. Ces moments où notre route croise certains visages de l’époque et que ces derniers préfèrent détourner le regard, malgré tous les bons souvenirs. Pas qu’il y en ait de mauvais remisés ici et là, non. Ils détournent le regard et passent le chemin pour des raisons totalement inconnues (de moi va s’en dire, car je n’ose imaginer qu’ils le détournent sans raison…).

Comment peut-on baisser les yeux sur des souvenirs d’enfance, d’adolescence ou de l’époque universitaire ? En y réfléchissant, je me disais qu’à la limite, on peut avoir envie d’oublier tout ce qui est en lien avec des périodes de notre vie si ces périodes ont été malheureuses et difficiles ou ont été marquées par un triste événement que nous préférons refouler. Mais lorsqu’elles ne l’ont pas été ? Et, surtout, lorsqu’on sourit en retrouvant la plupart des gens de cette période, comment peut-on expliquer que l’on se refuse à rendre un « Salut, ça va toi ? Quoi de neuf après toutes ces années ? » à la personne de qui nous étions le plus proche lors de cette dite période ?

Les bons souvenirs gravés en notre mémoire sont-ils erronés, défaillants, aléatoires ? S’ils ne le sont pas, ces personnes méritent-elles l’ébauche d’un souvenir ?

Et que je viens tout juste de m’en rendre compte…


Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la quatrième ligne

[...] que Monsieur Moussa l’éboueur bien connu déposait au moment des ordures à six heures du matin, en absence de sa femme qui était morte de quelque chose. (Je vous laisse deviner le titre du livre et l’auteur !)

Quel est la dernière chose que vous ayiez regardé à la télé

Akeelah and the Bee, hier soir.

En dehors du bruit de l’ordi, qu’entendez-vous?

La sécheuse qui fait sa job…

Quand vous êtes sorti la dernière fois qu’avez-vous fait?

Je suis allée récupérer ma fille au service de garde.

Que portez-vous?

Un jeans avec une petite rayure pâle dedans, un pull en tricot bleu, pieds nus, lunettes sur le bout du nez.

Quand avez-vous ri pour la dernière fois?

Tout à l’heure, gracieuseté de mon Dj.

Qu’y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes?

Du blanc, rien que du blanc ! Marre du blanc.

Qu’avez-vous d’étrange aujourd’hui?

Rien ?! Je suis étrange en tout temps… hahaha

Quel est le dernier film que vous avez vu?

Akeelah and the Bee, hier soir…

Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quel est la 1ere chose que vous achèteriez?

Des billets d’avion pour le MAROC !

Dites-nous quelque chose que nous ne savons pas encore

Je suis toujours frigorifiée.

Aimez-vous danser?

Oui ! D’ailleurs, fallait voir l’inquiétude du serveur de la boîte de nuit où bossait le DJ au Maroc lorsque j’étais à mon 8e mois de grossesse et que je dansais comme une déchaînée. Il avait même dit à mon mari de me faire asseoir un peu, inquiet qu’il était.

Quel serait le prénom de votre enfant si c’était une fille?

J’aurais aimé Safia, mais troisième enfant il n’y aura pas et même s’il y avait, j’opterais pour autre chose étant donné que la cousine de mon mari a nommé sa petite dernière ainsi, donc ce pourrait être Hania.

Quel serait le prénom de votre enfant si c’était un garçon?

Troisième enfant il n’y aura pas et s’il y avait, j’ai plusieurs idées: Ismael, Amine, Amrane…

Avez-vous déjà pensé vivre à l’étranger?

Eh oui et je retournerai vivre au Maroc un jour…

Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis?

Marhaba bikoum…

Et je passe la tag à: La Chèvre légendaire, le DJ et Mme Cornu.

Je ne sais pas si c’est la trentaine, mais depuis un certain temps, j’en ai marre du conformisme. Marre d’agir selon les certaines coutumes. Pourquoi faudrait-il que j’aille chez le coiffeur me faire faire une mise en plis que si j’ai un événement particulier à l’agenda ? Pourquoi serait-ce farfelus que j’aille me faire maquiller par une professionnelle que pour le plaisir de me sentir belle sans avoir de sortie prévue le soir venu ? Pourquoi serais-je complètement sautée de sortir prendre un café avec une copine vers 22h un soir de semaine, veille d’une journée bien occupée au bureau ? Pourquoi je n’achèterais pas la robe de soirée dont j’ai envie depuis deux semaines alors que je n’ai pas l’ombre d’une soirée en vue ? Pourquoi je n’ouvrirais pas ma bouteille de Château Cheval Blanc 1975 premier grand cru classé de St-Émilion un jeudi soir tout simplement parce que j’en ai envie ? Pourquoi est-ce que la boire un soir de relâche serait nécessairement la voie à suivre, la meilleure façon de savourer le moment ?

Qui a décidé que tout ça ne se faisait pas ? Qui a eu assez de poids pour imposer une telle marche à suivre ? Personne évidemment. Ce conformisme comportemental s’est installé de lui-même, au fil des habitudes communes, sans que personne n’y mette un frein et s’arrête à y réfléchir plus longuement.

Nous passons notre vie à attendre des occasions qui ne viendront pas toujours. Nous passons donc, trop souvent, à côté de bien des petits bonheurs. La trentaine m’apporte une certaine sagesse… Celle de me foutre des moments tout désignés. Je m’accorde désormais le plaisir de faire une entorse au conformisme comportemental en usant, bien sûr, de mon je-m’en-foutisme connu de ce qu’on pourrait penser de moi.

Je n’ai jamais fais partie de ces grandes romantiques qui espèrent vivre d’amour et d’eau fraîche. Je n’ai jamais été de celles rêvant d’un mariage de princesse et d’une vie de château, pas plus d’un prince charmant. Les grands mots, les grandes déclarations m’essoufflent. Et que dire des moindres compliments… Ils me rendent mal à l’aise. Oh, j’ai mes moments de faiblesse. D’ailleurs, je me rappelle de ce jour où mon petit mari, qui n’était encore qu’une idylle, m’a « offert » les premiers paragraphes d’une chanson qu’il rédigeait pour moi. Je l’avais trouvé adorable ! À ce jour, cette chanson n’est toujours pas terminée et c’est un running gag entre nous.

Je manque tellement de romantisme que lorsque j’essaie d’afficher un côté fleur bleue, c’est le DJ qui se marre. Il y a quelques semaines, il est venu me trouver au lit alors que je lisais et une fois mon bouquin fermé, je lui lance: « Pourquoi n’as-tu jamais lu pour moi ? ». Je ne vous parle pas de sa tronche à ce moment. « Mais c’est tout romantique les mecs qui lisent pour leur femme… ». Crédible, je n’étais pas. Depuis, cette anecdote revient fréquemment et nous en rigolons encore.

N’allez pas croire que nous sommes un couple ennuyeux. Ce n’est pas une habitude à la présence de l’autre qui fait que nous sommes toujours ensemble dix ans plus tard. Mais nous misons plus sur les sentiments que sur le romanesque.

Par contre, je dois avouer que lorsque j’écoute Kazem el Saher, je me retrouve, l’espace des longues minutes que durent ses chansons, totalement charmée. J’entends ces mots que je connais pourtant pour les avoir fréquemment entendus et je les trouve chaque fois plus romantiques et éblouissant. La particularité des poèmes arabes est bien de toujours tendre vers un romantisme extrême. C’est tellement trop, tellement cucu, qu’on ne peut demeurer indifférent.

Ce soir, nous écoutions Zidini 3ish8an en voiture et je me disais que les paroles traduisaient bien le summum du romantisme. Grâce à monsieur mon DJ, j’ai mis une petite traduction française maison de quelques passages de la chanson. Vous comprendrez peut-être mieux. Malheureusement, la chanson perd de son charme en français, car il est impossible de traduire les termes exacts et, qui plus est, on perd la beauté du poème, le cachet que seul les rimes arabes et les mots imagés peuvent traduire.


* Mon lien google ne semble pas vouloir fonctionner, alors pour visionner la vidéo, allez ici.

Aime-moi encore
Ma plus belle crise de folie
Noie-moi encore parce que la mer m’appelle
Donne-moi encore de la mort
Espérant que la mort lorsqu’elle me tuera me fera revivre

Oh la plus belle des femmes de l’univers
Aime-moi
Oh celle que j’ai aimé jusqu’à ce que l’amour se consume
Aime-moi
Si tu cherches où te loger, je te logerai dans la lumière de mon regard

Ton amour est ma carte du monde
Et la carte du monde ne m’importe plus
(face à cet amour)
Je suis la plus vieille capitale de la tristesse
Et ma blessure est une gravure dans les plus hauts cieux

Et mes douleurs partent comme une envolée de pigeons de Bagdad jusqu’en Chine

[...]

Je sens la peur de l’inconnu
Alors protège-moi
Je sens le froid
Alors couvre-moi
Parce que je cherche une nation à mon front
Parce que je suis au début de ma croissance
Je cherche l’amour d’une femme qui me ramènera jusqu’aux frontières du Soleil et qui m’y jettera

Une grande première à New York en cette journée de fête musulmane. Alors que l’Empire State Builging était éclairé chaque année lors des fêtes de Noël et d’Hanouka*, les autorités de la ville de New York ont décidé qu’à chaque Aïd el Fitr**, le haut de l’Empire State Building serait illuminé en vert, couleur de l’Islam. Il est possible de consulter le calendrier pour les illuminations annuelles de l’Empire State juste ici.

* Hanouka : Fête juive d’une durée de huit jours connue également sous le nom de Fête des lumières.

** Aïd el Fitr : Fête soulignant la fin du mois de Ramadan.

Arrête ton cinéma ! Voilà la phrase que répétait sans cesse le père de Rachid Badouri pendant des années. Ce n’est sûrement pas ce qu’il devait avoir envie de crier hier soir, en voyant son fils sur scène. Nous prenions place à l’avant, sur le parterre, et nous étions fascinés, tout comme le reste de la foule. Le St-Denis 1 était comble pour cette grande première hier soir et Rachid a su aller chercher chacun de spectateurs. Que ce soit en imitant parfaitement l’accent du Lac St-Jean (j’en sais quelque chose, je viens du Saguenay), en nous remémorant notre époque adolescente où les «fresch» étaient populaires, en nous parlant de mariages italiens ou de «slow» vietnamiens, Rachid tenait la foule au bout de ses lèvres. Ce personnage coloré, agité, charismatique faisait son cinéma et c’en était tout un. Des gestuelles aux mimiques, il nous a transporté d’un continent à l’autre, d’une époque à l’autre, puisant son énergie dans les éclats de rire fusant d’un public en délire. Badouri, un nom qu’on risque de voir souvent dans les mois à venir.

Autant l’on peut trouver le temps long comme pas possible certaines journées, autant l’on s’exclame fréquemment que les années passent trop vite.

Fallait que Martineau étale sa grande culture en s’en prenant à Charles Taylor pour qu’enfin les gens réagissent. Faut croire que lorsqu’il raconte du grand n’importe quoi sur les musulmans, ce n’est pas suffisant. M’enfin, ça fait plaisir de lire tout cela ce matin.

La Fête du travail est une journée qui rime avec congé, repos, relaxation, activités diverses pour la majorité des gens. Pour la maman que je suis, cette journée rime plutôt avec veille du retour au boulot, courses, ménage, lessive et, comme j’ai une chance incroyable, se taper une sympathique migraine. En cette belle journée ensoleillée, j’aurai eu le temps de:

- Cuisiner un couscous et un gâteau en prenant soin d’en faire une bonne quantité pour qu’il en reste pour les lunchs de demain midi
- Faire quatre brassées de lavage
- Plier et ranger les vêtements et remettre de l’ordre dans les tiroirs des enfants
- Vider le lave-vaisselle et lui remplir la panse à nouveau
- Ranger la cuisine
- Nettoyer la salle de bain
- Faire prendre le bain à Monsieur le Prince
- Superviser le bain de Miss la Princesse et lui laver sa crinière qui fait office de chevelure

Restera à trouver le courage de m’attaquer à la chambre des maîtres qui est dans un état lamentable, un vrai capharnaüm. Disons que les maîtres sont pas mal «traîneux» par les temps qui courent.

Le positif dans tout ça est que j’aurai pu profiter de deux belles journées pour sortir au parc avec les bambins, les ramener manger une glace chez Roberto, sortir avec eux et une copine faire les courses au Marché Jean-Talon, casser la croûte chez cette même amie et j’en passe. C’est tout de même avantageux la Fête du travail… maman ou pas.

Je sais, il est un peu tard pour poster, alors que la journée s’achève ou est déjà terminée en d’autres cieux, mais comme on dit: mieux vaut tard, que jamais.

N’ayant pas d’inspiration pour terminer la rédaction de mes trois billets en cours, je profite du BlogDay pour me prêter au jeu et pour essayer de vous faire découvrir cinq blogues. Qu’est-ce que le BlogDay?

Toute la journée du 31 août, les bloggers partout dans le monde posteront un article recommandant 5 nouveaux blogs, de préférence des blogs différents de leur culture, point de vue et attitude. En ce jour, les visiteurs de blogs se retrouveront projetés et découvriront des blogs inconnus, célébrant la découverte de nouvelles personnes, et de nouveaux bloggers.

Voici donc mes cinq blogues :

L’Insomniaque : Un blogue que je lis régulièrement, mais en silence, car l’auteur «philosophe» sur bien des sujets qui me font me questionner. Je me promets toujours de revenir y ajouter mon grain de sel et ma réflexion passe et le billet suivant pointe à l’horizon. C’est l’un de mes blogues préférés du genre, même s’il ne fait pas partie de ma blogroll.

La vie en rousse : Un blogue où Miss Tassili nous parle de tout et rien, mais avec des mots bien pesés. Que voulez-vous, je supporte peu lire des blogues rédigés en language SMS.


Photo for the masses
: Il y a du texte oui, mais les photos parlent d’elles-mêmes.

Les histoires inachevées d’Hipparchia : Parce que j’aime bien son imaginaire.

Vie commune : Je lis (savoure) en silence. On se dit que l’on va lire la première phrase et qu’on y reviendra, mais nous en sommes à la chute quelques instants plus tard.

Voilà, j’espère que vous prendrez le temps de faire un détour chez ces cinq blogueurs.

On s’entend, mais on ne s’écoute pas. C’est la phrase du jour, je dirais même la phrase qui décrit bien des situations actuelles.

C’est fou comme nous vivons avant le temps et les événements de nos jours. Rares sont les moments où l’on apprécie totalement le moment présent en omettant de penser à celui qui viendra dans quelques mois. Après, on se demande pourquoi on passe la majeure du temps à courir après ce temps.

Le mois d’août bat son plein et que peut-on voir dans la majorité des grands magasins? Non seulement les articles d’Halloween, mais ceux de Noël. À certains endroits (pour ne pas les nommer), nous avons même droit aux sapins décorés, à la crèche et ainsi de suite. Folie du marketing vous direz? Peut-être, mais la vague nous emporte au passage. En ce mois d’août qui bat son plein, j’en suis à fouiller les guides des centres d’activités de Rosemont et du Plateau, question de «booker» la semaine de relâche des enfants. Septembre n’est pas entamé, le matériel scolaire dort encore sur les tablettes de la librairie attendant sagement que je me décide à y faire un saut et j’en suis à stresser et me prendre la tête à essayer d’arrêter mon choix sur des activités sympas pour occuper les enfants durant la semaine de relâche d’automne. En octobre, il ne sera plus temps de penser aux vacances d’hiver non. Elles auront été réfléchies début septembre. Il sera temps de prévoir la semaine de relâche d’hiver et le voyage au Maroc d’avril. Comment ne pas devenir dingue à ce rythme?

Dame: Vous allez payer de quelle façon?
Jeune homme à l’accent roumain: Par des bites…
Dame: Nous n’acceptons aucun paiement en nature…

Alors que le jeune homme à l’accent roumain s’interroge, la dame ajoute: «Mais nous prenons les paiements par DÉBIT, DÉ-BI.

Non, elles ne sont pas tombées à l’eau nos vacances, mais elles ont été bien arrosées. De la pluie, de la pluie et encore de la pluie. Malgré ces petits intempéries, nous nous sommes tout de même baladés à Montréal, Québec et au Saguenay. Des paysages à couper le souffle même sous la pluie, des soupers et soirées avec des amis, des gens agréables, d’autres moins, mais, surtout, un rythme de vie différent sans obligations, sans horaire coulé dans le béton. Des moments essouflants, mais agréables. Je n’ajouterai pas plus de mots. Je laisse la prochaine photo résumer notre voyage…

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Ce soir (enfin, vu l’heure il serait plus juste de dire hier soir), nous avions rendez-vous avec Gad à 21h30. Nous attendions le moment avec impatience et nous n’espérions pas moins que de passer une soirée à nous éclater. À 21h45, nous nous trouvions toujours dans le hall de la Place des Arts, Jamel Debbouze venant tout juste de terminer son spectacle. C’est un Gad en super forme qui a été accueilli par une foule en délire à 22h35. Une heure d’attente, ce n’était rien pour assister à ce tout nouveau spectacle. Enfin, nouveau spectacle, c’est vite dit, car j’évaluerais à 40% les nouveautés de la soirée. Connu pour suivre les demandes de l’assistance et parfois improviser de purs moments, Gad nous a servi de nombreux gags des spectacles précédents. Malgré ça, je ne regrette en rien cette soirée, car de revivre ces gags en direct, bien assise dans une salle comble en totale interactivité avec cet humoriste totalement déluré, était indescriptible. Voilà, je n’en dirai pas plus… On garde le contact!

Les aléas de la vie ayant fait que chaque année j’étais aux prises avec de petits imprévus, ça fait environ six ans que je n’ai pas profité de vraies vacances. Il est vrai qu’une petite semaine de vacances, ce n’est pas la mer à boire. Encore moins lorsqu’on compte se limiter au Québec, mais j’en profiterai tout de même pour redécouvrir certains endroits charmants du Québec à travers les yeux de belle-maman qui les contemplera pour la première fois.

Au programme: le trio Biodôme, Insectarium et Jardin botanique, le Mont-Royal ; l’Estrie et certains de ses petits villages comme Compton et North Hatley en passant par Bleu Lavande ; Québec, Capitale Nationale, avec ses chutes Montmorency, son quartier du Petit Champlain, son Aquarium et plein d’autres arrêts ; le Saguenay et la beauté de ses paysages, en faisant un petit saut au site de la Nouvelle-France, en n’omettant pas de passer par Anse-St-Jean pour déguster une succulente brioche cuit au four à bois… Bref, de petites activités que l’on verra d’un nouvel oeil.

Et pour lancer le tout, quoi de mieux que de poser les fesses sur un siège de la salle Wilfrid-Pelletier pour être parmi les chanceux qui pourront voir le tout nouveau spectacle de Gad El Maleh en grande première mondiale? C’est ce qui nous attend demain!

Nous étions plus de 100 000 spectateurs hier soir lors de la soirée spéciale Taha. Pour les autres ayant raté l’événement, je peux dire que vous avez manqué de bons moments. Un Taha toujours aussi activiste, prenant grand soin d’en référer aux nombreux morts en Irak, en Palestine, au Darfour, accrochant au passage miss Madona. Un Taha nous offrant d’excellentes pièces dont Bent Sahra, Ya Rayah, Camarade (que je ne connaissais pas, mais qui est excellente ma foi!) et ainsi de suite. Des musiciens extra et, surtout, un Hakim Hamadouche incroyable! Ce mandoliniste est considéré comme l’un des meilleurs joueurs de mandoline de la planète. Je serais prête à payer cher pour un spectacle où il tiendrait la tête d’affiche, surtout qu’il a également une belle voix, voix se mariant très bien avec celle de Taha hier soir. J’ai encore leur version de Yamess en tête.

Le moment ultime de la soirée? Taha lançant quelques mots en arabe, juste avant d’entamer Rock de Casbah avec Yann Perreault. Des mots pesant lourd, des mots honteux qu’on ne lance pas en arabe devant public. Des mots qu’il a lancé, qui en a fait éclater de rire plusieurs (dont moi), des mots justes qui ont toutefois foutus la honte à plusieurs dames maghrébines plus réservées. C’était tout aussi marrant de constater les éclats de rire et les réactions de tous ceux comprenant l’arabe et le silence lourd de tous les autres n’ayant rien pigé.

Un Taha à revoir!

Alors que je vous racontais nos mésaventures avec Immigration Canada il y a quelques semaines, je peux maintenant vous dire que le tout est bel et bien réglé. Après une rencontre avec l’attaché politique du député fédéral de notre quartier, après plusieurs appels au Maroc, après des aller-retour de belle-maman au Consulat, voilà que jeudi on lui accordait enfin le visa touriste. Nos efforts seront récompensés par son arrivée lundi prochain inchallah et par sa joie de revoir la princesse Yasmeen et de faire la rencontre de son unique petit-fils. Bel été en perspective! Et le plus marrant de l’histoire est qu’elle a trouvé un billet à un tarif RIDICULE. Alors que les billets se vendent à 1400$ environ, elle a payé le sien moins de 4000 dirhams. Faites le calcul…

Alors si jamais certains/certaines d’entre vous font face à des refus d’Immigration Canada, bougez, faites des téléphones, plaignez-vous, agissez. Si le dossier est nickel, il se pourrait que la nouvelle demande soit acceptée. Ce n’est pas toujours un défaut que de ne pas avoir la langue dans sa poche.

Alors que j’étais sagement assise, mercredi dernier, dans le bus 95 me ramenant chez moi après une pénible journée qui m’avait mise de mauvaise humeur, une marocaine prit place sur le siège vacant à mes côtés. Faisant fi de ma présence, elle continua sa palpitante conversation avec son acolyte, rien de moins que marocaine elle aussi. D’une oreille attentive, je les écoutai parler de tous les passagers ou presque, se moquant tantôt d’une vieille dame grassouillette qui avait du mal à monter dans le bus, tantôt d’un jeune homme latino arborant mille bijoux. Tous les passagers ou presque eurent droit à leur sage critique. Il va s’en dire qu’il est facile de se moquer des gens lorsqu’on se dit qu’il n’y a pas d’autres maghrébins ni arabes dans le bus pouvant saisir ce qu’on raconte.

J’écoutais donc d’une oreille attentive, me disant qu’il serait bien comique de remettre ces femmes (car on ne parle pas de jeunettes de 18-19 ans, mais bien de femmes de 35 ans environ) à leur place. Ma première idée était de leur dire que j’aurais honte de parler ainsi des gens, mais je me dis que ma seconde idée serait plus rigolote. Je patientai donc dans l’espoir qu’elles ne sonnent pas leur arrêt avant le mien. La chance me sourit. Je me levai en lançant à la Miss Morocco debout à mes côtés: « Sma3li*…».

Son teint changea en une fraction de seconde. Elle regarda d’un oeil inquiet sa comparse et me lança à son tour, alors que j’avançais tant bien que mal vers la sortie avant: «Nti maghrebia?**». Je répondis d’un bref «Lla!***» et je sortis du bus alors que les deux commères se regardaient, inquiètes, essayant sûrement de mesurer la gravité de leurs propos. Ma journée venait de se terminer en beauté.

* Sma3li: Pardon, excusez-moi…
** Nti maghrebia?: Tu es maghrébine?
*** LLa: Non

Je vous conseille d’aller faire la rencontre de La Moche du Plateau. Comme entrée, je vous suggère la vidéo Esprit des Fêtes. Fou rire garanti! C’est ce qu’il me fallait en cette journée merdique…

J’ai parfois l’esprit de persuasion. Parfois? Non, c’est faux. Je dirais plutôt que je sais être persuasive dès qu’il s’agit d’un truc que je désire vivement. Aujourd’hui, ce qui hantait mes désirs était le tout nouveau spectacle de Gad «Papa est en haut». Toute excitée, je me jette au salon (c’est le cas de le dire):

Moi, excitée comme une gamine: «Fayyyyyyyy, Gad sort son nouveau spectacle en grande première à Montréal en juillet.»

Le DJ fronçant les sourcils en me voyant venir: «Ah… et les billets sont à combien?»

Moi, prenant un petit air charmeur: «Comme d’hab, il y en a de tous les prix, mais pour Gad, ça ne sert à rien de flamber du fric pour ne rien voir et être à l’arrière. Donc, pour de bonnes places, 175$ environ pour nous deux.»

Mon DJ, un petit sourire en coin: «Tout de même cher et pour les enfants on fera comment?»

Moi: «En juillet M. le DJ, ta mère sera arrivée depuis un mois, elle restera à la maison avec les enfants!»

Lui, cherchant des arguments, en se disant sûrement que sa femme lui coûte cher: «Et si elle ne venait pas…»

Moi, convainquante: «Ben voyons, ta mère arrive dans trois semaines et si jamais elle ne vient pas, nous serons dans la plus grande des merdes, car la princesse n’a pas de camp de jour de prévu pour l’été.»

Le voyant presque convaincu, j’ajoute: «Non mais tu sais, ça me ferait un joli cadeau de fête d’avance.»

Les secondes s’écoulent et il reste là, l’air dubitatif…

Moi: «Alors, ça te dit? Allez, première mondiale en plus!»

Lui, cessant de me faire languir: «Bien qu’est-ce que tu attends pour les prendre ces billets?»

Ce n’est pas que j’ais besoin de l’autorisation de Monsieur le DJ pour me prendre des billets. J’aurais très bien pu me les prendre sans dire mot, mais bon, étant donné que je l’ai déjà surpris en prenant des places pour le spectacle de Rachid Gadoury en octobre, fallait bien que je lui laisse le pouvoir de la décision, question qu’il ait l’impression qu’il a eu l’idée du siècle. Psychologie féminine… Haha, il va me tuer s’il lit ça.

Juste avant de quitter le bureau, je surfais en vitesse pour lire un article sur un blogue et j’ai vu qu’il y avait un nouvel article. Je m’étais dit que j’allais le lire en rentrant. J’arrive plus tard et de chez moi, oh, semble-t-il qu’il n’y a pas de nouvel article. Bon, je me dis que je devais avoir halluciné ceci. Mais voilà que j’ouvre mon compte sur un forum marocain que je fréquente et alors qu’au bureau, j’avais vu que j’avais reçu deux nouveaux messages privés, je n’ai aucun message non lu d’ici. En fait, les deux nouveaux messages en question se sont envolés. Hypothèse valable: la mise à jour de mon fournisseur internet tarde comparativement à d’autres fournisseurs (ou quelque chose du genre). Hypothèse non valable: Des petits hommes verts m’ayant kidnappée sur ma pause du midi m’ont fait consommé des substances illicites à mon insu et ont effacé tout souvenir de cet événement de ma mémoire.

Voilà à quoi ressemble une Kennza. Ne faites pas attention à la pose, c’est ce que ça donne lorsque le DJ n’y est pas pour faire office de photographe. Big et Mya, vous allez être déçues, car mes cheveux ne sortent pas bien avec mon appareil numérique. Ils paraissent foncés et on voit à peine les mèches, mais bon, je vous mets tout de même quelques photos.

kennza1.jpg

P.S. Ne faites pas de cauchemars là! Même si je fais peur, je ne frappe personne. Enfin, je ne frappe plus personne. hahahaha

En ce jour où l’on souligne le courage, la patience, l’énergie, l’imagination, la créativité, le sens de l’organisation et l’amour des mamans, je vous souhaite toutes une belle journée sous le soleil, entourées de votre petite famille. Et n’attendez pas qu’on vous fasse plaisir, gâtez-vous! Les petits bonheurs commencent par ceux que l’on s’accorde avant tout.

De mon côté, mes deux cocos m’ont fabriqué de superbes cadeaux. Le petit prince de trois ans m’a fait un joli bricolage avec des fleurs, des coccinelles, sa main en gouache comme image de fond. Il était bien fier que je l’accroche sur le frigo avec la vingtaine de bricolages de sa soeur. La princesse de bientôt sept ans pour sa part m’a fait une superbe assiette décorative, avec un énorme papillon coloré au centre de la fresque ainsi qu’un joli arragement de fleurs séchées dans un pot. Faut voir la carte qu’elle a fabriquée. À l’intérieur, on peut y lire: « Chère maman, je t’aime parce que tu m’amènes au McDonald. Cette semaine je vais me lever à l’heure. Tu es la maman la plus merveilleuse du monde.» Et moi, je me suis gâtée en me payant une nouvelle tête. Résultat pour les curieuses: J’adoreeee ma nouvelle tête. Une photo plus tard si mon appareil numérique décide de collaborer. Sinon, bien demandez à Milys, on a prit un café ensemble hier soir.

Qui me permet de relaxer une longue heure et demie le midi. Mais j’aime encore plus mon boulot, lorsque je mange mon lunch en vitesse et que je sors profiter du soleil, pour ensuite faire mes petits achats au Complexe Desjardins et flâner chez Archambault sur le chemin du retour.

En ce samedi après-midi de flemme totale (repos de la guerrière haha), j’en étais à surfer sur divers blogues, douteux pour certains (mais là n’est pas le sujet), et je suis tombée sur quelques écrits masculins vociférants contre le concept de la «femme de sa vie» (ou de l’homme de sa vie, c’est du pareil au même). Si l’on s’arrête à ce concept pour ce qu’il est dans la vision de la plupart des gens, je dois avouer que je le trouve tout aussi ridicule. Mais, fidèle à mon habitude, je ne me suis pas arrêtée à la définition première.

Je crois au concept de la femme de sa vie (ou de l’homme de sa vie) dans la mesure où on en fait une lecture plus adaptée. Comment une personne pourrait être l’amour de notre vie, alors que nous la rencontrons bien des années après que notre vie soit entamée? Si le concept était de désigner la vie entière, il ne serait pas valable en soi. Oui, allez-y, souriez. N’empêche que c’est bien moins ridicule de le voir ainsi que de se limiter à sa première définition. Affirmer à vingt-cinq ou trente ou quarante-trois ans avoir enfin trouver l’homme ou la femme de sa vie signifierait qu’au fond, nous l’avons déniché bien trop tard. Le concept se doit d’être plus ouvert. La femme ou l’homme de sa vie est celle ou celui du moment qui répond à nos attentes, nos espoirs (on ne parle évidemment pas de passade ou autre). Celle ou celui qui emprunte le chemin que l’on parcourt sur une période donnée, avant de peut-être prendre une autre voie. Nous sillonnerons les courbes, les difficultés ; nous repousserons quelques branches, quelques cailloux et nous déplacerons parfois des rochers. Un jour peut-être, nous ferons face à un obstacle plus sérieux, de là, peut-être que l’un décidera de prendre un raccourci par quelques sentiers, alors que l’autre se fabriquera une embarcation de fortune et prendra le large. Reste que ces personnes auront été la femme ou l’homme de la vie de l’autre, pour une période donnée, en y laissant leur marque parmi nos décisions du moment. Elles feront partie entière, et pour le reste de notre vie, de nos souvenirs.

Un concept tel que l’être de notre vie a besoin d’oxygène pour être. On ne peut l’étouffer dans une réalité si exigüe telle que plusieurs la définissent. En regardant le tout ainsi, dites-moi, avez-vous ou avez-vous eu des hommes ou des femmes de votre vie?

Je recherche désespérément (ou presque) un bon coiffeur (ou une bonne coiffeuse, bien que par expérience, j’ai toujours été déçue des coiffeuses et jamais des coiffeurs) à Montréal ou dans les environs. J’ai envie d’un excellent coiffeur où je peux y aller à tête reposée et lui dire que ma seule demande est qu’il me fasse un truc qui m’aille bien et qui fasse changement (coupe, teinte, mèches, ce que bon lui semble…). Un truc pas trop flyé tout de même (je suis une mère de famille qui se respecte! hahahaha), mais quelque chose de sympa, de différent avec style et classe.

Alors, vous avez des suggestions? Je me balance un peu du prix, tant qu’il reste dans le domaine du raisonnable (on s’entend que je n’irai pas brûler 300$ pour mes cheveux).

Cet après-midi, en travaillant, je me disais que j’écrirais un billet sur Rachida Dati en rentrant, mais faute de temps, je le ferai plus tard. J’ai tout plein de choses à terminer avant l’arrivée de mes parents pour le souper. Je déteste rentrer en semaine et être débordée, mais bon, étant donné qu’ils arrivent du Saguenay, je vais aller terminer le tout en compagnie de mon DJ qui a tout de même fait le repas (c’est qu’il cuisine très très très bien) et la plupart du ménage. Reste les bains des enfants, du lavage, les planchers à laver et les devoirs et leçons de la princesse Yasmeen à faire.

Deux petits bonheurs de ma journée: j’ai finalement droit à une semaine de vacances cet été. J’ai donné comme premier choix la semaine de juillet durant laquelle se déroulera le Festival des Nuits d’Afrique. J’espère l’obtenir inchallah. Ma belle-mère a finalisé ses trucs et a son passeport en main. Nous lui enverrons la lettre d’invitation par fax d’ici vendredi et elle déposera sa demande de visa pour trois mois environ. Ahhh, la belle-mère ici tout l’été. Les enfants et le DJ vont être heureux, moi aussi d’ailleurs, car contrairement à bien des femmes, j’adore ma belle-mère.

Rien à craindre, elle est encore quelque peu poussiéreuse, mais est surtout indémodable. J’avais oublié cette chanson, mais grâce au DJ, qui a ressorti des vieux classiques en fin de semaine, je ne cesse de la fredonner. C’est toujours mieux que d’avoir en tête Partir loin et Joséphine.

En parcourant la blogsphère, je me suis retrouvée sur le blogue du Maudit Français et j’ai découvert cette petite tranche d’humour que j’ai remanié à ma façon.

VOUS ÊTES DEPUIS TROP LONGTEMPS AU QUÉBEC SI :

* Vous mettez «lâ lâ » à chaque fin de phrase.
* Vous dites « la bus, la job et je m’en vâ!! ».
* Vous connaissez le nom d’une ville québécoise autre que Montréal et Québec.
* Vous trouvez qu’il n’y a pas assez d’étrangers au Québec.
* Vous avez compris que le terme illimité n’a rien d’illimité.
* Vous ne dites plus bonjour aux gens que vous connaissez.
* Vous parlez en dollars et plus en dirhams.
* Vous n’êtes pas sûr de rentrer avec votre femme chaque fin de soirée.
* Vous amenez votre bière quand on vous invite et vous repartez avec la bière qui reste.
* Vous avez oublié le goût d’un bon fromage.
* Vous avez compris que le Super C n’a rien de super.
* Quand vous payez 120$ pour un sac en cuir, vous pensez avoir fait une bonne affaire.
* Vous mettez un tee-shirt dès qu’il fait 5 degrés.
* Vous dînez au plus tard à 17 h.
* Vous comprenez que vos enfants ne sont pas automatiquement invités si votre femme et vous êtes invités à manger chez des amis.
* Vous dites soccer au lieu de football.
* Vous ajoutez 15% à tous les prix même ceux en dirhams.
* Vous vous demandez si au Maghreb les appels entrants étaient payants.
* Vous vous ne rappelez plus l’effet d’être dans un train.
* Vous ne cherchez plus l’embrayage quand vous conduisez.
* Vous ne voyez plus d’utilité à votre klaxon.
* Vous ne draguez plus dans la rue de peur de finir en prison pour harcèlement.
* Vous trouvez que 20 minutes de PUB chaque 10 minutes de film c’est normal.
* Vous apprenez avec surprise aux infos de TQS que Marie-Claude a retrouvé son chat.
* Vous partez à la pharmacie pour acheter des timbres et des gâteaux.
* Vous pensez à prendre rendez-vous chez le médecin pour le rhume de l’hiver prochain.
* Vous savez que beaucoup de québécois qui vont lire ce mail vont mal le prendre mais c’est pas grave.
* Vous avez compris que les sourires de la serveuse sont pour le pourboire mais pas pour vous.

ATTENTION : les phrases suivantes sont réservées à un public AVERTI et non Québécois

* Quand vous tombez sur un film en québécois vous changez de chaîne.
* Vous avez enfin compris que vous n’étiez pas le bienvenu et qu’il faut se dépêcher de rentrer chez vous.
* Vous commencez à douter que le français soit une belle langue.
* Vous trouvez que Marie-Claude, Geneviève et Marc-André sont des jolis prénoms.
* Vous comprenez pourquoi les français ont abandonné le Québec.
* Vous comprenez que les québécois cools sont ceux qui sont déjà partis à l’étranger.
* Vous avez un ami québécois.

VOUS ÊTES DEPUIS TROP LONGTEMPS AU MAROC SI :

* Vous ajoutez des “iwa” à chaque fin de phrase.
* Vous dites “tobis” et “tonobil”.
* Vous connaissez toutes les formules de politesse en arabe.
* Vous trouvez qu’il y a trop d’étrangers au Maroc.
* Vous connaissez le nom d’une ville marocaine autre que Marrakech et Casablanca.
* Vous attendez l’heure du thé (maghreb) avec impatience pour vous réunir et faire du potinage (tberguig).
* Vous parlez en dirhams et plus en dollars.
* Vous ne sortez plus avec votre femme car c’est son rôle de rester à la maison avec les enfants et de préparer le nid familial pour votre retour.
* Si un ami vous invite chez lui, vous saisissez que votre femme et vos enfants ne sont pas invités, alors que s’il précise que votre femme et vous êtes invités, vous comprenez qu’évidemment, vos enfants le sont aussi.
* Vous trouvez normal que les gens arrivent chez vous à l’improviste.
* Vous avez oublié la texture du fromage en grains.
* Vous ne mettez plus votre ceinture de sécurité en voiture.
* Vous trouvez normal de croiser en plein boulevard des voitures avec plus de 10 passagers entassés comme des sardines.
* Vous en avez marre de la chaleur et rêvez de la neige.
* Vous n’osez plus parler sexe.
* Vous dites “tupéroire” au lieu de “tupperware” ou vous prononcez Tide en français et non en anglais.
* Vous ne dénoncez pas vos voisins qui battent leur enfant.
* Vous avez le réflexe de marchander même chez Marjane.
* Vous vous demandez si au Québec, les communications locales passées entre téléphones fixes étaient payantes.
* Vous ne vous rappelez plus qu’au Québec, on ne reçoit pas de facture pour l’eau.
* Vous vous garez systématiquement en double file.
* Vous comprenez “oui” quand une fille vous dit “non”.
* Vous ne trouvez pas normaux les gens qui ont des chiens dans leur maison.
* Vous savez que beaucoup de marocains qui vont lire ce mail vont mal le prendre mais c’est pas grave.

ATTENTION : les phrases suivantes sont réservées à un public AVERTI et non marocain :

* Quand vous tombez sur un téléfilm marocain vous changez de chaîne.
* Vous avez compris que vous serez automatiquement considéré comme un riche, car vous êtes du Canada.
* Votre sport national est de draguer ouvertement les filles que vous croisez sur la rue.
* Vous avez compris que la langue officielle marocaine est un mélange de dialecte marocain (arabe), de français, d’anglais et d’espagnol.
* Vous comprenez que les marocains cools sont ceux qui sont déjà partis à l’étranger.
* Vous avez un ami marocain.

Et que la seule envie que tu as, c’est d’aller dormir, c’est que tu te fais vieille. Juste le fait de devoir aller prendre une douche (ça me permet d’être plus relax le matin) me demande un effort ce soir. D’avoir fait les courses après le boulot, d’être allée acheter des fringues aux deux héritiers m’a lessivé. La madame a ses trente ans dans le corps ce soir. Ne lui parlez même pas de sortir prendre un verre sur une terrasse ou d’aller voir un film au cinoche. Je me demande ce que ça sera dans dix ans. Je pense que je suis mieux de ne pas y penser si je veux dormir.

De beaux lendemains. C’est ce que tous nous souhaitons. Certains espèrent de beaux lendemains amoureux alors que d’autres rêvent de beaux lendemains de paix, de tranquillité d’esprit. D’autres, plus timides, osent à peine s’avancer sur le chemin des espoirs ; d’autres, plus pessimistes, font croire qu’ils ne se laissent pas éblouir par l’idée de jours plus ensoleillés, alors que nous savons tous que sans un infime, un tout petit infime espoir, ils n’emprunteraient plus les chemins de la vie.

The Sweet Hereafter. C’est ce film que j’ai dépoussiéré et revu ce soir. Une magnifique adaptation du roman de Russell Banks. Une exceptionnelle réalisation d’Atom Egoyan. Deux chemins ramenant au même point : la perte tragique de presque tous les enfants d’un petit village, mais aussi cette perte, cette distance, ce ravin entre un avocat et sa fille. Un jeu d’acteurs de qualité, mais surtout une approche cinématographique digne d’Egoyan. Un film qui change de toutes les merdes à succès et qui passe le fil des années.

Ce matin au bureau…

Moi: «Bonjour, pourrais-je parler à Abdelhamid s’il vous plaît?»

(petit silence de cinq secondes)

Lui: «Oui, je suis Abdelhamid.»

Moi: «Bonjour, je vous appelle parce que…»

(il m’interrompt)

Lui, sur un ton accusateur plutôt qu’interrogateur: «Attendez, dites-moi, votre accent, il est québécois…»

Moi, commençant à m’impatienter: «Oui, vous avez un problème avec l’accent québécois?»

Lui, voulant s’assurer qu’il parle à un phénomène de foire (il m’arrive d’être sarcastique juste un peu): «Non, c’est que, pouvez-vous répéter mon prénom?»

(Il se moque de moi ou quoi?)

Moi, toute obéissante: «Euh, Abdelhamid.»

Lui, convaincu d’avoir découvert le secret de la Caramilk: «Voilàaaaaaaaaaaaaa la photo de qu’s’que vous allez manzerrrrrrr, vous prononcez le H! Les québécois ne prononcent jamais le H et vous, vous le prononcez très bien.»

Moi: «Ah, euh, oui, ça m’a tout l’air.»

Lui, insistant: «Mais comment ça que vous prononcez le H?»

Moi: «Peut-être parce que je me débrouille sensiblement bien en arabe.»

Lui: «Mais comment ça que vous connaissez l’arabe?»

Moi, sur un ton exaspéré: «Parce que je l’ai appris, c’est aussi simple.»

Lui: «Mais comment ça que vous l’avez appris?»

Moi, prête à lui servir le long discours: «Parce que j’ai vécu au Maroc, que mon mari est marocain et que et que…»

Lui, satisfait: «Ahhhhhhhhh, d’accord.»

[...]

 

Un peu plus et il me demandait de lui prononcer n3an3a, guergua et ainsi de suite.

N.B. Je me relisais et je me disais qu’il serait peut-être bien de préciser que bien que le début de cet article puisse laisser entendre que je suis une emmerdeuse qui achale les gens au téléphone pour des sondages ou leur vendre je sais pas quoi, bien ce n’est pas duuuu tout le cas. hahaha

La Chèvre se trouvait bien marrante en me taguant espérant sûrement se moquer un peu des sept chansons s’étant logées dans ma tête cette semaine après les avoir écouté et réécouté en voiture, sur les trajets me menant de la maison au bureau et vice versa. Elle avait peut-être oublié que c’est mon p’tit DJ qui l’avait fait danser comme une dingue à sa soirée du Réveillon de cette année et que mes goûts étaient sensiblement pareils à ceux du DJ.

Voici donc ma semaine en humeurs.

Il y a des matins où le réveil est difficile et où, alors qu’on prend place derrière le volant de notre voiture, on se dit que d’avoir un semblant de discussion avec ses enfants ne sera pas suffisant pour nous maintenir éveillé. Ces matins-là (particulièrement les lundi et mercredi), je monte le volume (jusqu’à ce que le détecteur assis sagement dans son siège sur la banquette arrière me crie un: c’est trop forttttt, c’est trop forttt mamannnnn) dès que les premières notes de la chanson Les Djinns se font entendre. Rien de mieux pour filer l’envie de réagir aux rythmes et faire une folle de soi en se trémoussant. Le plus marrant est de voir la tête des conducteurs des autres bagnoles lorsqu’ils voient la mère au volant, la fille assise sur le siège passager et le fils dans son siège sur la banquette arrière se trémousser et marquer le rythme avec leurs mouvements de tête. Ça met du soleil aux matins sombres et plus difficiles.

Les matins où je suis plus dans un mood calme et paisible (le mardi surtout), c’est Blindfold, Mad about you (une de mes chansons préférées), En équilibre (et les autres titres comme Vu du sixième, Comme un matin à Larabâa, Galouli, Alger Alger, il faut dire que ma fille est la fan #1 de Lynda, c’est son idole). Et si les enfants eux sont trop agités et que j’ai du mal à les supporter, je n’ai qu’à faire jouer Supplication et ils se taisent automatiquement. Bon, pour les non-musulmans, je vous suggère de tout de même regarder la vidéo, elle est superbe. Tout un changement de style comparativement à ma chanson des lundi et mercredi matin, j’en conviens.

Je parle des matinées, mais qu’en est-il des fins de journée, sur la route du retour, alors que je suis seule sur la route du bureau jusqu’à la garderie de mon fils et que je peux me permettre de mettre la musique à fond? Alors c’est en majorité du minimal (Frau de I-Robots ou encore August in Paris de Jennifer Cardini & Shonky) introuvable sur YouTube et compagnie, mais c’est aussi de la house commerciale ou non: World, hold on, Sandcastles de Jerome Sydenham & Dennis Ferrer (introuvable, dommage!).

Le vendredi, alors là, c’est un bouquet de tout ce qui me plaît et plaît aux enfants. On passe du raï (Douhi Aliya, Ya Rayah, Wahran Wahran) au chaabi, du lounge et de la house à Manu Chao (Clandestino dont la princesse Y connaît presque toutes les paroles, elle m’épate ma cocotte, elle fredonne les chansons autant en français qu’en arabe et en espagnol. Je sais, rien d’étonnant, mais je suis la maman charmée que voulez-vous…).

J’ai craqué, je ne pouvais y résister et j’ai eu raison. Que de bonheur, que de sensations en y goûtant. Demain, je retourne chez Adonis m’acheter de la glace aux pistaches (car évidemment, je viens de terminer le pot). Je sens que je vais devenir une abonnée de leur comptoir de glaces. Je vais raser la glace aux pistaches tout l’été! C’est la meilleure que j’ai pu manger, tous pays confondus… elle est terrible!

Il y a des matins comme ça où, lorsque la sonnerie du réveille-matin se fait entendre, j’ouvre les yeux en sursaut et alors que j’ai le coeur qui court le marathon (il met moins de temps que moi à s’éveiller celui-là), je me dis que je n’ai aucune envie de m’extirper du lit et d’aller bosser. Alors que je referme les yeux en me disant que bof, ça ne me fera pas de tort un petit vendredi de congé de plus, je me dis que bon, si j’ai de la chance, je croiserai Gad le sosie de Gad en sortant de l’ascenseur menant à mon bureau, je sourirai en me remémorant des tonnes de répliques des trois spectacles de l’humoriste que j’ai vus et revus et je me dirai que finalement, ça valait le coup de venir travailler. Je sais, c’est désespérant lorsqu’on s’accroche à de telles futilités pour se donner le courage d’aller bosser. Mais je vous assure, c’est fou comme il lui ressemble! L’ironie dans tout ça, c’est que le sosie a un nom de famille en lien avec le verbe dormir.

Pour ceux et celles qui l’auraient remarqué, j’ai déménagé mes pénates ici. Pour avoir un autre blog (privé pour le moment) sous WordPress depuis je dirais deux ans, je commençais à trouver la machine Blogspot un peu chiante. J’aurais bien aimé pouvoir importer les commentaires des anciens billets, mais bon, semble-t-il que WordPress voulait me faire quelques caprices. J’en suis navrée pour ceux et celles qui avaient commenté.

Pour ce qui est de la nouvelle formule, je compte bien naviguer sur plusieurs étendues. D’ici peu, vous retrouverez donc mes participations à des ateliers d’écriture, mes états d’âme, mes coups de coeur, de petites critiques des derniers bouquins dévorés, des derniers films visionnés, des anecdotes de ces années au Maroc, enfin bref, un peu de tout, ne vous en déplaise. Sur ce, bienvenue aux nouvelles bouilles et aux vieilles têtes également.

Ne vous inquiétez pas, je ne me pointerai pas souvent avec des suggestions de liens, mais pour cette fois, je vous fais part d’une petite ressource bien intéressante : un répertoire d’outils de recherche incluant entre autre des outils linguistiques. Alors pour ceux et celles que ça pourrait intéresser, il suffit d’aller FOUINER ici.

Ma fille de six ans partait hier faire quelques courses avec une amie à nous. Elle était bien fière d’y aller et je lui avais donné 3$ pour qu’elle puisse s’acheter quelque chose à boire si elle en avait envie. Elle revient donc en fin d’aprem, toute fière, avec son sac du Dollarama. Elle me dit, toute excitée, qu’elle s’est achetée une surprise au Dollarama avec ses sous et qu’elle en a acheté une à son petit frère de deux ans pour lui faire plaisir. Je la trouve donc très mignonne d’y avoir pensé.

Les jouets Dollarama étant ce qu’ils sont, la voiture de course téléguidée de son frère n’est plus en état de fonctionner depuis cet aprem. Ça reste ainsi. Avant le dodo tout à l’heure, je leur permets de se coucher ensemble dans le lit de la grande puce et ils regardent un de nos albums-photos. J’étais à la salle de bain, juste à côté, en train de plier les vêtements alors que j’entends ma fille dire à son frère: ” La prochaine fois que j’irai faire des courses, je ne t’achèterai plus une surprise du Dollarama. C’est trop cheap. J’irai chez Wal-Mart, car les jouets sont plus solides là-bas.” Et son frère de répliquer: ”Oui, wann-matt”.

Vraiment très drôle ce qu’elle peut sortir parfois. Lorsque C est venue la reporter hier, elle me raconte qu’elles sont allées manger une crème molle, mais elle me raconte toute l’histoire derrière cette crème molle. Elles étaient en train de rouler en voiture lorsque C dit à ma fille qu’il fait vraiment chaud. Ma fille, profitant biensûr de l’occasion, lui dit qu’elle a un bon truc pour les moments où on a trop trop chaud. C lui demande donc quel est son truc. Ma fille de répondre: ”Suffit juste d’aller manger une crème molle et en plus, moi je connais le meilleur endroit pour les crèmes molles”. Que six ans, mais elle en a dedans en titi. Je n’ai pas trop hâte de voir ça à 10 ans.

… des harchas avec du fromage Kiri dessus du Melbana (petite laiterie) où nous allions toujours sur Tanger. Le tout accompagné d’un yaourt maison du Melbana. Ah et je mangerais également des baghrir avec amlou dessus.

Je suis capable de les cuisiner, mais elles ne goûtent tellement pas la même chose que celles préparées au Melbana et dans les petits cafés. Ah et puis je veux un vrai bon bol de café au lait et tiens, je veux aussi humer l’odeur du thé à la menthe préparé par ma belle-mère. Il n’a pas la même odeur ici lorsque je le prépare.

Je crois que je suis dans une période nostalgique…

Depuis l’automne, j’ai eu quelques petits problèmes d’ordre familial qui ont fait que je me suis tenue un peu plus à l’écart du net. Problèmes avec mon père (si je peux encore le nommer ainsi) qui a toujours voulu prendre le contrôle total de ma vie, comme il a le contrôle sur celle de ma mère. Ça en fut trop le jour de la fin août 2005, alors qu’il s’est pointé chez moi sans raison aucune pour venir me lancer un paquet d’insultes de tout genre en plein visage, et ce biensûr, alors que mon mari était absent et devant les enfants. Ce jour-là, je me suis enfin dis que c’était trop. Et je vais vous dire, il était temps.

Nous en sommes donc au mois d’avril 2006 et je peux qualifier ma vie de paisible. Ça fera trois ans jour-pour-jour le 13 mai prochain que mon mari aura mis les pieds au Canada en tant que résident permanent. Il y était déjà venu, mais à titre de touriste seulement. Le 13 mai prochain, il déposera sa demande de citoyenneté canadienne, synonyme de beaucoup de choses pour nous. Combien de fois avons-nous voulu venir passer des vacances au Canada (alors que je vivais au Maroc) et que nous annulions le projet parce qu’il se voyait refuser le visa ”touriste”? La grande peur d’Immigration Canada étant qu’il ne retourne plus au Maroc par la suite et qu’il demande une résidence après être entré pour des raisons touristiques. Je les comprends en partie, car de nombreux maghrébins se sont bien moqués d’Immigration Canada. Par contre, je reste encore très amère d’avoir dû payer pour les abus des autres. Lorsque je suis rentrée au Canada en mars 2001 avec ma fille, jamais je n’aurais crû que les procédures mettraient 27 longs mois avant que mon mari se voit émettre la résidence et puisse venir nous retrouver.

Le pire dans tout ça étant qu’on lui a même refusé un visa touriste pour venir voir sa femme et sa fille, peut importe les preuves de contrats de son emploi au Maroc, peu importe qu’un député se portait garant de son retour dans son pays après coup. Vingt-sept longs mois durant lesquels je me faisais répondre par des préposés d’Immigration Canada que si je n’étais pas satisfaite, je n’avais qu’à retourner vivre au Maroc, pays qui m’accueillerait avec grand plaisir. Soyons fiers d’être canadiens!

Vingt-sept longs mois atroces où nous avons pu nous voir qu’un seul petit mois et ce, en France. Les billets étant moins dispendieux et profitant d’un voyage d’affaires de mon mari. Par chance que nous avions son frère qui était là et chez qui nous étions. La France n’avait pas peur, elle, de lui accorder un visa touriste. Tout de même ridicule lorsqu’on y pense!

Alors voilà, nous en sommes trois ans après l’émission de sa résidence et il aura la citoyenneté sous peu. Cette citoyenneté signifie que même lorsque nous rentrerons définitivement au Maroc, nous pourrons revenir autant que nous voudrons pour des vacances au Canada et ce, sans qu’il ait besoin de demander de visa et surtout, sans qu’on lui refuse le droit d’accès au pays de sa femme et en partie, pays de ses enfants. Certains pourraient croire que l’obtention de la citoyenneté était pour d’autres raisons plus noires? Non. Pour nous, cette raison est la seule et l’essentielle. Celle qui laisse la porte ouverte, qui nous permettra de revenir avec les enfants si ces derniers veulent poursuivre des études universitaires ici, celle qui nous permettra de venir revisiter le peu de famille et les nombreux amis, celle qui nous permettra de venir autant de fois que nous voudrons, et ce, en famille ”complète” pour refaire découvrir des petits coins de pays aux enfants.

Plus ça change, plus c’est pareil? Non! Plus ça va et pire c’est! Quelles atrocités va-t-on encore nous faire entendre à la télé? Je n’arrive pas à concevoir qu’en 2005, nous entendions encore des propos à teneur aussi raciste et absurde, que ça vienne d’un esprit tordu ou non. Je croyais avoir tout entendu. Eh bien réveille ma chère… Autrement, c’est ce cher Doc Mailloux qui le fera!

Comment peut-on prôner l’eugénisme en 2005 dites-moi (en référence à l’intervention de M. Mailloux à Tout le monde en parle, 25 septembre 2005)? Comment peut-on faire fi de toutes ces recherches crédibles démontrant que l’intelligence et les résultats aux tests de QI sont en lien étroit avec l’environnement des gens? Comment peut-on ignorer par volonté ou pire, par ignorance et incompréhension totale, que l’intelligence se développe et se doit d’être stimulée? Pas besoin d’un doctorat en psychiatrie pour le comprendre. Ces afro-américains dont parlaient Mailloux ont pour la plupart grandit dans des ghettos et n’ont pas tous eu la chance d’avoir une instruction qui leur aurait ouvert plusieurs portes.

Je voudrais bien prendre ce Mailloux à la légère, chaque fois, je me le promets même. Sauf que j’en suis incapable. Il sort trop de stupidités de sa bouche. Dire qu’il a tout un fan club de ”races” comme il les appelle qui sont à ses pieds malgré les milliers d’insultes qu’il peut leur lancer. Comment peut-on tolérer cet homme qui est selon moi pire que notre larron Gilles Proulx?

Soyons cohérent à quelque part!

Il y a des jours comme ça où j’ai soif de changements, soif d’arts et de culture, soif de nouveau et de divertissements. Quoi de mieux qu’une visite chez un libraire afin de nourrir cet état d’âme ? L’histoire de Pi de Yann Martel, Un petit pas pour l’homme de Stéphane Dompierre et L’égoïste romantique de Frédéric Beigbeder sont les bouquins qui ont retenu mon attention et qui abreuveront ma soif de lire. Dommage qu’on n’ait pas accès à du cinoche de répertoire en région, car ça m’aurait permis de conclure cette journée en beauté. Vais-je devoir me taper un de ces ”remake” américain pour satisfaire mon envie culturelle du jour ? Il serait plus sage et d’autant plus palpitant de faire honneur à ces bouquins qui attendent que je frôle leur jaquette… Mais encore là, gros dilemme… Par lequel commencer ?

Ces petits dilemmes qui parsèment notre parcours sont sans doute une légère pratique pour les choix plus importants qui se présenteront à nous.

Deux ?

Plusieurs se demanderont quel est le lien du titre de mon blog avec ma personne. Eh bien, je dois dire que le chiffre deux est un chiffre qui me définie énormément et qui me permet de définir ma vie, mon entourage, mes passions et mes enfants.

Deux ? Deux prénoms, deux grossesses, deux enfants qui ont deux nationalités, deux origines, deux pays, vivre à deux, deux appartements… Je suis passée d’une religion à une autre, d’un continent à l’autre.

J’ai toujours aimé voyager et l’étranger m’a sans cesse interpellé depuis ma tendre enfance. Toute petite, je répétais à ma mère que je me marierais avec une-personne-d’un-autre-pays. C’est ainsi que ma mère m’avait appris à nommer les ”étrangers”. L’Orient et ses effluves parfumées m’a toujours fait rêver. Ah, les milles et une nuits… Si je croyais en la réincarnation, j’affirmerais sans conteste que j’ai été d’origine arabe dans une autre vie. L’Afrique m’a toujours intriguée. Plus petite, j’aspirais à un emploi plutôt difficile: l’archéologie. J’ai rapidement changé d’idée. Les rêves ne font de mal à personne, sauf que parfois, ils se doivent de rester de l’ordre du fabuleux. Pour palier à ce rêve, je voyage ici et là et je passe d’innombrables heures à visiter des musées et mieux encore, à visiter des sites anciens, à admirer les réussites architecturales d’autrefois et à chercher des petits lieux perdus ici et là. Il est évident qu’ayant une âme de grande voyageuse, tout plein de destinations me font frémir: la Nouvelle-Zélande, l’Égypte, le Kenya, l’Australie, la Grèce, la Thaïlande, le Pérou. Sauf que mon attirance principale a toujours été les pays ”arabes” et du Maghreb.

C’est pourquoi je n’ai pas hésité lorsque j’ai eu la chance, il y a plus de 7 ans, de partir travailler au Maroc. Les quatre années et des poussières que j’y ai passées ont été les plus belles de ma vie. Lorsque je me remémore le Maroc, un tas de bruits de fond me viennent à l’esprit: le cri du vendeur de poissons qui pousse sa petite charrue sous ma fenêtre un matin par semaine, les klaxons qui se font entendre à tout vent, les gens s’exprimant très fort, les dragueurs suivants les femmes en les appelant gazelles (lghezalla) ou chéries (habiba). Des parfums agréables (les épices au marché), mais aussi désagréables (les olives en vrac, la sueur de ceux qui se lavent une fois par semaine) refont surface. Et que dire de la beauté du pays et de la beauté de sa gente masculine! Je ne pouvais pas éviter d’épouser un marocain. Je crois que je l’aurais regretté. D’autant plus qu’intérieurement parlant, je suis beaucoup plus maghrébine que canadienne. J’ai non seulement déniché un mari extra, mais j’ai trouvé mon port d’attache, mes racines passions et mon pays d’apprentissage. Ce ne fût pas évident d’apprendre la langue arabe, d’apprendre à sortir seule et savoir se débrouiller en cas d’embrouilles. Mais c’