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J’ai toujours apprécié lire les papiers de Foglia. Pas que je l’élève au rang d’un idole dont je boirais tous les mots, mais je le considère plutôt comme un homme capable de dire ce qu’il pense, sans passer par cinquante chemins, et, surtout, sans tomber dans la vulgarité d’esprit des Gilles Proulx. J’aime les gens qui viennent parfois heurter mes idées, j’apprécie qu’on m’oblige à conforter mes opinions, mais pour se faire, j’attends qu’on m’amène le tout de façon réfléchie. Certes, il y aura parfois quelques emportements, de la passion, une certaine fougue. Toutefois, j’aurai toujours le respect des mots n’ayant pas pour seul but de choquer avidement.
Cet aprem, je parcourais donc la dernière chronique de Foglia et je ne pouvais qu’apprécier lire son point de vue sur la Commission Bouchard-Taylor.
Il y a des leçons de choses ; la Commission, elle, nous aura donné une leçon de gens. Voici des Arabes. Voici des musulmans. Voici des juifs. Voici des Latinos. Voici des Italiens. Voyez comme, à l’intérieur même de chaque communauté, ils ne sont pas homogènes. Pas plus que nous, finalement. Les musulmans ont leur imams à la con comme on a notre cardinal Ouellet. Il y a des juifs laïques, beaucoup à part ça. Les Arabes sont souvent chrétiens. Les Latinos ne sont pas tous des Chiliens francophiles. Et il y a aussi, Dieu merci, des Italiens du Nord.
Ce que nous a montré cette commission, c’est de l’altérité, de l’hétérogène. Les immigrés, même ceux qui résistent, sont engagés comme nous dans un processus de métissage. Ce que nous a montré la Commission n’est pas un portrait fixe, mais une situation en mouvement, en transformation constante. Constante et lente par nature. Il ne sert à rien de s’énerver pour un kirpan. Ces choses-là prennent beaucoup, beaucoup de temps.
Métissage. Pas mariage, métissage. Il y a un mot savant : transsubstantiation (quand la substance devient autre). Il y a un autre mot savant : acculturation. Si vous préférez une image : laisser infuser lentement.
Pendant ce temps, en Ontario (cela aurait pu arriver ici, mais c’est mieux en Ontario – va savoir ce que le National Post en eût dit si c’était arrivé ici), pendant ce temps, un papa musulman tue sa fille qui prenait, semble-t-il, trop de libertés avec le Coran et… ce serait une grave erreur de banaliser l’événement, m’écrit un lecteur. Ah bon. Vous en feriez quoi, vous, monsieur, de cette histoire-là ?
Aucun crime n’est banal, bien sûr, mais l’environnement de celui-ci l’est complètement, banal. Demandez aux Portugaises, aux Italiennes nées au Québec il y a 40 ans de parents immigrés. Demandez-leur combien de fois leur père les a insultées, menacées parce que leur robe était trop courte, leur rouge trop rouge, parce qu’il était minuit et qu’il avait dit à 10 heures. J’entends ma mère à ma sœur : puttana, je vais t’étrangler de mes mains.
On est ici dans le quotidien, dans l’infusion lente, dans le devenir imperceptible de l’immigré, dans son lot de renoncements, de chocs avec la modernité. Aucune commission, aucune loi, aucune charte ne peuvent rien pour… comment dire ? Pour faire de l’immigré qui vient d’arriver un être léger.
Ce qu’a permis la Commission, et il faut l’en remercier mille fois, c’est de nous rapprocher un peu de cette réalité-là tout en nous éloignant un peu de Hérouxville.
Pourtant, et je vais avoir l’air de me contredire, ce qui m’a le plus dérangé, ce ne sont pas les quelques dérapages, ce n’est pas Hérouxville ni même l’offensive des cathos de choc. Ce qui m’a le plus dérangé, c’est cette dégoulinade (tellement québécoise) de bons sentiments, ces protestations de fraternité universelle qui, paradoxalement, sonnent à mes oreilles comme les moins accueillantes aux autres.
Je t’aime, mon ami, j’étais pu capable. J’t’ayis pas, c’est déjà bien, non ?
Ma réaction est certes discutable, mais lorsque je lis l’intitulé de cet article et que je constate ce à quoi il est fait référence, je trouve le jeu de mots assez douteux. Avec tout ce qui est véhiculé dans les médias concernant l’islam et certains de ses pratiquants, avec tout l’accent que l’on met pour amener les gens à focusser contre sur l’islam, je ne crois pas qu’il était nécessaire de faire ce rapprochement. Faut croire que je manque d’humour…
Je trouve intéressant l’avis du Cardinal Marc Ouellet qui s’est prononcé hier, à Québec, lors d’une audience de la Commission Bouchard-Taylor.
La deuxième journée des audiences de la Commission Bouchard-Taylor sur les pratiques d’accommodement liées aux différences culturelles a laissé place à des témoignages attendus, à Québec. Le cardinal Marc Ouellet a notamment fait connaître sa position devant les commissaires, mardi après-midi.
Le cardinal estime que la pratique de la religion catholique peut être une solution aux problèmes d’accommodements. Selon lui, la religion catholique, qui prône l’amour, le partage et le respect, pourrait aider les Québécois à devenir plus accueillants envers les nouveaux arrivants.
Il voit dans le débat actuel sur les accommodements un malaise de société: « Le vrai problème québécois est la perte de ses repères religieux. Le vide spirituel créé par une perte de sa mémoire historique et de ses valeurs religieuses entraînant une crise de la famille et de l’éducation. Ce malaise profond mine de l’intérieur la culture québécoise et l’affaiblit », a-t-il soutenu.
Il a par ailleurs dénoncé, une fois de plus, la décision du Québec de retirer l’enseignement confessionnel des écoles. Il y voit une violation de la liberté religieuse des citoyens. À son avis, cette réforme « soumet les religions au contrôle et aux intérêts de l’État tout en mettant fin à la liberté religieuse qui est acquise à l’école depuis des générations. »
Le cardinal Ouellet a aussi plaidé pour le maintien du crucifix à l’Assemblée nationale. Selon lui, ce symbole n’est non pas un signe confessionnel, mais un témoin de la culture québécoise et l’enlever constituerait un déni du passé des Québécois. Un peu plus ici.
Il est également intéressant de lire ce passage d’un autre article traitant des séances de la Commission à Québec:
Plusieurs personnes ont aussi dénoncé « l’intégrisme laïcisant » qui marque présentement le Québec. Selon un intervenant, si le Québec veut à tout prix écarter la religion de l’espace public, on devrait changer le drapeau du Québec qui « contient une croix et marque le lien profond entre le Québec et la religion ».
Intégrisme laïcisant, un terme juste pour décrire la folie laïque qui atteint grand nombre de citoyens.
Enfin, dans ce même article, on peut lire:
À un mois de la fin des consultations, certains se montrent de plus en plus critiques envers les témoignages entendus jusqu’ici. La professeure de sociologie politique à l’Université Laval Pauline Côté se demande ce qui pourra être tiré des consultations.
<« On voit difficilement comment un tel débat pourrait être constructif, dit-elle. On n’apprend rien. On entend des choses désagréables, puis on ne progresse pas tellement dans notre connaissance des enjeux. »
Je me demande également comment cette Commission pourrait être constructive. Outre le fait de donner tribune publique à un déversement de discours racistes et intolérants, on n’apprend effectivement rien. Cette Commission est plutôt en train de marquer le fossé entre les incompris (l’inconnu fait peur) et ces intolérants à tendance raciste. J’ai bien hâte de voir où ça nous mènera.
Mais d’abord et avant tout, une petite chose que nous avons omis de vous mentionner chers immigrants marocains: vos parents, vos soeurs et frères, votre famille ne seront pas les bienvenus en terre canadienne même lorsque vous y serez convenablement établis. Certes, nous serons forcés d’accepter les demandes de visa de quelques membres de la famille de certains résidents. Nous le ferons de façon aléatoire, plus précisément, nous jouerons du «piston». Si vous avez de la chance, vos parents ou certains membres de votre famille obtiendront un visa touristique. Toutefois, si le malheur fait partie de votre quotidien, dites-vous qu’il ne fera pas de détour lorsque vos parents ou des membres de votre famille déposeront une demande.
Veuillez également prendre note que les demandeurs doivent convaincre l’agent des visas qu’ils rentreront dans leur pays d’origine après la durée permise de leur séjour. Alors si, par exemple, votre mère est veuve et n’a que vous comme enfant, elle sera automatiquement flouée en sol marocain, sans qu’on ait à lui donner une raison. Nous lui balancerons son dossier de demande de visa touristique (temporaire) en lui lancant un au revoir. Ne perdez donc pas votre temps si vous êtes fils unique et que votre mère est veuve. Saisissez dès maintenant que vous devrez attendre d’avoir les fonds nécessaire pour payer un voyage au Maroc à tous les membres de votre petite famille et que vous devrez faire en sorte également d’obtenir trois semaines de congé (pour que le voyage en vaille la peine) et que votre femme obtienne les mêmes congés que vous. Autrement, faites votre deuil de votre mère ou allez la visiter seul. Ne venez pas nous dire qu’elle n’a jamais fait la connaissance de son seul petit-fils et qu’elle n’a pas revue sa seule petite-fille depuis six ans. Nous nous en moquons éperdument.
Bien à vous… Le tout génial service des visas de Rabat.
Le tout est certes romancé, mais le fond de l’histoire reste vrai. Ma belle-mère s’est vue refuser sa demande de visa temporaire sans raison ce matin au service des visas de Rabat. Pourtant, elle répond à toutes les conditions exigées par Immigration Canada. Elle a un passeport valide ; elle a une bonne santé et a consulté un des médecins approuvé par Immigration Canada pour faire ses tests et se voir émettre un certificat médical attestant de son état de santé ; elle n’a pas de dossier criminel ; elle n’est pas une menace pour la sécurité canadienne ; elle a suffisamment d’argent pour subvenir à ses besoins ; nous lui avons fait parvenir une lettre d’invitation indiquant que nous la recevrons à la maison, expliquant le but de son voyage (la rencontre de son petit-fils qu’elle n’a jamais vu malgré qu’il ait trois ans, revoir sa petite-fille qu’elle n’a pas vu depuis six ans, revoir sa belle-fille qu’elle considère comme sa propre fille, voir son fils, connaître le pays d’accueil de son fils et j’en passe) ; et elle n’a évidemment aucune intention de s’installer au Canada. Il a fallu qu’on la convainque de venir en vacances ici, car elle ne voulait pas. À son âge, elle disait préférer ne pas voyager au Canada.
Alors qu’Immigration Canada laisse entrer au pays des criminels ; alors qu’un homme comme Said Jaziri, détenant un dossier criminel en France, obtient le droit d’entrer et de s’établir au Canada, on refoule des parents honnêtes qui ne voulaient qu’avoir la chance de venir en visite chez leurs enfants et voir leurs petits-enfants. Quel beau pays que le Canada. Faudrait peut-être qu’Immigration Canada précise tout ça sur leurs belles publicités pour l’immigration au Canada dans les pays du Maghreb. Nous avons besoin de vous. Mais surtout, prenez note que nous ne voulons rien savoir de vos parents et de tout membre de votre famille.
Non, je ne vous parlerai pas des quelques tracas qu’ont les nouvelles mamans qui reprennent le boulot et essaient de concilier allaitement et travail. Non, je ne vous présenterai pas une critique des divers tire-lait que l’on retrouve sur le marché. Je ne vous parlerai pas plus de mes expériences d’allaitement, non pas parce qu’elles ont été très courtes, mais parce que le sujet aujourd’hui est la tétée possiblement donnée aux collègues de travail masculins. Oui, vous avez bien lu.
En fait, deux oulémas* d’Al Azhar ont émis une fatwa** qui veut que la femme soit autorisée à donner le sein à ses collègues de travail masculins partageant son espace de bureau de sorte à prévenir tout dérapage sexuel. Eh oui, la bêtise humaine existe partout. Les spécialistes de l’Institution Islamique du Caire considèrent que le fait, pour les femmes, de donner le sein à leurs collègues masculins éviterait les idées sexuelles qui pourraient traverser l’esprit de chacun d’eux, sachant qu’un hadith mentionne que Satan profite toujours des moments où des femmes sont seules avec des hommes pour leur suggérer des idées perverses. La tétée servirait ainsi de refoulement sexuel, car dans leur idée, les hommes profitant ainsi du sein de leur collègue la considérerait plutôt comme une nourrice, une mère ou une soeur. N’est-ce pas d’un ridicule sans nom?
Pendant ce temps, on essaie d’expliquer l’Islam aux non-musulmans et de leur faire voir la différence entre l’Islam, le vrai, et les pratiques culturelles ou les abus de pouvoir au nom de la religion.
*Oulémas: Les savants de l’Islam en plus vulgarisé, dont certains sont très critiqués. On ne peut se fier à n’importe quel savant. Ceux d’Al Azhar sont reconnus pour critiquer sans cesse la «perversité» en Occident. Faut croire qu’ils ont omis de se regarder le nombril.
**Fatwa:La fatwa est un avis juridique donné par un savant islamique sur un point particulier concernant une zone plus ombragée, moins précise ou claire. Il arrive que des savants du n’importe quoi émettent des fatwas complètement ridicules. Justement, beaucoup se plaignent que trop de savants puissent émettre des fatwas, des savants qui sont très critiqués. Il faut noter qu’une fatwa n’indique pas au musulman pratiquant de suivre cet avis. Il est bien important de ne rien confondre.
Sources
http://info.france2.fr/insolite/31064572-fr.php
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/070520151349.5mfwx8iw.htm
Nombre d’enseignants et de futurs enseignants d’anglais postulant dans des commissions scolaires québécoises francophones se plaignent de devoir passer le test de français que tous les enseignants doivent passer. Bien que je comprenne que ces enseignants n’auront pas à exposer leurs connaissances grammaticales de la langue française devant leurs étudiants, je trouve tout à fait légitime qu’on songe enfin à faire passer un test de français à tous les futurs enseignants ou enseignants désirant obtenir un nouveau poste, tout comme je trouverais légitime qu’on exige de moi que je maîtrise suffisamment l’anglais si je postulais comme enseignante du français dans une institution anglophone. L’ancien système a embauché bien des enseignants cumulant nombreuses lacunes et ce n’est que maintenant que les employeurs se réveillent et exigent un minimum nécessaire. Évidemment, les standards à atteindre pour les enseignants d’anglais ne sont pas les mêmes que pour les enseignants de français ou autres. Alors qu’on exigera des enseignants de français une moyenne de 80 ou 85%, on demandera aux enseignants d’anglais ou d’éducation physique d’avoir une moyenne de 60%. N’est-ce pas normal qu’un enseignant du primaire ou du secondaire, toutes matières confondues, maîtrise les grandes lignes de la grammaire française et soit en mesure de rédiger un texte qui se tienne?
En quoi devrions-nous avoir deux mesures? Nous sommes dans un pays où il y a deux langues officielles. Alors pourquoi se plaindre qu’on exige le minimum dans l’autre langue? Ça me fait penser à cette habitude au gouvernement. On exige des fonctionnaires francophones qu’ils soient bilingues, alors que ce n’est pas ce qu’on exige des anglophones. Il serait temps de faire un petit redressement là aussi. Nous n’avons qu’à nous remémorer l’adoption de la loi sur les langues officielles en 1969 grâce à Pierre Elliot Trudeau. C’était une garantie, pour les francophones du Canada et les anglophones du Québec (surtout), d’accéder aux services gouvernementaux et à l’éducation dans leur langue. Bonne chose. Mais dans cette idée de justice, il faudrait aussi demeurer justes et avoir les mêmes demandes pour les postes dans l’une ou l’autre des langues.
Et vous, pensez-vous que nos enseignants d’anglais langue seconde au Québec devraient prouver, comme tous les enseignants du Québec, qu’ils maîtrisent la langue française?
Je lisais les interventions de certains participants à un blogue «populaire» ce midi et je me disais que les choses changeaient peu malgré le temps qui avançait. Alors que nous sommes à l’ère des technologies et de l’accès facile à l’information, les citoyens incultes se multiplient. Toutes les raisons sont bonnes pour se complaire dans l’ignorance. Certaines personnes diront qu’elles ne suivent pas l’actualité parce que ça les attriste ; d’autres, vouant un culte à l’égoïsme, affirmeront qu’elles en ont suffisamment de leur petite vie ; d’autres font dans la paresse intellectuelle.
Si encore ces personnes ne se permettaient pas de participer à des débats sur des sujets dont elles ignorent les tenants et les aboutissants. Si au moins elles avaient la brillance d’esprit, en donnant leur opinion, de préciser qu’elles n’y connaissent absolument rien, mais qu’à première vue, elles pensent que…
Il fut un temps où ces personnes m’enrageaient avec leurs discours (si on peut appeler ça ainsi) colportant tout et n’importe quoi. J’étais prise de violences en les entendant débiter leurs conneries, j’étais offusquée que ces gens ne prennent pas la peine de bien s’informer et préfèrent vivre dans le laxisme, la facilité. Cette période passa et laissa place à un sentiment de tristesse. J’étais peinée à l’idée qu’ils fassent dans les amalgames et l’ignorance totale. Je me donnais comme mission non officielle de les informer du mieux que je le pouvais. Si je pouvais rendre une seule âme moins idiote, je me sentirais mieux. Si je pouvais faire en sorte d’éduquer un seul parent dont l’enfant croiserait peut-être un jour les miens et n’aurait pas eu comme information que les musulmans sont tous une bande d’illuminés, j’y gagnais au change.
Cette période a prit fin il n’y a pas si longtemps. Depuis quelque temps, je rigole lorsque j’entends ou je lis des conneries concernant l’Islam, les religions ou les diverses cultures. Oui, je souris en me disant que ces personnes passent à côté des vraies richesses de la vie. Qu’y a-t-il de plus riche que d’apprendre au contact de l’autre? Qu’y a-t-il de plus enrichissant que de s’ouvrir aux différences, que de les accueillir et d’essayer de voir à travers les yeux de l’autre? Personne n’a jamais demandé à ces personnes de comprendre l’autre et de s’identifier à ses croyances et ses idées. Personne sauf ces êtres défaillants, avides de pouvoir et de richesse, qui désirent imposer leurs lois, leur dictature et veulent tout contrôler en prenant en otage la religion, de sorte à camoufler leurs vrais intentions. Alors pendant que ces personnes vouent une haine aux religions, à l’Islam surtout, moi, je me moque bien d’elles, car elles ont raté le train de la vie et s’entêtent à regarder passer les trains pour les retardataires, en pleurant sur leur pauvre sort, après le départ de chacun de ces trains.
Tout ce que j’ai à en dire: ouachhh.
Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi certaines occidentales prennent comme chum-copain-conjoint un musulman, alors qu’en réalité, elles ne tolèrent aucunement l’Islam? J’ai eu l’occasion de croiser beaucoup de québécoises ou françaises en «couple» avec des maghrébins musulmans et ces femmes se faisaient une joie de préciser et raconter à qui voulait bien les entendre (et à tous ceux qui ne voulaient pas les entendre) que leur mec ne pratiquait pas, que leur «homme» ne mangeait pas halal, qu’il prenait de l’alcool et j’en passe. Il me semble que lorsque tu te réjouis ainsi de la non-pratique, c’est que tu n’as aucune ouverture d’esprit face à l’Islam.
Partant de là, pourquoi ces femmes se tournent vers des musulmans? C’est d’un ridicule incroyable. À la limite, tant mieux pour elles si leur chum-copain-conjoint ne pratique pas et que ça les arrangent, mais elles devront faire face à la famille musulmane, à l’entourage musulman et ainsi de suite. Tu ne t’allies pas seulement à une personne, tu t’allies avec ses valeurs, ses principes, son éducation et sa culture. Lorsqu’on lève le nez ainsi sur la religion qui dicte en majeure partie les valeurs, les principes, l’éducation et la culture d’une personne, on devrait également «lever le nez» sur cette dernière. Vous me direz peut-être que l’amour ne se calcule pas. Je vous répondrai que dans une vie de couple, si on ne se base que sur l’amour, le couple ne tiendra pas bien longtemps. C’est bien beau les petites romances à l’eau de rose, mais ce n’est pas ça la vie. Oui l’amour est important, mais bien d’autres facteurs doivent être pesés et réfléchis.
Évidemment, ces hommes non-pratiquants ou très très modérés (ça dépend de la vision qu’on en a évidemment) ont à y voir aussi, mais pour le moment, je me penche sur ces femmes que je trouve totalement ridicules. Il y a quelques jours, l’une d’elle parlaient avec de mes amies et ces dernières lui demandaient comment se nommerait le futur poupon à naître dans les semaines à venir, s’il aurait un prénom arabe, etc. Sa réponse fut: «Ah non, pas de prénom musulman, hey wooohhh, je ne veux rien savoir de ÇA moi».
Ce que j’en dis? Pauvre enfant qui sera tiraillé entre deux cultures et qui n’y comprendra plus rien lorsqu’il entendra sa mère rejeter ainsi l’Islam et la culture arabe.
N.B. Je tiens à préciser que je n’ai rien contre les occidentales, j’en suis une, mais bon, de nature, j’ai une mentalité plus arabe qu’occidentale. Je précise également que je ne suis pas là pour faire la critique du modéré, du non-pratiquant, etc. car perso, je suis assez voire très très modérée.
Ils sont souvent jeunes, désoeuvrés. Sans emploi, sans avenir prometteur, ils traînent dans les rues, révoltés. Tous ces conflits, toutes ces injustices brimant directement ou indirectement leur existence ont eu raison de leurs rêves, mais surtout, de leurs espoirs. Cette voie, sur laquelle on les entraîne, est synonyme de parole. Ce sera là, pour ces kamikazes, le seul cri qu’ils pourront émettre en se sachant entendus, ne serait-ce qu’une infime seconde. Mais nous oublions que parfois, ce sont aussi de jeunes ingénieurs ou cadres qui sont détournés. Des êtres censés, intelligents. Des êtres équilibrés ou, du moins, qui le semblent. Des êtres qui à un moment de leur existence, laisseront transparaître une faiblesse, une déprime, une douleur. Aux aguets, les loups rattachés à des cellules «sectaires» (salafistes ou autres) s’empressent de les aborder. Les rencontres seront de plus en plus longues. On leur fera entendre ce qu’ils veulent entendre. S’ils sont déprimés, on leur apportera un réconfort. S’ils sont révoltés, on leur donnera une cause vers laquelle diriger leur haine. Tout sera utilisé, contre eux. On finira par les embrigader pour une cause et toute rationalité sera inhibée. Manipulation des esprits, théorie du complot, prosélytisme, abrutissement, aliénation, rupture d’avec la société. Certes, ceux-là n’iront peut-être pas jusqu’à se passer la ceinture d’explosifs autour de la taille, mais ils seront tout aussi endoctrinés et dangereux.
J’ai pu voir de près cet endoctrinement… malheureusement. Il y a quelques années (je dirais sept ans environ), deux personnes que je connais se sont mises à changer. Deux jeunes hommes brillants, bien éduqués, diplômés (ingénierie pour l’un d’eux), ayant un très bon rapport familial, ayant une bonne vie, se sont vus approchés par des membres du groupe Salafia al Jihadia. À ce jour, je n’ai aucune idée de la faille qui a permis aux recruteurs de les détourner dans leur voie, car c’est devenu un sujet tabou, mais ce que je peux vous dire, c’est que ces jeunes hommes étaient des plus normaux. Aucune tendance à la violence, aucune tendance à l’intégrisme. Deux jeunes musulmans «modérés» (je n’aime pas trop ce mot, car selon moi, il ne devrait pas exister, mais ça, c’est un autre sujet pour un futur billet), qui vivaient leur vie. Lorsqu’on se voyait, ils me faisaient la bise de politesse et on pouvait passer la soirée à parler de tout et rien.
Un après-midi de semaine, alors que j’étais bien tranquille, chez moi, à Tanger, j’ai entendu frapper à la porte. En ouvrant, j’étais bien heureuse de voir que c’était eux qui venaient en visite. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’ils baissèrent les yeux et que l’un d’eux me demanda si mon mari y était ou rentrerait sous peu. Je fus encore plus déstabilisée lorsqu’ils ont fait quelques pas à reculons en m’annonçant qu’ils repasseraient plus tard, lorsque mon mari serait rentré. Les heures passèrent et j’étais bien embêtée. Mon p’tit mari le fut autant que moi lorsque je lui racontai tout ça. Nous étions maintenant deux à nous impatienter du retour des deux intrigants.
Lorsqu’ils se sont pointés, mon mari est allé ouvrir. Ils étaient bien normaux avec lui. J’étais plus loin, au salon, me disant: «Mais merde, mon DJ va croire que j’ai inventé tout ça!». C’est alors qu’ils approchaient du salon que j’entendis l’un d’eux dire au DJ qu’ils ne me salueraient pas en me faisant la bise ni en me tendant la main. Je n’allai donc pas vers eux lorsqu’ils entrèrent au salon et je ne prononçai que les formules de courtoisie du genre: «Marahba, labass 3lik? Koulchi bikhir? Sa7ha labass?». (Il va y avoir des fautes, désolée pour la version arabe, le DJ n’y est pas pour me corriger. Traduction rapide: Bienvenue, ça va? Tout va comme vous le souhaitez? La santé va bien?) Après toutes les formules de courtoisie échangées, lorsque tous les sujets reliés à l’information générale sur la famille de chacun furent épuisés (eh oui, ce n’est pas rien la politesse chez les maghrébins), nous avons fait un bond dans le vif du sujet. L’un des copains, se sentant obligé aux explications, commença à me dire que désormais, il ne faisait plus la bise aux femmes, sauf à sa mère, ses soeurs et sa femme. Lorsque je lui demandai pourquoi il ne me tendait tout simplement pas la main, j’eus droit à un regard stupéfait: «Un homme ne doit pas avoir un tel contact avec une femme autre que son épouse, sa mère et ses soeurs». Oulala… J’eus droit à bien des remontrances lors de cette soirée. Je me fis sermonner parce que je ne portais pas le voile. Le Dj se fit d’ailleurs sermonner parce qu’il n’était pas assez ferme avec sa femme. Nous n’y comprenions plus rien. Le moment le plus délectable de la soirée fut celui où je les questionnai plus longuement sur le refus de tendre la main à une femme autre que leur épouse, leur mère ou leurs soeurs afin de la saluer. Bien entêtés, ils me répétaient qu’un homme ne devait pas avoir de contact avec la peau d’une autre femme, etc. Toutes ces idioties… Ce fut marrant lorsque je leur dis: «Et concernant le Prophète Mohammed (SWT)… Il est rapporté dans un hadith qu’un jour, il a rencontré une femme et qu’il lui a conseillé l’utilisation du henna pour adoucir sa peau bien rugueuse. Fallait bien qu’il lui ait touché la main, non?» Leur tête à ce moment, je vous dis pas. Des hmmfff, des euhhh, de longs silences ensuite. 1-0 pour Kennza.
Enfin, tout ça alla en augmentant. Chaque fois qu’on les voyait, on remarquait un endoctrinement plus profond, plus dangereux. Vers la fin, l’un d’eux me sermonna sur l’emploi de mon mari. À l’écouter, ce dernier devait changer d’emploi pour en dénicher un où il n’aurait pas à travailler avec des femmes (le DJ était réalisateur de radio). Il poussa la note en me suggérant qu’il devienne mécanicien. Ce que j’ai rigolé en lui disant que beaucoup de femmes allaient chez le mécanicien, et ce, même au Maroc. Sa réponse fut que si les femmes se limitaient à leurs devoirs (soit de demeurer à la maison pour prendre soin des enfants et préparer le retour du travail de leur mari), il n’y en aurait pas de problèmes. Wow, quelle brillante idée, mon rire cessa sur le champ. Comment pouvait-il en être rendu là? Comment un jeune homme si brillant, avec un avenir intéressant, pouvait en être arrivé à ce point où il avait même forcé sa femme à porter le niqab, femme qui ne portait même pas le voile, qui se baladait en jeans et t-shirt et se maquillait lorsque l’envie lui prenait. Les familles de ses jeunes hommes ont longtemps essayé de les ramener dans le droit chemin. Ce ne fut pas une tâche facile. Ils ont mis des mois à essayer de rompre cette carapace dans laquelle ces sympathiques membres du groupe salafiste les avaient coincés. Des mois à essayer de les ramener à la raison. Des mois à combattre les idées farfelues, le lavage de cerveau. Je ne sais pas ce qui a fait qu’ils ont réussi, mais à ce jour, ces deux jeunes hommes, âgés d’environ trente-cinq ans, sont redevenus ce qu’ils étaient. Nous n’avons plus jamais reparlé de ces années noires où ils étaient convaincus que nous représentions, mon mari et moi ainsi qu’une bonne partie de la population mondiale, le mal. Mais pour avoir côtoyé de près des gens allumés et manipulés par ces intégristes complètement cinglés, je peux comprendre quelque peu comment on les pousse à nouer une ceinture explosive autour de leur taille. Je ne peux les excuser, mais déjà, de comprendre tout le détournement est un bien grand pas.
Trois explosions se sont produites à Casablanca hier… Ce qu’on a entendu aujourd’hui? «Des attentats au Maroc au nom du djihad…» Amalgames, encore et toujours. Certes, ces amalgames ne sont pas qu’entraînés par l’ignorance des gens, mais bien par tous ces extrémistes religieux qui enfoncent n’importe quelle merde dans la tête de musulmans désoeuvrés, découragés, déchirés par une vie médiocre, affamés d’emploi, affamés d’existence. Un bon petit lavage de cerveau et ils en viennent à se faire exploser, en emportant d’innocentes victimes, au nom du djihad. Quel djihad dites-moi?
Si on reprend les règles du djihad dont il est question en Islam, on constate que ce soi-disant djihad revendiqué par ces demeurés n’est en fait rien d’autre qu’une pure manipulation humaine pour diverses raisons qui sont évidemment non valables. Le djihad a le dos large ces temps-ci… À part toutes ces malheureuses victimes de ces attentats qui se multiplient, les musulmans paient aussi bien cher, étant donné que ces folies meurtrières sont une raison de plus pour faire d’eux les bêtes noires, les boucs émissaires de tous les maux (ou presque!) de ces dernières années.
Je n’arrive toujours pas à comprendre comment un homme cultivé, un homme qui est le chef de plus d’un million de personnes dans le monde, vient à faire des amalgames en affirmant que l’Islam est étroitement lié à la violence. Je suis outrée, dégoûtée.
Le chef de l’Église catholique romaine a aussi cité un dialogue entre un empereur byzantin du 14e siècle et un érudit perse, qui affirmait: « montre-moi ce que Mahomet a apporté de nouveau et tu ne trouveras que des choses diaboliques et inhumaines. »
Benoît XVI, de plus, a soutenu qu’à ses yeux, pour l’islam, « Dieu est absolument transcendant; sa volonté n’est liée à aucune de nos catégories, pas même celle de la raison. » Radio-Canada
Dans un discours très philosophique sur la foi et la raison, mardi 12 septembre, le pape Benoît XVI avait implicitement dénoncé le rapport de l’islam à la violence et son manque de lien avec la raison, à l’opposé selon lui du christianisme, en déclarant notamment : “Celui qui veut conduire quelqu’un à la foi a besoin de bien parler et de raisonner correctement, au lieu [d'user] de la violence et de la menace.”
Les réactions à ses propos n’ont pas tardé. Jeudi 14 septembre, le président du Conseil français du culte musulman, Dalil Boubakeur, a demandé à l’Eglise qu’elle”clarifie sa position, afin qu’elle ne confonde pas l’islam, qui est une religion révélée, et l’islamisme qui n’est plus de la religion mais une idéologie politique”.
DÉCLARATIONS “HAINEUSES ET HOSTILES”
“Nous souhaitons des rapports d’amitié avec le christianisme, première religion en Europe”, a insisté celui qui est aussi le recteur de la mosquée de Paris, “le pontificat de Benoît XVI doit porter les fruits des efforts de Jean-Paul II dans le dialogue interreligieux et l’amitié contre les dangers communs qui menacent tous les croyants, à savoir en particulier l’extrémisme, le radicalisme, l’intolérance et la violence”. Le Monde
Comment un imminent théologien peut en venir à détruire les efforts de ses prédécesseurs comme Jean-Paul II et venir entretenir ce lien haineux et faussé que fait une trop grande partie de la population mondiale? Lorsque le Pape affirme que l’Islam n’est que violence, comment faire comprendre ensuite aux gens qu’Islam et islamisme sont deux choses totalement différente?
Et biensûr, encore une fois, avec les réactions des musulmans à travers le monde, ce sera l’Islam et ses adeptes qui seront pointés du doigt. Les musulmans sont les gros méchants. Ne venez surtout pas me lire, je suis dangereuse, je suis musulmane. Méfiez-vous.
J’allais poster ce billet il y a deux jours, mais après réflexion, je me suis dit qu’il serait plus approprié de le poster après le fameux 11 septembre. Depuis deux jours, nous avons droit aux émissions spéciales commémoratives de ce triste jour. Une tonne d’articles ont poussé et poussent ici et là pour nous répéter sensiblement les mêmes trucs, mais encore, tout comme l’après 9.11 2001, on ne cesse la généralisation. La désinformation persiste et encore une fois, ce sont les musulmans qui sont pointés.
Loin de moi l’idée d’enlever de l’importance aux attentats du 11 septembre. Loin de moi l’idée de ne pas compatir aux malheurs de milliers de gens. Nous nous rappelons la mémoire de certains, nous avons de l’empathie pour les victimes directes ou indirectes toujours vivantes. Mais nous avons trop tendance à oublier une certaine catégorie de gens qui souffrent des répercussions de ces attentats. Ces gens, se sont les arabes ET les musulmans. Je distingue les deux, car il y a nuance à faire. Les amalgames se font trop faciles dans la tête des occidentaux. Pour une bonne partie de la population occidentale, arabe signifie musulman. Tu as une tête d’arabe, tu es musulman. Pour cette même partie de gens, tu es musulman, peu importe ton origine, tu es un illuminé, tu es un danger potentiel, on doit se méfier. Malheureusement, je ne généralise que très peu. Étant mariée à un marocain musulman, étant canadienne musulmane, ayant comme entourage énormément de musulmans, d’arabes de diverses religions et d’arabes musulmans, je peux vous dire que le 11 septembre 2001 signifie autre chose pour nous, en plus de toute la désolation et l’empathie pour les victimes. Ce 9.11 signifie une intolérance grimpant en flèche, un racisme entretenu par la désinformation, une tonne d’amalgames et l’ignorance bien grasse dans laquelle aiment se complaire bien des citoyens. Le 11 septembre signifie pour nous une recrudescence des chuchotements ici et là, des regards lourds de sens, du culte de la peur. Ce que j’ai pu entendre comme connerie depuis ce 9.11. J’en entendais bien avant, mais depuis ce jour fatidique, c’est plus fréquent, plus lourd, plus direct, plus insoutenable.
Pourquoi est-ce si difficile pour certains d’aller s’informer avant de raconter du n’importe quoi? Pourquoi ne prennent-ils pas la peine d’essayer de faire la part des choses? Ne comprennent-ils pas que derrière tout arabe, tout musulman, il y a un humain d’abord et avant tout? Combien de fois j’ai pris le temps d’expliquer les nuances entre intégriste et musulman à plein de personnes ? Ça n’a rien donné ou presque. Les préjugés reviennent rapidement et bang, l’étiquette gratuite est apposée. Parfois, on jurerait que nous avons la lèpre. Même qu’avoir la lèpre, je crois que les gens seraient plus à l’écoute.
Avec tout ce que les américains ont pu faire comme victimes gratuites ici et là, pourquoi est-ce qu’ils ne sont pas visés par des amalgames? Il y en a certain pour dire: ”Ahh, ces américains…”, mais rien de bien grave. Les horreurs que des soldats américains ont perpétrées à Guantanamo ou encore en Irak et j’en passe, on les oublie rapidement. Pas important ça, c’était des ”gens de seconde zone” les victimes. Des musulmans, des arabes, des si, des ça. Pas important. Par contre, si les victimes avaient été canadiennes ou américaines, ça serait tout autre. Triste tout de même qu’en 2006, nous en sommes toujours à ces catégorisations. Triste qu’en 2006, alors que nous avons accès à toutes les sources d’information nécessaires, que l’ère du net facilite les choses, les gens se limitent à ce qui est véhiculé aux bulletins d’informations. Triste qu’ils agissent comme le veulent et l’espèrent les têtes dirigeantes, celles pour qui sa paie d’entretenir cette brume sur l’Islam et l’intégrisme religieux. Car, bien évidemment, c’est de deux choses différentes que l’on parle. J’en ai marre d’entendre ”9.11”. Pourquoi on ne me parle pas de 10 décembre? De 24 juillet? Des dates comme des autres oui. Mais sûrement des dates qui ont été marquantes d’atrocités quelque part dans le Monde.
Ces trois mots donnent souvent la chair de poule. L’image qui vient rapidement en tête, c’est un voleur qui se fait couper la main. Contrairement à la croyance générale, la Loi du Talion n’est plus pratiquée au Maroc. En fait, elle est plutôt réadaptée. Les ”criminels” purgent une peine qui équivaut à leur crime et ils purgent cette peine dans une ”vraie de vraie” prison. La télé, la radio, les journaux, les jeux vidéo, l’accès à Internet, les salles de conditionnement physique, n’y pensez même pas. Vous serez entre quatre murs pitoyables et vous serez nourris juste comme il le faut, sans plus. N’est-ce pas là la vraie définition d’une prison ?
Avec les petits nids douillets concoctés pour nos chers criminels, on fait face à des petits délinquants qui se font un plaisir de récidiver pour avoir un toit et être nourris à leur faim. C’est tout de même incroyable non ? Dans ma tête, la prison devrait laisser un goût amer et devrait surtout être la hantise des criminels, de sorte qu’ils ne récidivent plus. Et qu’en est-il de ces peines à la con ? Où est la logique lorsque tu constates qu’un pédophile prend une peine plus légère qu’un voleur qui aura dérobé 10 000$ ? La vie d’un enfant ne vaut-elle même pas 10 000$ ? Où s’en va-t-on comme société lorsqu’on affiche que l’argent a plus d’importance que la vie d’un petit enfant innocent ? Personnellement, ça me donne des frissons.
C’est ainsi que l’adage qui dit: ”Il a purgé sa peine envers la société, laissons-le se réintégrer” n’a plus aucune valeur et que les gens s’inquiètent lorsque des Karla Homolka réintègre leur quartier. Ce n’est pas le peuple qui a un problème, c’est la justice canadienne! C’est cette pu_ _ _ _ de mentalité à la noix qui priorise l’économie. La Loi du Talion ? Non! La loi économique! Et surtout, grouillons-nous de les remettre en société, car ils coûtent chers ces prisonniers! Il y a des jours et surtout des sphères de notre société qui donnent carrément le goût de devenir un pays en voie de développement gouverné par des gens qui risquent d’avoir un peu plus de jugeotte…
Le voile fait peur ? Le voile a une importante portée ? Le voile peut même devenir dangereux ? En tant que musulmane, je dis que oui. Un peu paradoxal de ne pas prêcher pour sa ”Mosquée” ?
En fait, l’image qui me vient en tête lorsque je prononce les mots ”voile islamique”, c’est la fermeture d’esprit. Suis-je encore plus paradoxale ? Eh bien non. Lorsqu’un sujet fascine et échauffe autant les esprits, j’aime bien lui trouver un autre sens. Tournons la médaille et regardons l’autre face. Pour moi, le voile islamique est un de ces voiles que porte nombre de québécois, nombre de canadiens. Ce voile représente à mes yeux la peur et l’ignorance face à l’Islam. Pourquoi le peuple québécois n’a pas encore compris que pour se faire une idée d’un sujet, il faut le démystifier de prime abord ? Pourquoi trouve-t-on encore des milliers de québécois qui votent pour un parti, parce qu’ils votent pour ce parti ? J’ai honte d’être québécoise parfois. On demande à une connaissance pourquoi elle est séparatiste et elle te répond: ”On sera mieux”. Tu essais d’approfondir et de chercher ses arguments et tu te rends vite compte qu’elle est complètement perdue, que TES arguments l’ont étourdie et qu’elle ne cherche qu’à changer de sujet. Sommes-nous adeptes du discours vide ?
”Pourquoi es-tu contre l’Islam ? Pourquoi te tiens-tu loin des musulmans ?” À ces questions, on me répond que le fanatisme est mauvais, que les fidèles d’Allah sont tous illuminés. Je rigole à chaque fois! Si au moins ils savaient que Allah signifie tout simplement Dieu en arabe. Pourquoi cette peur de la différence ? Pourquoi cette peur de l’inconnu ? Est-on plus à l’aise en essayant de s’éloigner des gens qui nous diffèrent ? Serait-ce si difficile de retirer ce voile que le temps d’apprendre à connaître l’autre et sa religion ? Serait-ce si difficile d’avoir des arguments qui se tiennent et qui expliquent ce port du voile islamique voire cette fermeture d’esprit ?
Je ne remercierai jamais assez Dieu d’être curieuse. La curiosité bien placée est un remède bien doux à l’ignorance. Je préfère mourir ”illuminée” que mourir ignorante en étant convaincue que j’avais la meilleure attitude: celle du petit mouton de troupeau qui ne bêlait pas plus fort que les autres et qui suivait le berger là où ce dernier voulait bien le mener. Vive la manipulation du peuple. Il est temps que le peuple réalise qu’il a trop de ”voiles” devant les yeux. Il est temps que le peuple se lève et se dise que le temps de l’ignorance est révolu. L’internet est une mine d’or d’informations. Pour les non-initiés, les bibliothèques sont là! Montréal n’a pas inauguré sa grande bibliothèque pour rien. Levez-vous et démontrez que vous en avez assez qu’on dirige vos esprits. Levez les voiles!





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